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Pierre Meur

Pierre Meur

Que suis-je ? Je suis un libre-penseur et un humaniste. Je refuse tout autre étiquette parce que celles-ci nous enferment plus qu’elles nous libèrent. La libre-pensée est née de l’affrontement de l’ordre clérical oppressif et des intellectuels de la société civile qui aspiraient à la simple expression dans un cadre qui ne soit plus imposé et convenu. Elle a proposé le déisme pour l’opposer au théisme qui était la marque de l’oppression de l’époque. Sa plus grande victoire a été la laïcité qui avant d’être une institution a été la marque philosophique des libres-penseurs.

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  • Premier article le 18/09/2008
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Derniers commentaires



  • Pierre Meur Pierre Meur 10 novembre 2009 09:13

    Vous avez parfaitement raison. Et si vous avez raison, c’est donc que vous avez partiellement tort. Je propose que l’on stérilise l’humanité pour cause d’imperfection.


    Ce qui est intéressant dans les amalgames, c’est qu’ils ont, avantageusement ou pas, remplacés Dieu. Croire en ce que l’on dit, c’est déjà croire.

    Mais les croyants, c’est toujours les autres.

    Il faut reconnaître que la science a tout de même évolué, et tout de même grâce à une partie de l’humanité. Définir la Science par la médiocrité de ceux qui en sont acteurs, c’est parler des acteurs, ce n’est pas parler de la Science.

    La Science est un savoir chèrement acquis offert à la collectivité, ce qu’en fait ou ce qu’en pense les individus n’a rien à voir avec la Science, mais plutôt avec la confusion des genres.

    Pierre Meur


  • Pierre Meur Pierre Meur 10 novembre 2009 08:53

    Il est amusant de constater les réactions à un article. On serait bien en peine de créer un algorithme permettant à une ie de faire le tri entre une réaction qui est utile au fond de l’article (et non pas à la finalité de l’auteur) et ce qui contribue au nivellement par le bas.


    On est l’information que l’on contient et on réagit en fonction de celle-ci et de notre capacité à nous ouvrir à une autre information que l’on ne possède pas encore.

    « La décohérence est la perte de cohérence d’un objet possédant plusieurs états superposés dans un système à x dimensions, par une observation à partir d’un système comportant moins de dimensions que le premier. »

    C’est même en fonction de cette définition de la décohérence en mécanique quantique, que l’on peut affirmer que jamais un être humain (un point de vue) ne sera jamais d’accord avec un autre être humain (un autre point de vue) sur un même sujet (une superposition d’états de points de vue).

    La réalité sera toujours la réalité, et le point de vue sur cette réalité sera toujours fonction de l’observateur. Les scientifiques ne participent pas du même esprit, il est donc logique donc inévitable de constater les divergences de points de vue, même au niveau scientifique.

    Les scientifiques adorent le formatage parce qu’il permet à tous d’avancer en adoptant la même hypothèse. Un nouveau formatage doit donc faire ses preuves pour remplacer le précédent.

    Au pays des aveugles, les borgnes sont roi. Le savoir scientifique évolue par essais et erreur, et même si les essais doivent être validé par un protocole rigoureux, ils restent des essais. Quand aux erreurs, elles ne deviennent vérité que statistiquement ou démocratiquement.

    Ce n’est qu’à posteriori que l’on peut juger les actes des êtres humains, mais à priori, bien malin, ou présomptueux, est celui qui peut prédire qu’il aura raison contre tous les autres.

    Toi lecteur, tu n’as pas aimé ce post. Comme je te comprend. Le silence est d’or et a toujours raison, mais l’inconvénient c’est qu’il n’a jamais tort. C’est de nos erreurs que l’on apprend. Alors j’applaudis l’auteur de cet article qui a osé braver la foule conspuante qui veut le lyncher.

    Je crois que l’humanité adore la polémique encore plus que la vérité. La vérité, c’est tellement peu enthousiasmant. Dieu est un grand comique, et s’il n’existait pas, il faudrait vraiment l’inventer. J’aime bien penser « Dieu ». Y croire, c’est croire en nous. C’est ça l’hérésie, et c’est de nous sentir hérétique qui nous plaît.

    Adorez-moi, crucifiez-moi (la lapidation est plus à la mode), mais ne me dites pas que je vous suis indifférent smiley




  • Pierre Meur Pierre Meur 2 octobre 2008 12:36

     À Thierry Leitz,

     

    Je vous écris car après vous avoir lu, j’essayais de comprendre votre cohérence de libre-penseur et d’humaniste. J’ai fait quelques recherches sur internet, et il s’avère que si ce que j’ai trouvé - le style et la cohérence du propos semble le prouver - est bien de vous, à quelques perception près nous ne sommes vraiment pas très éloignés l’un de l’autre.

     

    @Thierry LEITZ (30 septembre 2008 à 23H08) : Libre penseur et humaniste, je ne peux qu’approuver, et j’essaie moi-même de l’être. L’intolérance et la violence me heurtent et je ne vois aucune "bonne guerre", ni dans le passé, ni dans l’avenir.

