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Mwana Mikombo

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  • Mwana Mikombo 25 avril 2013 23:52

    Cher Lonsi Koko

    Les pistes, c’est vous qui les embrouillez et les brouillez ! Vous embrouillez volontairement la notion de guerre pour camoufler votre allégeance aux colonisateurs, aux dépeceurs de l’Afrique. Vous confondez en effet toutes les guerres. Cette confusion est volontaire car vous êtes un politicien de très haut niveau. En tant qu’ « Analyste politique, auteur de nombreux ouvrages sur le socialisme et les relations Nord-Sud  », vous n’êtes pas sensé ignorer que toutes les guerres ne sont pas à confondre. Il y a essentiellement deux sortes de guerres : les guerres de conquête, de pillage, de brigandage, d’occupation d’une part, et les guerres d’indépendance, de libération et d’émancipation des peuples contre l’oppression coloniale, contre la prédation. Vous n’êtes pas digne de confondre ces deux types de guerres radicalement opposées en écrivant : « Les Nkrumah, Lumumba et autres panafricanistes n’ont jamais préconisé les luttes armées pour redéfinir les frontières actuelles mais plutôt un combat idéologique pour réunifier l’Afrique. »,  

    C’est bien Patrice Lumumba qui déclarait : « Notre mouvement a pour but fondamental la libération du peuple congolais du régime colonialiste et son accession à l’indépendance. » (1). Cette libération du peuple congolais du régime colonialiste et son accession à l’indépendance n’a jamais eu lieu, étouffée dans l’œuf. Et vous venez aujourd’hui bomber votre torse sur les cendres de Lumumba que recouvre l’enclos colonial appelé RDC que vous louangez.

    C’est bien Kwamé Nkrumah qui déclarait : « Seule une Afrique unie, dotée d’une direction politique centrale pourra donner avec succès un appui matériel et moral effectif à nos combattants de la libération qui luttent dans la Rhodésie du Sud, et l’Angola, le Mozambique, l’Afrique du Sud-ouest, le Betchouanaland, le Swaziland, le Bassoutoland, la Guinée portugaise, etc., etc. et naturellement l’Afrique du Sud. L’Afrique tout entière doit être libérée maintenant. Il est donc impérieux pour nous de créer ici même et dès maintenant un Bureau de libération au service des combattants africains. » (2)

    C’est bien Kwamé Nkruhmah qui déclarait : « Les peuples des colonies doivent avoir le droit d’élire leurs propres gouvernements sans restrictions venant des puissances étrangères. Nous disons aux peuples des colonies qu’ils doivent lutter pour atteindre ces buts par tous les moyens dont ils disposent. […] Peuples coloniaux et assujettis du monde, unissez-vous ! ». (3)

    La vision des héros du panafricanisme ne se limite donc pas simplement à un point de vue idéologique. Cette vision porte aussi et surtout sur le plan organisationnel, matériel et militaire. Et surtout, cette vision recommande au mouvement panafricain de se définir et d’agir en toute autonomie et indépendance, « sans restriction venant des puissances étrangères ». Voilà que Lonsi, lui, sacralise les frontières héritées de la colonisation, une « restriction imposée par les puissances étrangères ». Au panafricanisme autonome libérateur des peuples africains, Lonsi Koko oppose le faux nationalisme, le nationalisme néocolonial, support local du colonialisme.

    Monsieur Lonsi Koko, vous pouvez choisir d’être un aide-marmiton des prédateurs du Congo et de l’Afrique. Vous êtes libre sur ce sujet. Mais vous n’avez pas le droit de caricaturer l’œuvre des fils valeureux de l’Afrique. Je suis bien d’accord avec vous : les colonisateurs, les dépeceurs de l’Afrique et leurs suppôts comprendront que vous êtes pour eux un redoutable cheval de Troie en service commandité au Congo.

    …………………

     

    1) Patrice Lumumba -Discours prononcé à la conférence panafricaniste d’Accra le 11 décembre 1958

    2) Kwamé Nkrumah : Discours au sommet de l’OUA, 24 mai 1963

    3) Kwame Nkrumah, « Déclaration aux peuples coloniaux », Vème congrès panafricain, Manchester, 1945




  • Mwana Mikombo 25 avril 2013 20:25

    Monsieur Lonsi

    Votre philosophie est très détestable. Voici comment elle se présente.

    Les frontières héritées de la colonisation sont une réalité : préservons cette réalité. Le pillage des ressources en Afrique est une réalité : sauvegardons cette réalité. La pauvreté en Afrique est une réalité : maintenons cette réalité. L’exode des forces vives africaines en occident est une réalité : accompagnons cette réalité héritée de la colonisation. La disparition des traditions africaines en commençant par les langues est une réalité : gardons cette réalité héritée de la colonisation. L’assistanat et la corruption généralisée héritage de la colonisation : entretenons à cette réalité.

    C’est la philosophie du laisser faire, la démission devant l’effort, l’accompagnement de la fatalité, le renoncement à soi, le refus de la liberté, le vautrement dans la servitude. C’est le syndrome de l’esclave qui ne peut pas vivre sans son maître dont parle Cheick Anta Diop.  

