Article de blaireau qui considère les choses par le tout petit bout de la lorgnette !
Je suis délégué communal d’une petite commune de l’ouest de la Saône et Loire adhérente à un Syndicat qui regroupe une quarantaine de communes rurales...
Le réseau géré avoisine les mille km de conduites. Bon an mal an, nous procédons au remplacement d’une dizaine de kilomètres par an, c’est le maximum de ce que nous permet notre budget. Croyez-vous que les réseaux ruraux datant des années cinquante / soixante vont avoir une longévité de cent ans ??
A l’époque, il s’agissait d’une priorité de l’aménagement du territoire, financée majoritairement par des fonds publics.
Nous avons basculé dans une logique où beaucoup de communes ont délégué l’approvisionnement en eau au privé. On peut le regretter, mais c’est ainsi
On peut aussi discuter à l’infini des différences de services rendus entre une gestion publique et une gestion privée.
Quoi qu’il en soit, le vieillissement des réseaux est une donnée physique qui se moque bien de la politique.
Croyez-vous que les privés de l’eau feront les travaux de réfection gratuitement ?
Alors, argent public ou argent privé, il faudra bien que l’on paye pour ce service...
C’est de la politique magouilleuse comme le reste, mais vaguement teintée en vert..
On a bien l’impression que les écolos ont fait semblant de se draper dans leur dignité et dire qu’ils se barrent pour n’avoir point à avaler l’ultime couleuvre, celle d’être carrément foutus dehors du gouvernement..
« Je rêve d’un vote joyeux, d’un moment convivial. On m’a déjà dit qu’il existe de petites communes où ce moment se déroule ainsi. »
Ben, oui, chez moi, c’est comme ça !
Dimanche, j’ai pour la dernière fois en 19 ans « tenu » le bureau de vote installé dans la salle des mariage de ma commune...
Préposé à l’émargement, je me suis livré deux heures durant à l’exercice bizarre constituant à vérifier, à l’envers, le nom et le numéro d’inscription d’une partie de mes 900 concitoyens.
Il est vrai que dans une petite commune comme la notre, point n’est besoin d’exiger la production d’une pièce d’identité (même si cela fut fait conformément à la loi !) pour un bon tiers d’entre-eux, tant il est vrai que nous nous connaissons tous plus ou moins.
Le sourire et la poignée de mains sont de rigueur à l’accueil, parfois même nous allons jusqu’à « taper la bise » pour ceux (de sexe opposé !!) qui se sentent les plus proches.
Et l’encombrement n’est pas dû à l’attente devant l’urne, mais plutôt à la formation des petits groupes de discussion qui se forment tout naturellement.
Un vrai moment convivial que je regretterai sûrement, car, n’étant plus « obligé » par des fonctions d’élu local, je ne sais si je continuerai à me déplacer pour des enjeux autres que ceux de la commune...
Il est probable que ce petit bonhomme rusé capable d’aller buter ses ennemis jusque dans les chiottes (Si, Si, on vous croit !) nous ait évité une conflagration mondiale au prix du sacrifice de 114 marins russes en mer de Barents !