• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Laurent Herblay

Laurent Herblay

Passionné de politique depuis tout jeune, gaulliste avant tout, appréciant Philippe Séguin et Jean Pierre Chevènement. J'ai milité au sein de Debout la République. Je tiens un blog politique quasi journalier depuis janvier 2007.

Tableau de bord

  • Premier article le 11/02/2009
  • Modérateur depuis le 17/02/2009
Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 1546 70 47369
1 mois 9 0 282
5 jours 2 0 45
Modération Depuis Articles modérés Positivement Négativement
L'inscription 5 5 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Laurent Herblay Laurent Pinsolle 29 août 2011 17:50

    @ Devphil30


    Bien d’accord. Pour avoir fait campagne contre lui en 2007, il me tarde que ce soit fini.

    @ Robert

    Je suis d’accord également.

    @ Picpic

    Pas d’accord. Je crois que les Français décodent souvent assez bien ce qui leur est servi (cf référendum sur le TCE où 99% des médias roulaient pour le oui et où 55% des Français ont voté non et moi avec).

    @ Yvance77

    Très belle histoire. Quelques idées :
    - saisirent les banques au lieu de les refinancer
    - interdire tout mouvement de capital avec les parasites fiscaux (comme ça les deux escrocs ne pourraient pas s’en tirer)
    - interdire toutes les formes dangereuses de spéculation

    @ Bulgroz

    Cela, c’est une bonne mesure. Mais au global, je pense quand même que les ménages les plus aisés restent gagnant de leur année 2011, contrairement aux annonces faites par le gouvernement.

    @ Samuel

    Votre point est juste. En revanche, je voulais juste centrer le papier sur cette contribution exceptionnelle des plus riches pour montrer qu’elle est totalement illusoire étant donnée la balance des mesures prises uniquement sur cette année.


  • Laurent Herblay Laurent Pinsolle 23 août 2011 22:02

    @ Eratosthène

    Le point 2 peut être corrigé par plus de fédéralisme. En revanche, le point 3 est aggravé par plus de fédéralisme. JJ Rosa l’a montré en reprenant des travaux de Paul Krugman qui montrent qu’une unification a tendance à renforcer l’hétérogénéité d’une zone au lieu de la faire converger. Le cas de la Tchécoslovaquie démontre également que l’unification économique et politique ne permet pas d’homogénéiser une même zone :

    http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2011/07/30/jean-jacques-rosa-enterre-l-euro.html

    http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2010/12/08/fin-d-une-monnaie-unique-le-precedent-tchecoslovaque.html

    Oui, le fait de pouvoir dévaluer permet d’augmenter les salaires, y compris pour ses voisins. Le pouvoir d’achat progressait dans les années 70 et 80 en Europe alors qu’il stagne ou baisse dans la zone euro depuis sa mise en place. Les salaires moyens ont baissé de 2.5% en Allemagne depuis 10 ans (et encore, le salaire médian a sans doute baissé davantage). En France, le salaire médian baisse depuis le milieu des années 2000. Les années 1930, c’est un contexte particulier, dont j’ai parlé dans mon précédent commentaire.

    L’euro cher fait fuir les entreprises, cf effondrement de la production automobile en France ou déclaration de Louis Gallois :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20080327.OBS6801/louis-gallois-l-euro-asphyxie-l-industrie-europeenne.html

    L’inflation a été cassée en France dans la première moitié des années 1980 par le gouvernement du programme commun de la gauche, bien avant l’euro.

    Croissance annuelle réelle de la France dans les années 70 : 3.9% , 1980 : 2.3% ; 1990 : 1.9% ; 2000 : 1.4%. Certes, le chômage montait, mais il était moins élevé qu’aujourd’hui, le pouvoir d’achat progressait et il y avait plus de croissance. Les politiques de rigueur de l’époque sont d’aimables plaisanteries par rapport à ce que nous vivons aujourd’hui.

    Certes, baisse des taux d’intérêt, mais cela a provoqué une bulle de crédit en Grèce (public) et en Espagne et en Irlande (privé).

    La récession provient des deux. Une monnaie trop chère est un facteur aggravant. En outre, une monnaie unique ne permet pas d’adapter la politique monétaire aux situations différentes des pays.

    « T’es vraiment pas au point » : désolé, mais je crois que je vais continuer à accorder plus d’importance à l’opinion de 3 « prix Nobel d’économie » et d’autres économistes de renom plutôt qu’à la vôtre. Avec l’effondrement de la consommation dans tant de pays et l’effondrement bancaire en Allemagne et aux Etats-Unis, il y avait d’autres facteurs de récession.



  • Laurent Herblay Laurent Pinsolle 23 août 2011 21:45

    @ Le Yéti


    Merci à vous. Très juste sur l’amont au lieu de l’aval. Ce que font les dirigeants européens depuis 18 mois, c’est traiter l’aval au lieu de se préoccuper de l’amont !


