@coinfinger Hypothétiquement : Le pilote ? Toujours en train de railler son second qui peine à se faire une hôtesse Les hôtesses ? De la graine de vipère embourgeoisée qui n’a d’yeux que pour le chef et dédaigne les seconds rôles. Les passagers ? Ils observent le manège et se marrent. A la fin, bye l’avion.
En plus, grâce a la défense maniaque, ils passent haut la main et les doigts dans le nez les épreuves de recrutement. C’est même a se demander si lesdites épreuves ne sont pas conçues pour retenir les maniaco-dépressifs.
Il est à mon avis difficile de trouver à l’origine de cette tragédie une quelconque motivation syndicale, politique, ou religieuse, car dans le cas de ce type de passage à l’acte mélancolique, tout devient nul et non avenu et rien ne vaut plus rien. Il y a bien entendu différents niveaux de profondeur et de gravité, mais le fait est que des gens en proie à la souffrance bipolaire peuvent bien se hisser à un certain niveau de réussite extérieure, et même se révéler nettement plus efficients en phase haute que ne le sont les gens ordinaires. Cependant, lorsqu’ils tombent dans la dépression sans fond, c’est la catastrophe. Dans les cas les plus graves d’accès mélancoliques, ces gens ne « partent » pas seuls, et peuvent le faire avec les proches et l’entourage qui n’a rien demandé.
Alors, évidemment, si l’on ajoute par dessus tout ça une panne de reconnaissance sociale, une vie affective désastreuse, des chefs et des conditions de travail qui laissent à désirer, les conditions propices à une crise s’en trouvent accélérées.
Il n’y a pas de mérite. Il serait dans leur intérêt mutuel de joindre l’utile a l’agréable : lui comme géniteur, et elles comme mères porteuses. C’est bien le monde qu’ils nous fabriquent, non ?