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Joss Doszen

Joss Doszen

Joss Doszen se définit comme une illusion. Le prétexte d’un aspirant conteur qui se veut le fruit de l’Afrique et d’un zeste d’occident. Une chimère qui veut faire parler toute une palette d’africains : de ceux qui ont les pieds enracinés en Afrique à ceux dont le cœur voyage aux quatre coins du monde.
Auteur de trois romans et d’un recueil de nouvelles, chroniqueur littéraire et animateur culturel depuis plusieurs années, Joss Doszen est également l’initiateur des rencontres « Palabres autour des arts » qui vise à la promotion des littératures des Afriques ainsi que des « Universités populaires des littératures des Afriques » qui, durant l’été 2013, a permis à des auteurs de proposer leurs réflexions sur différents sujets touchants la culture.

Tableau de bord

  • Premier article le 12/03/2014
  • Modérateur depuis le 29/03/2014
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Derniers commentaires



  • Joss Doszen Joss Doszen 3 mars 2015 18:42

    @chitine
    L’art c’est une chose sensible. A partir du moment où l’artiste le jette dans le regard des gens, chacun y voit les choses selon sa sensibilité. Les représentations négatives des noires ont été et sont une réalité en Europe, et moi, je vois une image qui renoue avec des vieilles « habitudes ».
    Je ne vois pas en quoi je me « fourvoie » et ce ne serait pas vous qui l’interpréteriez faussement... dans tous les cas, je ne vois pas pourquoi ma sensibilité serait disqualifiée, et je l’exprime



  • Joss Doszen Joss Doszen 13 janvier 2015 12:14

    Je comprends vos « réticences », mais je pense vraiment qu’elles n’ont plus lieu d’être.

    Nous avons une grosse littérature africaines et caribéennes tournées vers le souvenir de l’esclavage et des colonisations jusque dans les années 80, ce qui est plutôt normal vu les traumatismes.

    Mais depuis, à la louche, les années 90, il y a une énorme richesse et un vrai éclectisme dans les sujets qu’abordent les auteurs des Afriques. Ils sont déjà plus contemporain car ils veulent parler plus à ceux d’aujourd’hui.
    Personnellement, je ne pourrai jamais me targuer de « connaitre l’Afrique » mais le roman me permet de découvrir aussi bien l’Ouganda, la Namibie, La Sierra-Léone ; d’hier mais surtout d’aujourd’hui à travers les récits de vie.

    Et puis, évidemment, « leS AfriqueS » englobent aujourd’hui les africains d’Europe qui, eux également, ont des histoires à raconter. Évidemment, des histoires de banlieues, de discriminations et d’immigration mais aussi des vies de combat pour la réussite et simplement l’amour smiley

    D’un point de vue du style aussi beaucoup de choses ont changé par rapport à nos « anciens ». Quand beaucoup d’auteur francophones des années 60-80 se faisaient une religion de respecter les « codes » de la littérature dite « française » (à la Zemmour : « si on n’écrit pas comme Hugo, ce n’est pas de la littérature », pour caricaturer) , aujourd’hui ces codes là ont volé en éclat. Le français est une langue mondial et les auteurs se la sont appropriés. Les styles sont aujourd’hui vraiment différents. Certains livres ne sont « africains » que parce que écrits par des hommes noirs quand d’autres ont de très forts marqueurs culturels africains ou Caraïbéens.

    Bref, vous l’avez compris, je prêche pour ma paroisse remplie de bénédiction smiley



  • Joss Doszen Joss Doszen 13 janvier 2015 11:50

    Et l’auteur s’excuse des coquilles qui piquent aux yeux... smiley



  • Joss Doszen Joss Doszen 6 janvier 2015 09:43

     « ire poliment remarquer que vous nous avez habitué à mieux comme argumentaire » => Puis-je faire remarquer que ce commentaire est un tantinet condescendant ? smiley

    Laissez-moi m’expliquer...

    « « Alors que l’auteur Disiz, rappeur de son état, fils d’immigré, n’est que peu de chose. » cela relève du procès d’intention , aucun label universitaire ou banlieusard n’implique talent ou vérisme . » ==> Pensez-vous sincèrement que le fait que Disiz soit un rappeur, il n’y ait pas un à priori d’incompétence littéraire qui lui soit rattachée ? Et que pour Houellebecq il y ait - à raison sans doute - un à priori positif, parce que écrivain ? Ma remarque aurait été la même si Disiz avait été boxeur...

    « Fils d’immigré » parce que il semble, avec l’atmosphère droitière de la France, que le scénario d’un FN au pouvoir ne soit un scénario catastrophe que pour les descendants d’immigré, puisque cette projection n’a soulevé - comme je l’ai dit - aucun remous.
    donc, je persiste, le fils que Disiz, auteur, soit rappeur et fils d’immigré le disqualifie, au yeux de beaucoup.

    « il n’y a pas matière à débat avec le fn au pouvoir. » ==> C’est exactement le sens de mon commentaire. On relativise le fait que le FN arrive un jour à la tête du pays. C’est rentré dans les tête comme une évidence. Quelqu’en soit les - vos - raisons, il y a 20 ans, vous n’auriez peut-être pas relativisé cette perspective.

    Je ne partage pas votre avis sur l’Islam et sa présupposée « volonté de gérer le sociétal », puisqu’il en est de même dans toutes les religions, c’est même l’ADN des religion. Et je ne voit pas en quoi l’Islam serait plus dangereuse que les autres religion si ce n’est le fait que l’actualité mette à l’indexe, jusqu’à l’overdose, les hommes, extrémistes, qui se revendiquent de cette religion.



  • Joss Doszen Joss Doszen 5 janvier 2015 14:12

    « il y a un contenu qui n’est ni colonial ni raciste » ==> je suis d’accord, je ne pense pas que le propos soit raciste. Par contre, il est clairement colonial. Ce qui est normal, vu l’époque et l’état d’esprit des blancs vivants en Afrique à ce moment là. Elle est fille de son époque.

    "Son regard sur les Africains près desquels elle a vécu lui fait écrire quelque part que les gens de son espèce sont beaucoup plus proche de ces Africains par leur culture, sans doute condamnée à disparaître, que de la middle class anglaise dont la seule culture est l’argent.«  ==> C’est toujours intéressant de confronter ces »classiques« écrits sur l’Afrique à des sensibilités différentes, notamment africaines. Je ne suis absolument pas en ligne avec votre regard. Elle »réduit« toutes leS cultures africaines à l’équivalent de ce que serait sa petite bourgade.
    Et nous avons eu l’occasion de faire des lectures croisées de ce livre, avec l’association »Palabres autour des arts« , et nos »sensibilités" d’Africains ont été assez proches, et très en déconnexion par rapport à ce que l’on a lu sur cette œuvre (voir sur à partir de 28min15sec : http://www.sudplateau-tv.fr/litteratures/item/780-palabre-autour-des-arts )

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