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philouie

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  • philouie 28 octobre 2016 11:57

    @Abou Antoun
    Les croyants ne croient pas au hasard, il croient au destin. Que ce destin soit favorable ou défavorable, ils croient qu’il est voulu par Dieu. Et c’est ce que je crois.
    De même, les croyants ne croient pas que la réalité, c’est à dire le monde dans lequel on vit, soi le réel, c’est à dire le monde absolu. Il y a d’un côte le monde de l’apparence et il y a le réel. Le réel nous est inaccessible, c’est à dire que nous ne pouvons pas tout savoir des tenants et des aboutissants de tous les actes et de leurs conséquences.
    On pourrait définir la foi comme une confiance absolue dans ce réel dont nous ignorons tout. Une confiance qui résiste aux épreuves, qui résiste à la misère, qui résiste à l’absurdité du monde et de ses situations. Ce n’est pas rationnel, je le concède, mais pour moi, la foi c’est vivre, et sans la foi vaut mieux mourir.



  • philouie 28 octobre 2016 11:48

    @pemile
    Je ne peux que vous donner raison : ces théories ont du mal à coller avec la réalité. Nous avons eu récemment dans notre entourage la mort d’un adolescent et c’est difficile, en tant que croyant, de ne pas se tourner vers Dieu pour l’insulter. Pourtant rien de cela n’entame ni la foi, ni la confiance que l’on peut mettre en Dieu, en Sa Clémence et en Sa Miséricorde. Donc je n’ai pas d’autre réponse que celle-là, celle de la foi, qui lorsque nous constatons le mal en nous ou autour de nous, ne doit nous inciter qu’à essayer de progresser, vers plus de justice, plus de charité.
    En ce qui concerne le deuxième remarque, la réponse est clairement non. Nous n’avons pas à nous mettre à la place de Dieu et a décider à sa place de ce qu’il convient à chacun.
    Si nous tuons, ce doit être dans le cadre de la loi et pour les raisons permises par la loi.



  • philouie 28 octobre 2016 10:59

    @Abou Antoun
    Ma réponse comprenait trois niveaux de réponse. Le mal, comme liberté, le mal comme similarité avec la Divinité, le mal comme épreuve.
    Il me semble que le mal comme épreuve correspond à la question de la victime.
    Si nous croyons, pour reprendre l’expression à E Jünger, que la structure du monde est morale, nous devons croire que l’ensemble des évènements que nous vivons ou nous subissons ont une valeur morale, nous devons croire que chaque fois que nous subissons le mal, celui-ci a également une valeur morale et n’est pas le produit du hasard mais de la nécessité. De ce point de vue, la mal que l’on subit ne peut avoir alors que deux valeurs, celle d’épreuve ou celle de châtiment et peut-être que ces deux valeurs ne sont qu’une seule et même valeur, et ce qui transforme le châtiment en épreuve ne serait alors que notre capacité à transformer le châtiment en voie de progrès.
    Ainsi Job ne serait attaqué par Satan n’ont pas en raison de sa sainteté mais parce que sa sainteté est encore à parfaire. Les malheurs qui l’accablent ne sont que la conséquence de ses attachements et ne sont que le moyen de détruire ses attachements.
    Sans doute me diriez vous que celui qui est tué, n’a plus les moyens du progrès, sauf que la perspective religieuse ne fait de la mort qu’un passage et qu’ainsi, l’oeuvre accomplit ici, se continue la-bas.



  • philouie 28 octobre 2016 09:58

    @placide21
     La religion fait partie de la vie privée de chacun
     
    Ben non. Les religions ont toujours été le bien commun des peuples et ont pour fond les croyances partagées.
    Ce que vous dites là n’est valable que dans le nouveau dogme laïque qui veut détruire les religions pour que les puissants puissent commettre leurs crimes et leurs rapines en toute impunité.



  • philouie 28 octobre 2016 09:50

    @Abou Antoun
    A y regarder de plus on y découvre un Dieu pervers qui se joue des faiblesses de ses pauvres humains, qui admet que le démon les instrumentalise, les soumette à la tentation.

    C’est pas faux Le cas le plus frappant est celui de Job, qui se voit harcelé par Satan sous le regard complaisant de Dieu.
    Habituellement, les croyants expliquent le mal par la liberté, c’est à dire la possibilité de bien faire et de mal faire. Ce que dit le Coran, c’est que Dieu a appris à l’homme l’ensemble de ses Noms, les Noms ne devant pas se comprendre comme ce qui nomment les choses, mais comme les attributs Divin par lesquels Dieu se manifeste dans la création. Les animaux et les anges ne connaissent pas tous les Noms de sorte qu’il y a certain attributs divins qu’ils n’ont pas la capacité d’incarner. Or ces attributs ne sont pas tous positifs, puisque Dieu donne la vie mais également donne la mort, qu’il est miséricordieux mais aussi colérique. De même que l’homme est jaloux et narcissique parce que Dieu n’aime que Lui-Même et qu’Il ne saurait aimer autre que Lui parce qu’il n’y a, en réalité que Lui.
    Quoiqu’il en soit, dans la vraie vie, on s’aperçoit que l’homme a besoin d’être détaché, d’être désaliéné, c’est à dire d’être libéré de la dépendance qu’il a envers son Créateur et qu’il reporte sur divers substituts que sont la mère, la meute, ou même l’état. Or en réalité ce détachement de l’homme n’est en rien volontaire, il préfère de loin rester attaché parce que c’est par attachement qu’il éprouve un sentiment de sécurité. Au final, ce n’est qu’une souffrance extérieure qui lui permet l’accès au détachement. En ce sens la souffrance est alors un moyen d’accéder à un degré de liberté plus élevé.
    On se trouve alors face à ce genre de paradoxe que pour accéder à la liberté il faut passer par la discipline (éducation) et l’obéissance : être lié extérieurement pour être délié intérieurement.

    En terme religieux la souffrance est alors appelée épreuve, c’est à dire un moyen qui permet d’accéder à un niveau supérieur.

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