  • Laurent Herblay Laurent Pinsolle 23 août 2011 16:30

    @ Le Yeti,


    Pour le coup, le MRC a une attitude modérée sur l’euro puisqu’ils reconnaissent qu’il ne fonctionne pas bien (ce sur quoi tout le monde est désormais d’accord, pro comme contre), ils proposent des améliorations. Et ce n’est qu’en cas de refus de ces améliorations qu’ils seraient favorables au retour aux monnaies nationales (plan B).

    Pour ma part, dans un autre papier, j’avais souligné trois avantages à l’euro dans un papier de synthèse « Faut-il quitter l’euro ? » :
    - la facilitation des échanges trans-frontaliers pour les consommateurs
    - la suppression du risque de change et la facilitation des échanges pour les entreprises
    - la baisse des taux d’intérêt pour les emprunts d’Etat, qui s’est néanmoins révélé à double tranchant puisque cela a aussi favorisé un endettement excessif...



    Mais je ne peux pas le rappeler dans chaque papier sur l’euro...


  • Laurent Herblay Laurent Pinsolle 23 août 2011 15:26

    @ Eratostène


    La ZMO, concept inventé par Robert Mundell consiste en trois critères :
    1- la mobilité des travailleurs
    2- un budget fédéral
    3- une homogénéité économique

    Ces trois critères sont vérifiés pour les Etats-Unis où la France, mais absolument pas par la Zone Euro (ce qu’admettent de plus en plus les soutiens de l’euro je vous signale : lors d’une émission sur France 24, mes trois contradicteurs l’avaient admis) :
    1- mobilité des travailleurs : existe à l’échelle de la France ou des Etats-Unis, mais pas du tout à l’échelle de la zone euro (différences culturelles, de langue...)
    2- budget central important : OK pour la France ou les Etats-Unis, faux pour la zone euro
    3- homogénéité économique : bien sûr, il y a de grandes différences entre certaines zones des Etats-Unis et de France, mais cela n’a rien à voir avec la diversité du tissus économique de la zone euro. Dans les deux premiers cas, il y a un salaire minimum national. Dans la zone euro, il varie de 200 à 1200 euros par mois. Ensuite, tous les grands distributeurs sont véritablement organisés à l’échelle national, ce qui n’est pas du tout le cas à l’échelle de la ZE.

    L’euro pousse à un moins-disant salarial puisqu’il n’y a pas possibilité d’ajuster ensuite par une dévaluation. Quand les dévaluations étaient possibles, un pays pouvait laisser les salaires augmenter plus vite sur son territoire que chez les voisins car il pouvait dévaluer pour compenser après coup. Avec une monnaie unique, ce n’est plus possible, donc l’euro pousse au moins-disant salarial.

    Dans une crise, les pays avec de forts déficits commerciaux dévaluent pour relancer leur économie. Avec l’euro, ils sont contraints de baisser leurs salaires (Grèce, Portugal, Irlande, Espagne demain, Italie et France après-demain ?). L’Allemagne a montré cette terrible voie en diminuant ses salaires de 2,5% depuis 10 ans (mais 20% pour les bas salaires).

    Les coûts de transaction : vu l’explosion des profits des banques, on peut dire qu’il s’agit d’un point de détail.

    Le « franc une monnaie de merde » : beau raisonnement d’économiste !!!

    Est-ce que le fait que la lire, la peseta ou le franc (dans une moindre mesure) a empêché ces trois pays de croître jusqu’au début des années 90, plus vite encore que l’Allemagne et son mark cher ? Non, c’est la rigidité monétaire (la non adéquation de la valeur de la monnaie à la situation économique d’un pays) qui provoque la récession.

    La baisse de la valeur d’une monnaie n’est pas forcément un problème : la Suède a fortement rebondi en laissant sa couronne se déprécier pendant la crise.

    Les dévaluations sont une conséquence de la crise des années 1930 et non une cause, comme l’expliquent trois prix Nobel d’économie (Allais, Krugman, Stiglitz). La crise des années 1930 est la conséquence d’une énorme crise financière consécutive d’une bulle colossale et qui a détruit le système bancaire étasunien (et allemand), que les autorités n’ont pas voulu sauvés.

    La petite tirade sur l’égoïsme est vraiment trop facile. La question de l’euro, c’est plaquer une politique monétaire unique sur des pays tout simplement trop différent pour partager une même monnaie ; Même la bulle immobilière espagnole trouve une bonne partie de son explication dans l’euro. Si l’Espagne avait conservé la peseta, nul doute que les taux espagnols auraient été plus élevés, ce qui aurait limité la bulle.

    Enfin, on peut parfaitement coopérer avec des monnaies nationales. On l’a fait pendant très longtemps et la croissance de la futur zone euro était bien plus vaillante dans les années 1970 et 1980 quand nous pouvions adapter nos politiques monétaires à nos réalités nationales différentes, tout en se coordonnant avec le SME.
Voir tous ses commentaires (20 par page)


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité