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Laurent

Citoyen

Tableau de bord

  • Premier article le 10/10/2005
  • Modérateur depuis le 08/03/2006
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Derniers commentaires



  • Laurent 3 janvier 2006 12:37

    Pour quelqu’un qui a pris comme pseudonyme « ça dérange » il est assez étrange de soutenir la presse gratuite. Déjà que notre presse institutionnelle est largement sujette à caution, voir les épisodes tel le karaoké Sarkozy ou encore le traitement de l’affaire d’Outreau par la presse, alors imaginons un instant qu’il n’existe plus qu’une presse gratuite dont les financiers seraient les investisseurs classiques de la publicité c’est à dire les représentants de l’économie libérale. Certes la pluralité des investisseurs engendrerait certainement une indépendance des journalistes vis-à-vis de certains investisseurs en particulier. Mais, j’ai peine à croire qu’une analyse critique de la société de consommation et du système économique libéral serait à même de voir le jour dans ce type de publication (à compter que les journalistes aient le temps et les moyens de mener une telle analyse). Mais comme nous dit « çaDérange », la plupart des gens ne liraient pas un quotidien classique, il est donc mieux de lire de la m... plutôt que rien du tout. Malheureusement mon cher ami ce raisonnement est tenu depuis des années par un grand nombre de tenants du libéralisme :

     Il vaut mieux aller voir « Le clan de veuves » que ne pas aller au théâtre du tout,

     Il vaut mieux aller voir Taxi 12 que ne pas aller au cinéma,

     Il vaut mieux lire Paul-Loup Sulitzer que ne pas lire du tout,

     Il vaut mieux aller en apprentissage que sortir de l’école sans rien avoir,

    ...

    Et on peut continuer pendant très longtemps. Vous êtes donc bien dans la pensée unique libérale, le seul problème est que, à force « d’a-culturer » les gens et de niveler par le bas, on finit par faire le chemin du fascisme. Le score de Jean-Marie Lepen en 2002 et le succès actuel du discours Sarkozyste montre aujourd’hui les résultats de plus de trente ans de raisonnements de ce type. Notre cher ministre de l’Intérieur a aujourd’hui un discours que je qualifierai de pré-fascisant. Et le drame c’est qu’il a de très bonnes chances de devenir notre prochain président de la république ; car aujourd’hui de moins en moins de personnes sont capables de détecter les germes du fascisme dans un discours politique. Ce par simple manque de culture, enfin, je ne vais pas entamer un débat sur l’évolution politique d’aujourd’hui, ce n’est pas le sujet du moment.

    En tout cas avec votre article vous êtes certain de ne pas déranger grand-chose. Et je vous rassure, encore quelques années comme cela et plus rien ne dérangera plus personne.

    P.S. Un petit test, connaissez-vous Cornelius Castoriadis (un nom comme cela ne s’oublie pas) ?

    Si non, cherchez un peu sur le net et posez vous la question de savoir pourquoi vous n’avez jamais entendu parler de lui et demandez vous si cela sera mieux avec les « gratuits ». Question subsidiaire que faut-il faire pour qu’une voix telle que la sienne ait sa place dans la société : réformer la presse actuelle en l’améliorant ou mettre en place des gratuits ?

    Si oui, bravo vous faites sans doute partie des rares dans ce cas et les questions précédentes sont toujours d’actualité.



