Tant que l’Algérie ressassera son passé, elle n’avancera pas, alors que le monde entier bouge autour d’elle. Qu’attend-t-elle de la France ? des réparations en espèces sonnantes et trébuchantes ? des autoflagellations publiques et sans fin de la France ? un visa français pour tous ses ressortissants ? Il est plus que temps d’arrêter de croire au Père Noël, de se sortir les doigts du fion et de se mettre au boulot pour devenir une nation prospère et moderne. Il y a tout ce qu’il faut en Algérie pour décoller : des matières premières, l’éducation, une position géographique pas trop désagréable (aux portes de l’Europe), une démographie comparable aux pays avancés... sauf un système politique corrompu. Le vrai mal de l’Algérie et de beaucoup d’anciennes colonies, ce sont ses élites. D’ailleurs, il est bien commode de tenir l’ancienne puissance coloniale pour responsable de tous les malheurs qui s’abattent sur le pays, ça évite les questions gênantes. La meilleure relation possible que peuvent avoir la France et l’Algérie est une relation dépassionnée, pragmatique, comme peut avoir l’Algérie avec la Corée du Sud par exemple. C’est ainsi que le Vietnam a pu renouer avec son ancien ennemi américain au point d’envisager une alliance militaire aujourd’hui.
Spratlys, Paracels, Taiwan, Senkaku, Arunachal Pradesh, Aksai Chin, Tuva-Uriunkai sans compter la Mongolie Extérieure... la liste des courses de l’Empire Chinois est impressionnante...
Le système de santé à l’américaine se met insidieusement en place en France avec la bénédiction de tous nos politiques. Mutuelles imposées par les entreprises, professionnels de santé imposés par ces mutuelles via les réseaux de soins, thérapeutiques décidées en fonction des impératifs financiers des organismes payeurs et non plus des besoins médicaux des patients, salaires rognés ou gelés en raison de l’inflation des cotisations santé, ça, c’est pour les uns... Plus de couverture sociale comme pour une grande partie des citoyens américains, ça, c’est pour les autres...
Bien sûr qu’il ne faut pas écarter l’éventualité de sa mort (ou de son emprisonnement dans un laogai caché quelque part au fond du Qinghai...), mais il faut se mettre un instant à la place des Chinois : il leur est beaucoup plus profitable et moins risqué de faire de lui un bon petit citoyen chinois (comme le sont beaucoup de tibétains au seins de la RPC) plutôt que d’en faire un martyr qui risquerait de radicaliser la cause tibétaine. Et pour son propre salut, mieux vaut effectivement qu’il soit aujourd’hui un tibéto-chinois bien vivant plutôt qu’un Panchen Lama mort...