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Louis Dalmas

Louis Dalmas

 
Ecrivain et journaliste.
Auteur de
Le Crépuscule des élites
Le bal des aveugles

Les fossoyeurs de l'Occident

Tableau de bord

  • Premier article le 22/01/2011
  • Modérateur depuis le 21/02/2011
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Derniers commentaires



  • Louis Dalmas Louis Dalmas 24 janvier 2011 18:57

    Version:1.0 StartHTML:0000000105 EndHTML:0000006357 StartFragment:0000002553 EndFragment:0000006321

    J’ai lu avec attention le débat à propos de Céline, et je voudrais suggérer quelques observations.

    1)  Il me semble juste de ne pas faire payer à la pensée le prix des actes. Des intervenants ont cité bien des cas ou le talent littéraire est à séparer d’un comportement condamnable. Ce qui n’empêche pas de juger ce talent ; la condition est de le juger “en soi”, en tant que production intellectuelle, et d’y faire la part de ce qu’on aime et de ce qu’on n’aime pas, mais pas de lui appliquer des critères relatifs à un domaine différent, celui de l’action. On a connu un cas semblable avec Heidegger, dont l’appartenance présumée à un mouvement nazi n’a pas à amoindrir son apport philosophique.

    2)  La censure d’une œuvre, quelle qu’elle soit, est inacceptable. On peut ne pas en honorer l’auteur, mais en interdire l’accès est une sinistre idiotie. Comme le sont les nouvelles lois prohibant l’expression du “révisionnisme”, du “négationnisme”, de l’offense aux religions ou même du racisme. La suppression d’une opinion ne fait qu’en augmenter l’attrait. L’auteur réduit au silence devient une victime ; l’occultation de ses écrits, même stupides, irrationnels  ou choquants, ne fait qu’accroître la tentation d’en prendre connaissance.

    3)  Le cas de Céline pose problème, car il a lui-même revendiqué une harmonie entre sa pensée et ses actes. Son antisémitisme l’a rapproché des nazis. Ce n’est pas une raison pour le condamner en bloc : cela ne fait qu’imposer un tri entre l’or et la poubelle, autrement dit une reconnaissance de la valeur d’une partie et le rejet de l’abomination d’une autre.

    On peut faire une comparaison intéressante avec la politique. Les nazis ont identifié, eux aussi, leur idéologie à leurs crimes. Ils ont été condamnés en bloc. Les leaders de l’Occident, les Bush, Clinton, Blair et leurs complices, ont eux aussi identifié leur libéralisme économique et leur pseudo-morale du bien contre le mal à leurs guerres. Ils n’ont pas été punis comme ils auraient du l’être, mais ils sont aussi perçus comme un bloc. La grande différence est que la littérature n’influe pas directement sur la réalité, alors que la politique a des conséquences qui se matérialisent en ruines et en morts. En littérature ou en art, on ne peut pas ternir l’œuvre par la noirceur de son auteur. En politique, on doit faire payer aux criminels la responsabilité de ce qu’ils ont fait.        



  • Louis Dalmas Louis Dalmas 24 janvier 2011 17:44

    Vous avez, de toute évidence, une conception du monde que je ne partage pas. Le racisme, que vous dites inévitable, est le vivier de toute guerre, et je suppose que vous considérez la guerre aussi comme inévitable. Pour moi, elle est peut-être difficile à éviter, mais assez horrible pour qu’on tente à tout prix de l’empêcher.
    Quant aux « nous » dont vous parlez, j’aimerais bien savoir en quoi il consiste. En l’absurdité des « Français de souche », comme si la France était un peuple homogène ? Dans le fantasme des « occidentaux » ou des « européens » qui ont encore plus de différences entre eux qu’entre un Belge et un Bolivien (pour rester dans les B) ? Dans l’arrogance des « blancs » par rapport aux sauvages de couleur ? Je vous avoue que j’aimerais mieux vivre dans un joyeux foyer tahitien qu’au sein d’une secte intégriste catholique ! Alors où est-il, ce « nous » ?



  • Louis Dalmas Louis Dalmas 24 janvier 2011 17:25

    Bien sûr, cher Ben Khabou, il ne s’agit pas, dans mon esprit, de supprimer les régions, ni même d’affaiblir certains de leurs pouvoirs. Il s’agit de résister à une offensive organisée de destruction des grandes nations pluralistes par une régionalisation ethnique. J’ai publié, dans notre journal B. I,, de remarquables articles du général Gallois qui décrivaient les officines spécialisées (souvent allemandes) qui se fixaient ouvertement cet objectif, et des cartes de Pierre Hillard montrant comment il était envisagé de carrément morceler des pays comme la France, l’Espagne ou l’Italie en territoires dont l’autonomie préluderait à leur indépendance.
    Je n’ai donc aucun désaccord avec ce que vous dites.



  • Louis Dalmas Louis Dalmas 24 janvier 2011 11:45

    La presse alternative est capitale quand on veut être informé autrement que par les porte-parole « officiels ». C’est pour cela que nous publions depuis quinze ans notre mensuel B. I., qui a fait beaucoup de révélations (souvent reprises par la suite par les grands médias) et est en même temps une tribune libre qui permet aux informateurs marginaux de s’exprimer.



  • Louis Dalmas Louis Dalmas 24 janvier 2011 11:31

    Quelle étrange et dangereuse conception ! Qui sont les « nous » et « eux » ? Si nous sommes des êtres humains, « eux » sont quoi ? Des extraterrestres, des zombies, des soushommes, des animaux ? Cette différenciation est la porte ouverte aux pires formes de racisme.
    Quant à la conception « abstraite et artificielle », toutes les lois humaines qui régissent les sociétés sont aussi, à ce compte là, « abstraites et artificielles ». Sont-elles à ignorer pour autant ?

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