Vous pouvez comptez tous les morts que vous voulez, comme on compte les
points dans un match de foot, ça ne donnera pas raison à un camps sur
l’autre.
Les chinois ne sont pas plus horribles que les Iraniens
égorgeurs de femmes et d’enfants cachant leurs « sabres de l’islam » dans
leurs sarouels... c’est ridicule et virtuel.
Cet évènement puise ses origines
dans une condition sociale en tout premier lieu. Cela concerne la
France et son modèle de société, pas la Chine ou je ne sais quel pays
étranger ou ethnie.
J’irai même jusqu’à dire que ce problème n’est qu’un des nombreux reflets d’une crise sociale beaucoup plus importante qui touche toutes les couches de notre société.
Face à de tels évènements on pourrait tirer des conclusions sur notre
politique intérieure mais j’ai bien peur que ce ne soit pas seulement
le modèle français qui s’effondre mais le modèle
occidental tout entier. Il se désintègre non seulement sous le coup
d’une violence externe (terrorisme, émeutes aux frontières, etc), mais encore de l’intérieur même, comme en 2005. Les politiques qui se font élire sur ces thèmes n’ont aucun intérêt à les régler de façon pérenne d’ailleurs.
L’immigration et ses problèmes ne sont que les symptômes de la dissociation de notre société aux prises avec elle-même.
"La question sociale de l’immigration n’est qu’une illustration plus
visible, plus grossière, de l’exil de l’Européen dans sa propre société" -Hélé Béji-
Comment un modèle de société en désintégration pourrait intégrer qui
que ce soit, immigré ou pas ? Intégrer à quoi d’ailleurs ? Au nom d’une
définition introuvable de la France ?
Les médias informatifs et les politiques ne manqueront pas de rappeler que ce genre d’incidents sont anecdotiques sur le chemin de la réconciliation des peuples et des cultures. Personnellement je pense qu’il s’agit d’étapes dans une révolte qui est loin de se terminer.
Merci pour cet article.
Je comprends que le foot soit le sujet actuel et que les rémunérations des
joueurs misent en comparaison avec les fonds débloqués pour sauver des vies
humaines choquent. C’est une image forte, violente même, et difficilement acceptable.
Notre chère Rama Yade en a d’ailleurs fait les frais, négligeant la difficulté
de ce sujet.
Plutôt que de rêver à un Thierry Henri ou un Benzéma (qui d’ailleurs n’est pas
en Afrique du Sud je crois) dont la générosité dépasserait le cadre des
concessionnaires automobile et des bijouteries de
la Place Vendôme, je
préférerai que l’on réfléchisse au cas des robots humains qui spéculent sur les prix des denrées
alimentaires dont vous parlé, dont la moralité c’est arrêtée au simple principe
d’offre et demande. Ils ne sont pas les seuls responsables de ce désastre
évidemment, car toute la technostructure me semble incriminable.
Dans le régime d’hégémonie de notre système
politico-économique, chacun est victime et complice, Footballer, diplomate
onusien ou simple internaute et ce n’est pas prêt de s’arrêter hélas.
Je préférerai une conclusion plus joyeuse, mais laquelle ?
Les pays « non stables politiquement » et les dictateurs de la pire espèce sont décidément une gène structurelle pour nos pays d’« abondance » de liberté démocratique et de « stabilité politique irréprochable ». Ils sont liés, l’un n’existant pas sans l’autre.
Je ne sais pas si la réalité est aussi manichéenne, mais là encore la frontière entre le réel et l’hyper-réel médiatique est aussi complexe à suivre que la frontière mitoyenne de l’état hébreu et de la Cisjordanie.