     

    Je vous comprend parfaitement, je crois que l’humanisme doit non plus se fonder sur l’indignation (je suis aussi heurté et indigné que vous) mais trouver des raisons d’être dans une réflexion qui porte sur "l’acte cohérent", c’est-à-dire sur la recherche d’une causalité qui contrôle la part des effets désirables par rapport à celle des effets indésirables. Si les guerres sont des "solutions", elles engendrent trop d’effets indésirables pour être de bonnes solutions. La guerre est incontrôlable dans ses effets parce que l’énergie qui y est injectée est incontrôlable. Existe-t-il des réponses figées à nos désirs d’agir pour le mieux ? Des réponses figées, certainement pas. Des réponses tout court, rien n’est évident. J’ai cru détecter que vous aviez la fibre écologique (est-ce pour cela que vous vous opposez au LHC ?), et dans une de vos réponses qui abordait la construction de votre propre maison, vous stigmatisiez vous-même l’incohérence du désir écologique et sa mise en œuvre.

     

    @Thierry LEITZ : Cela dit, la publicité que vous faites pour le LHC me donne à penser que, rempli d’admiration, vous oubliez cet esprit critique si cher aux libres-penseurs, qui n’hésitaient pas à se "cogner" en idée à plus fort qu’eux, à remonter les courants et contrer les propos convenus.

     

    Ne croyez pas que je ne puisse pas faire un travail à charge et à décharge en ce qui concerne le LHC. Ce qui me rend "admiratif" du LHC, c’est d’abord la capacité des hommes à collaborer sur un projet. Le projet LHC qui a une haute teneur technologique et scientifique prouve donc que c’est également possible dans le domaine humaniste, et que ce n’est qu’un manque de cohérence de la vision commune de l’humanisme qui l’en empêche.

     

    Je vous cite dans un autre texte que j’ai trouvé : "L’idée de ne plus remettre à demain ce bonheur qu’on peut avoir de suite est à méditer : à trop différer on arrive à la retraite passablement défraîchi, voire avec une affection fatale genre cancer ou crise cardiaque. Quel dommage ! Le bonheur est plus le voyage que la destination. L’indépendance et la paix en sont deux jalons : alors brisez vos chaînes, celles que vous vous créez et celles qu’on vous impose !"

     

    C’est d’une telle évidence, et pourtant, l’être humain, incapable de sortir de son regard individualiste pour acquérir un regard collectif tout en gardant son indépendance de pensée, préfère tergiverser. Vous estimez que le LHC fait partie de ces tergiversations, je ne le crois pas, parce que même ce qui pourrait passer pour un "acharnement" scientifique, reste toujours un tergiversation positive par l’acquisition du savoir qu’elle implique pour l’ensemble de l’humanité. Il est certain que le savoir scientifique de haut niveau est loin d’être partagé, mais cela reste un potentiel tout à fait valable qui aura des retombées humanistes, n’en doutons pas.

    Comme vous dites : "le bonheur est plus le voyage que la destination". Que certains soient en avance dans le chemin n’implique pas que les autres ne sont pas sur le même chemin. Le sens de l’humanisme est dans la transmission du savoir, génération après génération, et le savoir va de paire avec la sagesse. Les coups de butoir du balancier de l’Histoire n’empêche pas que l’humanité puisse progresser et améliorer le niveau atteint, même si celui-ci reste tristement un nivellement par le bas. Il serait si facile, pour l’humanité d’être heureuse aujourd’hui, mais la compréhension de cette facilité doit se construire et nous n’en sommes encore qu’à ses balbutiements. L’humanité n’a pas encore atteint la capacité de penser librement, c’est-à-dire, d’acquérir une pensée relativiste. Le développement du raisonnement scientifique permet d’acquérir cette capacité à sortir de la subjectivité (ce qui tient de l’esprit. Ce qui nous est propre), pour acquérir un regard objectif (ce qui est cohérent avec le réel. Le propre de l’autre, ce qui n’est pas nous, et dans lequel nous sommes nous-même inclus).

     

    @Thierry LEITZ : Je vous cite : "Un euro dépensé dans la science rapporte certainement plus qu’un euro investi dans la spéculation boursière. Rester ignorant n’a jamais rien rapporté. Mais il est un fait que l’ignorance est bien plus partagé que le savoir. C’est une injustice, mais vouloir rester ignorant n’est qu’une aberration qui ne rend justice à personne." 

     

    Sur le fond : cette affirmation a-t-elle des chances de se vérifier dans le cas du LHC ou d’ITER qui sont tous deux des outils de recherche, heuristique comme vous dites, car en cherchant pense-t-on, on trouvera... Entre avaries et impondérables, le temps s’est... arrêté ! C’est tout de même cavalier de mettre 8 G€ (LHC) ou 15 (ITER) sans savoir où et quand on arrivera.

