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Laurent Herblay

Laurent Herblay

Passionné de politique depuis tout jeune, gaulliste avant tout, appréciant Philippe Séguin et Jean Pierre Chevènement. J'ai milité au sein de Debout la République. Je tiens un blog politique quasi journalier depuis janvier 2007.

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  • Premier article le 11/02/2009
  • Modérateur depuis le 17/02/2009
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Derniers commentaires



  • Laurent Herblay Laurent Pinsolle 12 février 2009 18:09

     @ Julius,

    Les politiques et les gouvernements ont bien sûr une grande part de responsabilité dans la crise puisque ce sont eux (de droite comme de gauche d’ailleurs) qui ont permis la déréglementation commerciale, financière et monétaire des 30 dernières années.

    Sur le fait que le gouvernement a poussé les Américains à s’endetter, là, c’est un peu fort. Je vous conseille la lecture du livre de Paul Jorion sur les subprimes (L’implosion) qui décrit très bien les abus du secteur bancaire quand on abandonne toute idée de réglementation (les prêts 2-28, Interest Only...). D’ailleurs, aux Etats-Unis, un Etat, la Caroline du Nord, dès 1999, a empêché de nombreux abus, preuve que la réglementation peut avoir un rôle très positif.

    Sur les taux de la Fed, je crois que c’est une mauvaise dispute. Le problème est que quand la Fed a remonté ses taux courts à partir de 2003-2004, cela n’a eu aucun impact sur les taux longs car il y avait un afflux de liquidités consécutif à tous les disfonctionnements du système financier mondial (déficit Américain, démultiplication de l’effet de levier), qui a poussé les taux à la baisse alors que l’action de la Fed visait justement à faire remonter les taux. N’oublions pas non plus que les taux courts Américains étaient à 5,25% à l’été 2007, 1,25 point de plus que ceux de la BCE. La Fed a davantage agi que Trichet pour lutter contre la bulle financière !

    Sur la réglementation des banques, même s’il y a bien sûr un cadre légal encore présent, elles sont moins réglementées qu’hier, et en tout cas pas suffisamment, ce que montre la crise.

    Quand à l’appauvrissement des classes populaires, s’il est moins perceptible en Europe qu’aux Etats-Unis, je vous invite à lire Robert Reich ou Paul Krugman : le salaire minimum est passé de 8 à 5,15 dollars de puis 1966 en dollars constants. Le salaire moyen des ouvriers a baissé de plus de 10% depuis 30 ans. Il y a des multitudes de travaux sur le sujet. En France, le pouvoir d’achat de 80% de la population stagne (et encore, nous sommes un des pays qui s’en tire le mieux). Même une revue ultralibérale comme The Economist l’admet.

    @ Marco

    Complètement d’accord : les Etats sont de plus en plus corsetés, notamment en Europe et en revanche, les entreprises gagnent une liberté d’action de plus en plus grande.

    @ Tous

    L’emploi du terme "anarchie" a surpris ou choqué certains. Il est réfléchi et pesé et je remercie ceux qui sont allés chercher les définitions pour le justifier. La déréglementation économique appelée et réalisée par les néolibéraux a abouti à une forme d’anarchie économique où seuls les intérêts particuliers s’expriment, les Etats n’étant plus là que pour recoller les morceaux à grand frais quand le système menace de s’auto-détruire. Cette absence de commandement ou d’autorité me semble donc caractéristique de l’anarchie.

    Je crois que l’emploi de ce terme permet de mieux lever le voile sur le fond de la pensée néolibérale, qui est camouflée par les termes de mondialisation / globalisation / déréglementation qui sont trop positifs. En fait, ils souhaitent juste un capitalisme sauvage, une absence de règles qui est donc une forme d’anarchie.

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