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Layly Victor

Layly Victor

Ingénieur de recherche au CEA puis à l'IRSN, retraité depuis 2008
Etudes en Physique Théorique (doctorat es Sciences)
Mécanique Quantique : étude des collisions aux énergies intermédiaires
Fusion thermonucléaire contrôlée par confinement inertiel (laser) 
Etudes et modélisation dans le domaine de la sûreté des réacteurs nucléaires
 

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  • Premier article le 01/10/2014
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Derniers commentaires



  • Layly Victor Layly Victor 17 octobre 2014 22:20

    Si vous avez des informations à nous communiquer sur le nombre de décès suites aux irradiations à Fukushima, pourquoi ne pas les publier ou donner les références précises ? Je sais d’avance ce que vous allez répondre : les médecins japonais ne les donnent pas car ils sont payés par le lobby du nucléaire. Je connais bien le discours de vos amis (pour en avoir fait partie autrefois) : tout repose sur la rumeur et la conspiration, jamais sur le travail et l’étude. Quelques jours après l’accident de Fukushima, j’avais reçu un message d’une cousine faisant état de la contamination dans la cordillère des Andes, en Becquerels par mètre carré. Un rapide calcul montrait qu’il y avait plus d’activité que ce qui était présent dans le coeur du réacteur accidenté ! Ils n’avaient même pas pris la peine de vérifier. Suivit peu après la grosse perle de l’ineffable Duflot. A un journaliste qui lui demandait « comment se fait il qu’il n’y ait pas en Europe la contamination que les écologistes ont annoncée ? » elle répondit « c’est parce que le Japon est dans l’hémisphère sud ».
    Au sujet des cancers qui menacent la planète, vous avez raison : la pollution de l’atmosphère par les produits chimiques omniprésents et les industries dangereuses (terres rares, IPOD, etc) , ainsi que la dangereuse dérive de l’agro-alimentaire est inquiétante (pas pour Greenpeace).

    Enfin, au sujet des « terres contaminées pour des milliers d’années », vous avez du voir le reportage de la 5 et celui de Géo, sur la zone interdite de Tchernobyl. De l’avis des gardes forestiers et des biologistes, c’est devenu un paradis et la faune y est très riche et variée « on a retrouvé la terre comme elle était il y a 600 ans » disent ils. Le phénomène qu’ils ont découvert est l’adaptation des animaux aux faibles doses. J’ai aussi un témoignage personnel sur la zone interdite. Je suis d’accord avec vous que la contamination d’une région suite à un accident est quelque chose de très triste, mais la guérison est possible. Plus vite qu’on ne croit. Alors, pourquoi tomber dans l’hystérie et la surenchère ?
    J’attire votre attention sur l’extrême violence que notre société exerce en permanence sur la nature et en particulier le monde animal, violence qui personnellement me blesse chaque jour, sans que cela semble toucher le moins du monde les écologistes politiques.