     

    Tout est information, et s’il est évident qu’il est illusoire que l’humanité ne puisse un jour accéder à l’ensemble de l’information puisque celle-ci est potentiellement infinie, la question est bien de savoir quand il faudra s’arrêter. Ces grands projets scientifiques étaient de l’ordre du possible, ils étaient donc inévitables. La réalité nous démontrera si l’humanité à préjugé de ses capacités à comprendre plus. Si les sommes en jeux sont énormes, il reste à savoir si la fin justifiera les moyens. Il est trop tôt pour le dire, et je ne crois pas que, ni vous, ni moi, ne soyons suffisamment compétent pour le dire. Cela n’enlève rien à la disparité des sommes engagées dans la recherche scientifique et dans celles consacrées à relever le niveau moyen d’épanouissement de l’humanité, et en particulier de l’humanité souffrante. Je suis tout à fait d’accord avec vous là-dessus, cependant, si la recherche scientifique bénéficie, d’une part, du chaos financier qui injustement oublie les déshérités, d’autre part, c’est au chaos financier et à ses justifications malsaines qu’il faut en vouloir, pas à la recherche scientifique. Elle n’est pas plus responsable de sa bonne situation, que le pauvre ne l’est de la sienne. Les deux sont dans le "bain", et je dirais même que la recherche scientifique a plutôt bien contribué à réduire la situation des pauvres, même si elle a aussi contribué à l’enrichissement des opportunistes.


    @Thierry LEITZ : Pendant ce temps, la paix et la prospérité humaine relative sont à portée de main pour peu qu’on veuille atteindre ces buts, en y consacrant l’energie et l’argent nécessaire. Je m’étonne que l’humaniste ne soit pas plus sensible à cette réalité pendant que vous glorifiez une recherche élitiste aux finalités incertaines. De plus en l’état actuel des savoirs, sommes-nous d’une telle "ignorance" qu’il faille un LHC à 8000 millions d’€ pour nous en délivrer ? Je ne pense pas...

     

    J’espère avoir dissipé vos doutes sur la qualité de mon humanisme. Ce n’est pas un humanisme de subjectivité qui laisse libre court à l’indignation (même si je m’indigne aussi -> Voir les pauvres 16 milliards de $ consacrés aux Objectifs du Millénaire pour le Développement lors du dernier sommet qui s’est achevé jeudi dernier), mais un humanisme à tendance objective (qui est réellement objectif ? Tendre, c’est déjà pas mal).

     

    @Thierry LEITZ : Quitte à me répéter, afin qu’on ne me fasse pas de mauvais procès, je ne nie pas l’intérêt de la science, faisant moi-même des efforts pour la comprendre en partie, avec mes moyens limités, mais le monde est tranversal, pluriel et imbriqué. Il faut sortir de sa bulle et l’observer sous des angles variés. Seul on a toujours raison. Ensemble c’est plus dur, mais pas moins nécéssaire. Question de démocratie finalement.

     

    Entièrement d’accord là-dessus. C’est également ce que nous dit la science et la physique des particules en particulier. Il n’est pas étonnant que nos raisonnements soient transversal, pluriel et imbriqué, puisque nous sommes fait à l’image de l’univers. Nous ne lui sommes pas extérieur.

     

    Bien à vous,

    Pierre Meur



  • Pierre Meur Pierre Meur 1er octobre 2008 14:31

     Oups !! J’ai oublié l’url de la conférence vidéo : C’est ici



  • Pierre Meur Pierre Meur 1er octobre 2008 14:29

    Conférence "vidéo" sur http://www.canal-u.education.fr/ :

     
    "Pourquoi les particules ont une masse ?" (30/07/2000) par TREILLE Daniel

    mots-clés  : big bang, boson, fermion, force électromagnétique, neutrino, particule élémentaire, supraconductivité, vide

    - Présentation 00:24
    - Introduction 01:52
    - Quelques repérages 11:35
    - Le modèle standard 08:07
    - Le mode d’interaction 12:16
    - Le phénomène de supraconductivité 09:39
    - Les conséquences expérimentales 08:33
    - Le boson de Higgs 07:02
    - Conclusion 03:31
    - Questions 17:25
     
    Dossier de presse CNRS : "Daniel Treille est physicien de recherche au CERN et président du conseil scientifique de l’Institut national de physique nucléaire et de physique des particules du CNRS. Initiateur et acteur de divers programmes expérimentaux, il est l’un des pères fondateurs et réalisateurs de DELPHI (Detector with lepton, proton and hadron identification), une des quatre grandes expériences du Large Electron-Positron Collider (au CERN), qu’il a dirigé de 1996 à 1998. Ses sujets de recherche portent sur les problèmes clé de la physique des particules, le mécanisme de brisure de la symétrie électrofaible, la recherche de la supersymétrie, l’unification des forces. Il est membre de l’expérience CMS (compact muon solenoid) du Large Hadron Collider (au CERN)".
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