Exact, mais je dirais que l’idéal de la pub n’est pas l’individu doux (pas assez en compétition), mais l’individu lisse, aseptisé (sans aucune odeur naturelle) et artificiel. Les femmes ont été, malheureusement, les premières victimes de ce modèle ecoeurant, parce qu’elles ont toujours l’impression qu’elles sont à vendre, ce qui les rend encore plus sensible à la pub.
Autrement dit, pour ne pas être dévoré par la pub, il faut déjà arrêter de se voir soi-même comme un objet commercial (mais on ne cesse de répéter à ces pauvres étudiants qu’ils faut savoir se vendre à son entreprise, se vendre...).
Pour la castration chimique, je parle sérieusement. La plupart des cosmétiques contiennent des produits qui, non contents d’être toxiques et cancérigènes, se comportent comme des oestrogènes.Des tonnes de produits sont déversés chaque jours dans les lavabos et les poissons-mâles se retrouvent avec des oeufs dans le ventre. C’est pas très sympa, je trouve.
D’accord avec vous. D’autant que nous désormais capable de comprendre qu’il existe un lien de causalité absolu entre notre société de gaspillage et les hausses du prix des matières premières, voire même les séchéresses aggravées, qui affament les pays pauvres.
Le jour où nous comprendrons que notre boulimie de consommation ne nous permet absolument pas d’acquérir la moindre supériorité sur nos voisins mais qu’elle est véritablement, concrètement et matériellement un crime contre des populations moins bien loties, que des enfants meurent tous les jours parce que des cadres stressés croient qu’ils ont absolument besoin d’un 4x4 pour se prouver leur virilité et lutter contre la castration chimique que leur inflige chaque matin leur lotion après-rasage, ce jour-là, peut-être que l’on pourra avoir un brin d’espoir.
Je n’ai pas de voiture, non plus, mais en centre-ville, c’est absolument inutile pour faire des courses. et cela m’évite le cauchemar des hypermarchés.
Tiens justement, j’ai pour principe de ne JAMAIS acheter un produit qui a fait l’objet d’une publicité (rien que pour ne pas payer la pub dans le prix).