  • Layly Victor Layly Victor 16 octobre 2014 14:44

    Sur le problèmes des déchets, d’une part ils sont en quantité (en masse) bien moins importante que ce que la propagande écolo veut faire croire. Ceci est lié à l’extraordinaire contenu énergétique par unité de masse du noyau. Or, comme disait Lavoisier, on ne peut pas produire plus de masse que ce qu’on a brûlé. Un expert m’a avancé le chiffre, pour la France, de un gramme par an et par habitant. C’est à vérifier. D’autre part, les déchets à vie longue sont conditionnés par vitrification et entreposés dans des couches argileuses qui n’ont pas bougé depuis un million d’années. Enfin, on pourrait incinérer certains des isotopes à vie longue dans des réacteurs à neutrons rapides,tout en récupérant de l’énergie, mais çà, les écolos n’en veulent pas (comme ils ne veulent pas de tout ce qui pourrait apporter une solution à quelque problème que ce soit).
    Sur la dangerosité de la technique du sodium fondu, je suis d’accord avec vous, mais ce n’est pas un risque nucléaire. J’ai travaillé autrefois sur la réaction sodium-eau en milieu non confiné (chute d’un missile sur un bâtiment générateur de vapeur de Super Phénix) : on montrait que l’on pouvait détruire une partie de la boucle de sodium secondaire, mais que le coeur n’était pas en danger : la convection dans la boucle primaire suffisait à le refroidir. Les études sur la réaction sodium-eau en milieu confiné (effet chalumeau) montraient aussi qu’on pouvait détruire un générateur de vapeur, sans mettre le coeur en danger. Il faut aussi noter que le réacteur Phénix (250 MWe) qui était de même conception a fonctionné pendant plus de trente ans sans un seul incident. Sur le projet ASTRID, ne vous inquiétez pas : il a été torpillé d’entrée.
    Sur les technologies utilisant le plomb fondu, je n’ai pas assez de connaissances pour vous répondre (peut-être un problème de neutronique ?).
    Sur le fait que les « pro-nucléaires » minimisent les catastrophes, c’est quelque chose que je ne peux pas vous laisser dire sans réagir. En trente ans passés à la sûreté nucléaire (et trois accidents graves : TMI, Tchernobyl quand j’étais en activité puis Fukushima), je n’ai jamais reçu aucune instruction pour cacher un dossier. Sur tous les descriptifs que j’ai eu entre les mains concernant TMI (zéro rejet de radioactivité) et Tchernobyl, aucun n’avait la mention « confidentiel ». Ils étaient à la disposition des universitaires, et certains calculs sur ces accidents (notamment TMI) étaient publiés dans des revues internationales. En plus, une telle attitude aurait été stupide, sachant que l’information est accessible aux milieux scientifiques qui ne sont pas forcément « pro-nucléaires ».
    Cordialement



  • Layly Victor Layly Victor 16 octobre 2014 13:53

    Oui, je crois au progrès, mais je n’ai pas la prétention de croire que le progrès technique libèrera l’être humain de ses maux. Le progrès technique, c’est juste un devoir élémentaire (cf Camus : l’homme révolté ou le mythe de Sisyphe).
    Vous avez dit « une fichue saloperie ». Et que pensez vous de Bohpal, (il y a encore des gens qui meurent aujourd’hui des suites de cette catastrophe) ? Mais Greenpeace est financé pour ne jamais en parler.
    Au sujet des déchets, sachez qu’ils correspondent à un gramme par an et par habitant. Il y aurait un moyen d’en incinérer une partie à vie longue dans les réacteurs à neutrons rapides, mais les écolos ne veulent pas en entendre parler.



  • Layly Victor Layly Victor 16 octobre 2014 13:33

    Vous avez raison. La filière à neutrons rapides implique un risque de prolifération du plutonium, et il faudra que l’AIEA soit très efficace sur le contrôle des matières nucléaires. Cependant, une puissance mal intentionnée peut aussi récupérer du Plutonium à partir du combustible usagé, si elle a la technologie : ce sera simplement plus long. Je n’ai jamais ôté de mon esprit que le nucléaire implique des risques, mais quels seraient les risques liés à une pénurie mondiale d’énergie ? Je vous laisse imaginer !
    Vous avez aussi raison sur le fait que je n’ai pas parlé de la filière thorium-surgénérateur. C’est une filière dont le cycle est beaucoup plus compliqué et qui demande des stocks d’Uranium ou de Plutonium pour amorcer le cycle. Comme vous savez, les problèmes techniques sont nombreux, il y a plusieurs options, et la mise au point d’une filière industrielle n’est pas envisagée avant 2025. L’Inde est très impliquée.
    J’ai aussi parlé de la filière à neutrons rapides pour illustrer la forfaiture qu’a été le saccage de Super Phénix. On aurait pu le garder comme réacteur prototype ou comme incinérateur de déchets à vie longue, mais la furie intégriste en a voulu autrement.
    Au sujet de la fusion, j’en ai parlé pour illustrer le fait que le nucléaire n’est qu’une transition. La fusion ne présente pas de risque nucléaire ( les risques sont chimiques et liés au tritium) et produit très peu de déchets. Mais personne ne sait même actuellement si le design « tokomak » est le bon. Pour le confinement inertiel, j’ai travaillé autrefois dans ce domaine, et effectivement, on arrive à des densités de matière qui posent des problèmes de physique fondamentale. Je reste persuadé que la fusion aboutira un jour, mais quand ?
    Je suis d’accord avec votre suggestion de mettre en sommeil le programme « fusion » et de faire plus d’efforts sur les filières de génération IV.

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