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Jukap

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  • Jukap 7 juillet 2012 14:42

    Il me semble opportun d’analyser aussi la désintégration des concepts politiques que tout cela sous-tend :

    face à la situation actuelle, et de manière plus générale d’ailleurs, il existe des visions antagonistes (ici cristallisées), toutes deux viables et possibles à long terme, opposant une internationale socialiste collectiviste et mondialiste par nature, visant à l’accroissement du capital social général, et un conservatisme d’état-nation économiquement libéral mais potentiellement protectionniste, visant à l’accroissement des capitaux individuels. Ce sont des choix de société, avec leurs avantages et inconvénients, leurs réseaux de défense et d’alerte, leurs objectifs sociaux différents, une éventuelle distribution des richesses primaire ou secondaire, etc... Mais qui peuvent fonctionner.

    Nous n’assistons alors à l’heure actuelle qu’à des tentatives de mélanger ces deux conceptions, leur faisant alors par la nature même d’un mélange incompatible perdre leur potentialité d’accomplissement. Il résulte alors de ces politiques du ni-ni une incapacité consubstantielle non seulement à trouver des solutions autres qu’à court terme, mais également une perte maintenant quasiment accomplie de crédibilité dans le politique.

    Si l’on peut alors créditer le gouvernement dit « socialiste » finlandais d’un tentative de réaction protectionniste, il faut alors s’accorder pour concevoir que cette politique n’est peut-être en rien compatible avec leurs actions d’ensemble. Agir en conservateur sur un point en particulier, quand d’une part la politique d’ensemble est vue selon une perspective à long terme socialiste, mais également quand son peuple vote et attend donc socialiste, ne donne en RIEN de crédibilité à ce discours.



  • Jukap 10 août 2007 09:04

    Mais la richesse on l’a déjà, on le sait. On produit de quoi détruire tous les ans ce qui nourrirait un autre pays ; on a un des meilleurs système de santé au monde ; quasi tous un toit ; des infrastructures monumentales ; de quoi nous vêtir pour presque rien ; et même le luxe d’un revenu minimum à glander ... Enfin, bref, j’en passe, il faut être vraiment obtus pour ne pas le constater.

    La « croissance » ... Joli mythe : Que vous faut-il de plus ? trois télés ? un rasoir 15 lames ? Un appartement de 500 m2 ?

    Ce que demande cette dame, et d’ailleurs la plupart des gens, comme je l’entend, je crois que ce n’est pas vraiment c’est pas vraiment PLUS de richesses, c’est la possibilité de vivre ensemble au milieu de ces richesses : et ça, ce n’est pas possible tant qu’un partie de la population, comme vous peut-être, déjà bien nantie, demande encore et encore plus, pour combler je ne sais quel vide illusoire. Cela attise l’esprit d’avidité et de convoitise, la frustration illusoire des autres ... Et le sentiment en boucle qu’il faut effectivement du « toujours plus » pour répondre aux exigences sociales. Par exemple, celle de n’être pas à la hauteur chez des jeunes qui ne sont pas habillés en « Nike » ... Ou qui ne se voient pas d’utilité dans un système basé sur la « valeur individuelle = valeur travail » à l’aune du seul prisme de la productivité marchande.

    Dans cette optique, le partage du travail, des richesses, et le fonctionnariat, sont des éléments possibles d’une autre vision des choses, que vous ne semblez pas partager. Quant aux questions de production, ou de service rendu, étant moi-même fonctionnaire dans la santé, je peux simplement vous dire que je SAIS que quand il y a du travail, et il y en a, nous sommes là. Comme nos collègues des autres administrations.

    Ayant beaucoup travaillé auparavant pour le le secteur privé, je sais aussi que, même si les rendements supposés sont parfois meilleurs, c’est alors au prix d’une perte souvent drastique de tout le reste.

    Comprenez moi bien : ma pensée est guidée par le fait qu’on ne répond pas à la question « combien voulez-vous vivre ? ». Pour moi, la question politique, et existentielle à se poser, est alors plutôt « comment voulez-vous vivre ? » ... Je comprend alors l’intérêt et la vitalité possiblement ressenties à titre individuel par la création d’un univers de compétition, mais il me semble que les conséquences globales, à prendre en considération afin de déterminer une pensée politique, ne sont pas très intéressantes. Et puis même, d’ailleurs, à titre individuel, je peux vous affirmer qu’on retire bien plus en vie et en souvenirs de la convivialité et du partage que de la course au plus fort. Maintenant, c’est sûr il faut pouvoir se donner les moyens d’en faire l’expérience (et je ne parle pas de « charité » ici), ce que toutes les éducations ou parcours de vie ne permettent effectivement pas.

    Bon courage à vous : je suppose que vous êtes effectivement courageux et persévérant, certes, mais au fond stressé, malheureux, et vidé, comme tous les gens qui finissent crispés à droite, même bronzés et souriants, que j’ai pu rencontrer. Dommage que la pub qui leur (vous ?) sert d’idéal ne puisse pas montrer cela aussi.



  • Jukap 10 août 2007 08:23

    « En France l’Etat controle enormement (mal, mais c’est une autre histoire). C’est une bonne chose que l’etat fixe des limites (par contre il n’a pas a jouer a l’arbitre) »

    Le système démocratique est justement fait pour que la représentativité élue impose ses arbitrages, guidés par les principes et valeurs ayant conduit à son accession au pouvoir : c’est le principe même de la fonction politique, et plus directement de celle executive, que des définir des orientations, des « jugements », et donc de trancher/empêcher/favoriser/obliger et surtout REDEFINIR en fonction. Le reste n’est que technocratie, et instances de contôle, utiles au maintien du cadre défini par lesdits arbitrages. Tout cela à gauche comme à droite, d’ailleurs.

    J’espère donc que ce que vous énoncez n’est pas votre Rockefellerienne conception de la structure de société idéale. De mon point de vue, ce discours est pernicieux car il impliquerait que ma représentativité démocratique devienne un soldat de l’ONU, notamment dans la guerre des marchés. Sauf que là, je suis impliqué (bien malgré moi, mais quand même) en tant que belligérant, et mon bulletin de vote est une belle arme dont je DOIS pouvoir me servir ...

    Quoi qu’il en soit, pour revenir à l’article source, sous le (faux) argument (prétexte) que vous venez de citer, Jospin a par exemple dans « l’affaire Michelin » fini de torpiller un PS qui reprenait à peine des couleurs (il faut dire qu’avec ce qu’il y avait en face, c’était pas dur de paraître coloré). Il semble d’ailleurs « a contrario » (?) que Sarkozy soit bien bien plus interventionniste que beaucoup de ses prédecesseurs, pour un « ultra-libéral » (cf. EADS, AREVA, Alstom, Dassault, etc ...).



  • Jukap 10 août 2007 07:54

    C’est exactement ce que je pense aussi.

    Alors maintenant, que je lis idéaux de « justice sociale, de solidarité, de respect de l’humanité, de liberté », je pense plutôt à anarchie. Mais la pilule de cet idéal là, pourtant le plus beau de tous et dépassant, intégrant d’ailleurs ceux de « gauche » et de « droite », semble encore bien loin d’être prête à passer ...



  • Jukap 10 août 2007 07:48

    Ca se rapproche déjà plus de liberté-différence.


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