Les vrais dirigeants n’accepteront pas que quelqu’un montre la voie. Ca prouverait que c’est possible, les partis pour la sortie de l’Euro, UKIP ou UPR y gagneraient en crédibilité. Les autres seraient tentés de faire du chantage à la sortie.
Et surtout ils ne prendront pas le moindre risque, car leur apparente décontraction : c’est du bluff aussi. Une sortie de la Grèce peut mener à une déconfiture de l’Euro ou du système bancaire européen ou des marchés financiers (au choix ou tout à la fois).
SYRIZA, ils savent ça depuis le début, voilà pourquoi il sourient devant la caméra.
2/ Or cette profusion de pognon n’enclenche pas une dynamique vertueuse capitaliste du type keynésien, on n’a pas de nouveaux investissement, pas de nouveaux emplois ni donc de nouvelle consommation.
4/ Comme les performances financières deviennent de facto le vrai baromètre de performance, l’industrie, pour survivre doit se présenter sur les marchés financiers sous son meilleur jour. Du coup son activité dans l’économie réelle ne sera décidée qu’en fonction de ses résultats financiers : plus de licenciements, plus de mécanisation, plus de délocalisations pour rester financièrement compétitif.
5/ La combinaison entre le progrès technique permanent et la recherche de efficience financière maximale mène à la fois au sacrifice de la classe moyenne, et à l’explosion de profits des rentiers. Cette évolution est évidente sur la courbe de Gini en France
Et vous arrivez comme une fleur en nous expliquant que la solution pour retrouver la prospérité c’est baisser le SMIC ? Que la technologie est un mal avec lequel il faut vivre ?
C’est soit être naïf, c’est soir être complice de ceux qui se gavent comme jamais.
L’échec patent des politiques actuelles
Ou le triomphe des politiques actuelles téléguidées par ceux qui en profitent ?