  • Laurent 14 novembre 2005 14:39

    Sans rentrer dans le débat sur la question des effectifs de la fonction publique j’aimerai juste faire une remarque sur l’apprentissage à partir de 14 ans. Doit-on s’en réjouir comme vous le faites ? Je n’en suis pas sûr. Certes il est vrai que beaucoup d’enfants en situation difficile ne gagnent rien à rester à l’école telle qu’elle est. Mais à partir de là, décider de les exclure du système éducatif général pour les faire rentrer dès 14 ans dans un système professionnel me paraît une régression fondamentale. Cela signifie que l’on considère que l’école n’est utile que pour former à un métier, or je pense qu’au contraire cela est la vision rétrograde et ancienne de l’école. Il faut absolument différencier formation et éducation, quelqu’un de bien éduqué se formera toujours plus facilement à un métier quel qu’il soit. Envoyer des enfants dans le monde professionnel dès l’âge de 14 ans c’est les condamner à une sous-citoyenneté. En effet qui peut affirmer que ces personnes seront aptes à comprendre les enjeux politiques et économiques de nos sociétés ? Qui peut garantir qu’ils auront l’esprit suffisamment éveillé pour, par exemple, décrypter les discours populistes et simplistes employés par les tenants de l’extrême droite ? De quelle manière pense-t-on qu’ils seront capables d’exercer leur droit de vote en connaissance de cause après une analyse des programmes des différents candidats ? Comment peut-on croire que nous pourrions appeler notre société une démocratie quand une grande partie des personnes qui la constituent n’auraient quasiment eu aucune formation en Histoire, en Français sans même parler de Philosophie ?

    Oui, le système éducatif d’aujourd’hui est face à des problèmes. Mais si, au lieu d’analyser les causes de ces problèmes pour essayer de réformer le système, nous préférons recourir à des solutions qui nous font repartir en arrière alors c’est qu’on baisse les bras et je ne peux pas me résoudre à cette attitude.

    Par contre si l’apprentissage à 14 ans vous plaît, moi je suggérerais bien de rouvrir les mines pour pouvoir y envoyer les enfants dès dix ans. Comme cela ils pousseraient les wagonnets au fond et ils ne nous embêteraient pas à la surface à nous renvoyer en pleine figure la faillite de notre système socio-économique !



  • Laurent 13 octobre 2005 14:38

    Pour répondre à Argoul, tout d’abord merci pour votre commentaire, et effectivement comme vous le rappelez la croissance à un sens.

    Mais elle n’a un sens que lorsqu’elle correspond à la nécessité de satisfaire des besoins légitimes. Par exemple comme vous le signalez l’Afrique a encore besoin de croissance, et cela sera vrai dans le monde tant que des personnes n’auront pas atteint un niveau de vie qu’on puisse considérer comme satisfaisant.

    On s’aperçoit alors que très vite il faut définir ce que l’on appelle des besoins légitimes, un niveau de vie satisfaisant...

    La tâche n’est certainement pas facile et demande une réflexion profonde ainsi que des changements de mentalité. De plus il nous faut également prévenir la croissance... des besoins. Par exemple depuis l’invention du scanner il serait normal que tout le monde puisse accéder à ce type d’examen médical, ce qui représente donc une croissance parfaitement légitime. D’un autre côté ; la fabrication par millions de téléphones portables ayant une durée de vie moyenne de six mois, n’est pas forcément légitime.

    Il est donc clair qu’il est nécessaire d’avoir un outil de régulation de la croissance. Le problème principal, à mon sens, est que le seul outil de régulation utilisé aujourd’hui est l’argent (ou le pouvoir d’achat ce qui est très similaire). Or cet outil ne prend pas en compte, par exemple, les considérations écologiques. On en arrive donc à vendre pour vendre, le but étant non plus de satisfaire un besoin, mais de générer des revenus qui eux pourront éventuellement servir à satisfaire les différents besoins. Le marketing et la publicité sont des mines d’exemples de politique de production de produits parfaitement inutiles (au sens le plus large du terme : ni utile fonctionnellement, ni esthétique, ni artistique ni même ludique). On en arrive donc à induire des besoins pour écouler une production etc.

    Par conséquent j’en reviens au besoin de réflexion nécessaire à l’imagination des outils de régulation de nos sociétés en remettant en cause le rôle actuel de l’argent. Je reviendrai sans doute sur ce point dans de prochains articles



  • Laurent 11 octobre 2005 09:17

    Manu, juste une réponse rapide à ce commentaire : Mon but ici n’est pas de discuter de la validité de la libération de Lucien Léger mais du traitement de cette libération par les médias. La justice a pris une décision et je ne souhaite pas la commenter n’ayant pas d’éléments suffisants dans ce cas précis. Le problème aurait été exactement le même si Lucien Léger avait été condamné à 41 ans de prison et libéré au bout de sa peine.

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