Difficile de définir le « bobo », si
ce n’est comme la personnification de l’idéalisme-romantisme stérile dans une
société post-héroïque.
Le « bobo » figure emblématique de
la forteresse Occident, comme les télé-philosophes et autres producteurs
de prêt-à-penser qui derrière les murailles de ce grand parc d’attractions tout
dévoué à l’Individu et à la Consommation, imaginent le Réel plus qu’ils ne l’expérimentent.
S’enfermant dans une lutte des causes
remplaçant la lutte des classes, ils fonctionnent par la pensée-réflexe plus
que par la réflexion, et s’enferment dans le Particulier, essayant vainement de
retrouver cet instinct de l’Universel qu’un Occident post-industriel ne connaît
plus.
Individus « clones-consommateurs » de
cette anti-culture de Contrôle et Conditionnement propre à ce cocon sécurisé et
confortable qu’ils appellent le Monde Libre, leurs singularités disparaissent
derrière des particularités modelées et formatées, des comportements traçables
et rentables, ne connaissant plus le sens de l’Expérience du Réel, du Monde, de
Soi, de l’Autre, ils tentent pathétiquement dans des causes particulières de retrouver
le sens du mot Progrés, qu’intuitivement ils sentent être l’essence de l’Histoire
humaine. Progrés qui ne se conjugue plus que sous ses formes économique et
technologique dans une société où la dépolitisation de l’Economie a neutralisé
le Politique, où la Culture se meurt peu à peu, où le Réel est devenu Décor.
Bref…une société où le sens du Collectif, de la
Communauté humaine disparaissent derrière les revendications particulières,
prévisibles et orientables, fashion et sous franchise ; derrière des individus
devenus clones se réfléchissant mutuellement à l’infini…Nos contemporains, nous…les
« bobos » ne sont dés lors que « minorité visible » au cœur
de foules translucides.
Question : doit-on considérer les
habitants du Monde Libre comme prisonniers de leur forteresse et souhaiter leur
libération ou aider à leur libération ?
Désolé de vous contredire mais je ne le fait
pas exprès, pas plus que je ne vois en quoi je serais maladroit
Je dis juste que pour définir en quoi le voile
ou la burka seraient discriminants ou attentatoires aux libertés, à la dignité,
etc…il faudra bel et bien une référence : et la seule réference concernant
le voile dit islamique ou la burka est bien d’ordre religieux, sans cela comment
« prouver » le caractère discriminatoire ou attentatoire aux libertés,
à la dignité,etc…
Si mon raisonnement vous semble « tordu »
ou « maladroit », dites-moi donc comment vous pouvez dire que voile
ou burka sont discriminants ou attentatoires dans l’absolu sans référence à
leur caractère religieux ?
Comme je l’ai dit un voile est un « foulard »
dans l’absolu, seul son caractère religieux permet de supposer qu’il s’agit là d’une
pratique discriminante : donc que vous le vouliez ou non, il faut bien
évoquer la religion dont il est une pratique. Vous, comment pouvez-vous dire
que voile ou burka sont discriminants ou attentatoires sans vous référez à la
religion musulmane ? expliquez-moi…
« J’avais trop vite regardé la fin de
votre commentaire, je vois que l’on conçoit tous deux que la seule voie légale
à emprunter serait celle ci, mais je n’y vois pour ma part aucun inconvénient. »
Effectivement que si l’objet « burka »
préoccupe autant nos hommes politiques ainsi que toutes ces « bonnes âmes »
agoravoxiennes, la seule voie légale sera celle-là. Mais si vous n’y voyez pas
d’inconvénient, je considère que parvenir à une définition non seulement de l’intégrisme
islamique ( et d’une manière plus large de la dangerosité du fondamentalisme
religieux politisé ou non) mais aussi de ses limites ou contours, s’avèrera un
challenge plus que difficile. De la même façon, il faudra définir de quelle façon
l’objet « burka » serait un signe ostentatoire d’appartenance à telle
ou telle idéologie politico-religieuse, la « burka » étant me
semble-t-il issu d’une pratique traditionnelle et tribale dans les régions
pachtounes, je n’ai pas connaissance de quelque mouvement ou courant islamique
ou islamiste s’en réclamant.
Bref, cette pratique ultra-minoritaire, me
semble plus relever d’une pratique sectaire et pourrait être envisagé sous cet
angle sans que de nouvelles lois ne soient votées, à moins que nos politiques s’ennuient
tant que cela.
La question à se poser est de savoir pourquoi l’objet
« burka » autant « anomalie » dans les rues de Paris, de Berlin
que dans celle de Casablanca ou du Caire a quitté son « foyer pachtoune » :
que représente-t-elle vraiment ?