J’ai de beaux souvenirs d’enfance vers Frangokastellos.
Je me rappelle d’une sirène en sable sur une plage, d’une vipère sur le chemin qui descendait la falaise pour y accéder, d’une auberge où l’on buvait du lait de chèvre, des vieux crétois avec qui je jouais au tavli.
Merci pour ce bel article et cet éloge à une île si belle mais qui le serait bien plus encore si nous nous abstenions d’aller y faire du cucu-plage.
Il y aurait d’autres choses à dire sur la première civilisation crétoise, qui a été à l’origine des aspects les plus intéressant de la Grèce Antique.
Les crétois n’étais pas des celtes et avaient par rapport à ces derniers une civilisation vraiment originale dans laquelle les femmes ne semblent ni asservies ni dominées par les hommes.
Les jeunes filles comme les jeunes garçons participaient à des rituels au cours desquels ils se livraient à des acrobaties sur les taureaux.
Les femmes n’étaient pas cloîtrées comme chez les grecs mais se promenaient les seins nus et le visage épanoui, qui les ont fait qualifiées de parisiennes par les archéologues.
Les crétois vénéraient les serpents qui étaient des animaux domestiques et mangeaient à des tables conçus pour eux. La belle déesse aux serpents crétoise a sans doute été à l’origine du monstre grec Gorgone Méduse, tant ces ploucs d’achéens étaient effrayés par les coutumes crétoises.
J’y vois aussi l’origine lointaine de la belle Mélusine à queue de serpent, qui nous aurait été transmise via les Etrusques et les Ligures, qui me paraissent, sur le plan de la civilisation, fortement apparentés aux crétois.
Les ligures étaient répandus dans toute la Gaule au moment de l’invasion celte et ont laissé des traces poétiques indélébiles dans l’Occident chrétien.
J’ai beaucoup aimé cet article, mais les commentaires me laissent sur ma faim.
Que les femmes soient grosses ou maigres, qu’elles crèvent d’anorexie ou d’indigestion, là n’est pas le problème fondamental.
Le fait que les femmes soient avant tout des produits commerciaux customisés et marquetisés l’est un peu plus.
On lave le cerveau des gamines de plus en plus tôt pour qu’elles ne puissent jamais prendre conscience d’un autre destin possible que celui de viande à l’étalage.
Il me semble aussi que vivre dans son milieu naturel, qui n’a pas été saccagé par des activités prédatrices ou sans scrupules, est l’une des conditions d’une vie digne pour un animal.
C’est pour cela que dans un sens certains chasseurs me paraissent plus respectueux des autres animaux que les mangeurs de sandwichs au jambon emballé sous plastique, parce que ces chasseurs exigent le maintien de jachères et de réserves de chasse.
Par ailleurs, la réflexion sur le milieu naturel s’applique aussi, je crois, à la dignité de vie de l’animal humain et il y aurait long à dire là dessus.
Beaucoup de gens justifient le fait de manger de la viande en disant que les humains sont en partie carnivores. J’ai souvent envie de leur répondre : si vous assumez d’être des carnivores, vous devriez alors être capables d’égorger un agneau avec vos dents. Sinon, manger ce que vous être capable moralement de tuer vous mêmes, à savoir uniquement des plantes.