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Réago

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  • Réago 3 mars 15:11

     Le risque majeur de ces défaillances informatiques c’est l’usurpation d’identité, aux conséquences parfois dramatiques. Et avec l’émergence de l’intelligence artificielle, il ne faut pas se faire trop d’illusion sur l’efficacité des filigranes, contrairement à ce qui est affirmé dans cette vidéo.

     

    https://www.youtube.com/watch?v=x5yqiD7IkI4&t=40s



  • Réago 26 février 13:59

    @Durand

    Personnellement, pour l’avenir à long terme de la France je serais tenté de faire le FREXIT, tout en connaissant les risques. Cela dit, l’état actuel de la situation politique en France rend une telle sortie impossible. Il n’y aurait même pas de consensus sur ce qu’il faudrait faire pour gérer la sortie ; Entre autres, il faudrait quelque chose se rapprochant de la tronçonneuse de Javier Milei :

     

    https://www.20minutes.fr/monde/4123543-20241127-argentine-javier-milei-fait-tourner-tronconneuse-contre-depenses-publiques

     

    Au début des années 60, la part des dépenses publiques, en France, représentait environ 35 % du PIB. Aujourd’hui elle est d’environ 57-58 %. La dépense publique a servi aussi a compenser le manque de compétitivité de la France dans l’Euro, l’UE et la mondialisation. Elle a pris le relais en quelque sorte. Mais aujourd’hui ce relai a atteint ses limites, vu les niveaux énormes d’endettement public, de déficit budgétaire, de déficit commercial, de désindustrialisation...



  • Réago 26 février 10:35

    La PPE3 est la dernière folie couteuse imposée par l’union européenne à la France. Celle-ci aurait de bonnes raisons de sortir de l’union européenne. Dès le début de l’aventure de l’UE et de l’Euro son système économique et social n’était pas adapté à une concurrence totale non faussée. La plus grande période de désindustrialisation de la France, au cour des 60 dernières années, ce sont les années 2000, donc au début de l’Euro. Cela dit un FREXIT poserait d’énormes problèmes. Il est plus facile d’entrer simultanément dans l’UE et la Zone Euro que d’en sortir après y être rentré. Il semblerait que les USA de TRUMP ne verraient pas d’un mauvais œil une telle sortie, à ce qu’ils disent. C’est peut être le seul élément positif que je verrais dans une telle perspective. Une sortie unilatérale de l’UE et de l’Euro de la France implique, pour elle, d’avoir à affronter les problèmes suivants :

     

    Choc monétaire et bancaire immédiat : Sortir de l’euro implique de réintroduire une monnaie nationale en pleine crise de confiance. Même avec un contrôle des capitaux très strict (indispensable dès l’annonce pour éviter une fuite massive des dépôts), les banques françaises risquent une crise de liquidité/solvabilité majeure : actifs convertis en francs dépréciés, passifs encore indexés sur l’Euro ou sur des dettes externes, panique bancaire possible malgré d’éventuels LTRO massifs et autres politiques non conventionnelles que pourraient faire la Banque de France pour soutenir et sauver les banques françaises en grosse difficulté après l’Exit. Garantir les dépôts à 100 % en nouvelle monnaie serait indispensable… mais crédible seulement si la création monétaire reste très encadrée afin d’éviter une dépréciation exagérée de la nouvelle monnaie qui ne ferait qu’accroitre les problèmes pour le système financier et certaines entreprises.

     

    Financement de l’État : retour au « circuit du Trésor » ou explosion de la dette : La France serait très probablement coupée des marchés internationaux ou exposée à des taux prohibitifs . Il faudrait donc réactiver un financement direct/monétisation temporaire par la Banque de France. Même s’il est annoncé comme limité dans le temps et en volume, le risque d’emballement inflationniste (ou hyperinflation en cas de perte de contrôle) est très élevé, d’autant qu’un surcroit important d’inflation est de toute façon inévitable du fait de la dépréciation prévisible du nouveau Franc qui interviendrait en raison de l’état dégradé de l’économie et des finances de la France, quoiqu’on fasse.

     

    Le nouveau Franc devrait être mis dans le régime des changes flottants qui est la seule option réaliste à moyen terme (un taux fixe même avec une dévaluation initiale pourrait être indéfendable, faute de réserves de changes suffisantes). La dépréciation rendrait les exportations plus compétitives… mais renchérirait dramatiquement l’ensemble des importations : énergie importée, matières premières, composants électroniques, une partie de l’alimentation, inflation à deux chiffres possible pendant 1 à 3 ans, érosion rapide du pouvoir d’achat, surtout pour les classes populaires et moyennes. La France a une balance commerciale largement déficitaire.