    Vous brandissez l’épouvantail des guerres dans l’Est du Congo. Mais, de telles guerres comme celle du Congo suite du génocide rwandais commandité par la France, pilotées par les colonisateurs, sont justement le moyen par lequel les colonisateurs procèdent au repartage des territoires coloniaux entre eux, en temps de paix entre eux. C’est une caricature malfaisante d’assimiler les guerres de libération anticoloniales des peuples à ce genre de guerres des élites locales corrompues par les colonisateurs qu’ils servent. En fait, vous reprochez aux indépendantistes panafricains d’avoir osé engager la voie des luttes pour l’indépendance à tel point qu’aujourd’hui, vous remerciez les colonisateurs de leur avoir fait échec et de vous avoir aménagé des enclos, des « espaces nationaux » dites-vous, où vous êtes heureux de les servir. A ce que l’on sache, les massacres et les guerres derrière lesquels vous vous abritez pour accepter la collaboration avec votre ennemi, l’ennemi de toujours du Continent Noir, ne sont pas des guerres anticoloniales pour l’indépendance, la liberté, l’entente et la fraternité entre les peuples africains. Ce sont précisément des guerres planifiées et organisées par les colonisateurs auprès de qui vous faites offre de service en tant que soldat et domestique en montrant votre zèle et votre génie à embrouiller la question de la nécessité des guerres anticoloniales libératrices des peuples africains du joug occidental. Votre philosophie et votre attitude sont très détestables. 



  • Mwana Mikombo 25 avril 2013 14:53

    Bonjour Monsieur Lonsi Koko

    La balkanisation en Afrique est un processus de découpage, de partage des territoires par et pour les puissances coloniales extérieures au Continent, notamment les puissances européennes. C’est le sujet central du problème du Continent Africain. Vous écrivez que « les pays africains ne sont pas à l’abri de la balkanisation ». C’est le moins que l’on puisse dire. Mais, il ne faut pas oublier que les « pays africains » dont on parle et dont on craint aujourd’hui la balkanisation sont déjà eux-mêmes le produit et la réalité vivante des balkanisations successives de l’Afrique depuis les traites négrières et les conquêtes coloniales européennes et arabes. Chercher à « mettre les pays africains à l’abri de la balkanisation », par « des accords de non agression, donc d’assistance mutuelle, des accords régionaux de défense », dans ce contexte d’une Afrique balkanisée, re-balkanisée, assiégée et placée sous gérance néocoloniale, cette préoccupation très louable reste un veux pieux, et en tout cas signifie qu’on accepte de se conformer à la balkanisation existante. Les jeunes générations d’africains, passionnées par l’indépendance et la liberté de leur continent, doivent rejeter la voie collaborationniste du respect des frontières coloniales, la voie du nationalisme néocolonial, pour trouver la voie de la lutte pour la dé-balkanisation de l’Afrique, c’est-à-dire la voie de la fédération des peuples africains sur la base de leur identité panafricaine précoloniale commune. Les africains des jeunes générations doivent retrouver la voie du nationalisme révolutionnaire panafricain de Patrice Lumumba, Cheick Anta Diop, Théophile Obenga et bien d’autres valeureux ainés africains. En dehors de cette voie, point de salut pour les peuples noirs du continent. Leur disparition à terme est assurée, comme en Asie, au Moyen-Orient et au Maghreb mahométan.




  • Mwana Mikombo 25 avril 2013 02:32

    Monsieur Gaspard-Hubert B. Lonsi Koko.— Vous écrivez qu’ « Il serait très difficile, de nos jours, de revoir les frontières issues de la colonisation ». Au jour d’aujourd’hui certes, quoique ces frontières ont été remaniées au Soudan à l’initiative des européens, des arabes et des asiatiques. On vient aussi d’avoir sous les yeux une tentative de redécoupage du Mali par les conquérants mahométans arabo-touaregs. Rien ne dit que les anciennes frontières coloniales des pays africains vont toujours demeurer en l’état. Les guerres toujours possibles et les disputes entre les pays colonisateurs sont de grandes occasions de redécoupages territoriaux.

    Les jeunes générations des africains ont grand intérêt à s’organiser et à lutter pour refaire les frontières par eux-mêmes de manière à regrouper leurs peuples dans de vastes fédérations d’Etats respectant les identités nationales pré-coloniales dans une perspective pan-africaniste. En dehors de cette ambition, l’Afrique Noire n’a pas un avenir sur cette terre autre que de se faire définitivement déposséder par les vagues migratoires coloniales européennes, arabes et asiatiques dont les implantations locales constituent la classe dominante dans chaque pays africain depuis les conquêtes coloniales. Se contenter de gérer l’héritage colonial avec les anciens et les nouveaux colonisateurs signifie l’acceptation de l’esclavage à perpétuité c’est-à_dire jusqu’à l’effacement total des noirs sur le Continent, comme au Moyen-Orient et en Asie.




  • Mwana Mikombo 20 avril 2013 22:34

    cevennevive

    GENOCIDE DES AMÉRINDIENS

    Je me souviens, dans un documentaire sur France 5 d’’une série consacrée aux villes américaines, avoir entendu cette horrible information qui fait froid au dos que chaque ville américaine, Amérique du Nord comme du Sud, est construite sur d’immenses fosses communes des amérindiens génocidés par les conquistadors et autres colons européens.

    Malheureusement je n’arrive pas à retrouver ce documentaire sur internet. Il va falloir m’adresser directement à France 5.


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