     

    Redénomination de la dette : défaut technique de facto. Convertir unilatéralement la dette publique et privée sous droit français en nouveaux Francs serait indispensable… L’inflation résultant de la dépréciation du Franc pourrait réduire le volume global de la dette publique à taux fixe mais serait vécue par les créanciers étrangers (et les marchés) comme un défaut partiel. Représailles possibles (saisies d’actifs français à l’étranger, gel de comptes, etc.). En outre, ce serait une augmentation et non plus une réduction pour les 10 % à 12 % de la dette française indexée sur l’inflation (les OATi et OAT€i) : pour ces 300 milliards d’euros environ, le capital à rembourser exploserait mécaniquement avec la hausse des prix, alourdissant instantanément la charge budgétaire. Les autorités françaises, pour calmer les marchés financiers, seraient alors contraintes de présenter un plan drastique d’économies budgétaires, mais à partir de quel consensus politique pour cela ?

     

    Chaînes d’approvisionnement et industrie : Les flux tendus (just-in-time) sont déjà fragiles. Une sortie brutale + dévaluation + contrôles douaniers rétablis avec l’UE (notre premier partenaire) impliqueraient des ruptures massives de production (automobile, aéronautique, pharmacie, électronique…), ce qui serait un sérieux problème, pour le peu d’industrie restant en France. Il est vrai qu’en restant dans l’UE et ses exigences, le résultat final catastrophique sera le même pour l’industrie française et éventuellement aussi son agriculture qui est également aujourd’hui menacée. Constituer des stocks stratégiques en amont de la sortie serait très difficile à faire discrètement). Se tourner vers l’Afrique, l’Asie ou l’Amérique latine demanderait des années pour reconstruire des filières d’approvisionnement fiables.

     

    Comparaison avec le Brexit : Le Royaume-Uni avait conservé la livre, n’a pas eu pas de crise monétaire ni de redénomination de dette à opérer, et donc pas de « défauts » à gérer liés à la Redénomination de cette dette.

     

    À court et moyen terme (3-10 ans), les risques dominent très largement : crise bancaire, inflation forte, récession profonde, chômage massif, tensions sociales explosives, isolement diplomatique (l’UE n’acceptera pas forcément de négocier gentiment un accord commercial rapide avec un pays qui vient de quitter le navire). Même si, à très long terme, une souveraineté monétaire et budgétaire retrouvée pourrait permettre une politique industrielle volontariste qui nécessiterait notamment un protectionnisme ciblé pour les productions françaises (interdit dans l’UE), un faible cout de l’énergie (devenu impossible dans l’UE qui ne permet plus à la France de mener politique énergétique sensée), le court et le moyen termes risquent d’être pénibles pour la France.

     

    L’alternative au FREXIT serait une désobéissance à ce qu’impose l’union européenne, ce que proposera peut-être de faire le RN au sujet de l’énergie ou de l’immigration. Difficile de pronostiquer ce que pourrait donner un conflit ouvert par la France avec la Direction de l’UE.

     



  • Réago 26 décembre 2025 18:18

    @SilentArrow

    Centrales à Thorium : comment la Chine a pris 30 ans d’avance sur l’Europe (par Idriss J. Aberkane) :

    https://www.youtube.com/watch?v=JnEqeL9g_l8



  • Réago 26 décembre 2025 14:21

    La stratégie d’Etat française, pour l’industrie, pendant la période des « trente glorieuses » a ressemblé un peu à la stratégie actuelle de la Chine. La Chine actuelle et la France gaullienne d’après guerre partagent une même vision de la puissance avec l’idée que l’indépendance nationale passe par la maîtrise industrielle et technologique. 

    La Planification Stratégique : Comme la France avait son Commissariat général au Plan, la Chine s’appuie sur ses Plans Quinquennaux. Le 15e Plan chinois (2026-2030) est aujourd’hui considéré par les entreprises comme une « boussole », tout comme les plans français orientaient l’investissement privé vers les secteurs prioritaires. 

    Les « Grands Projets » : La France a lancé le TGV, le programme nucléaire civil (Plan Messmer) et Airbus. La Chine reproduit cette logique à une échelle colossale avec son train à grande vitesse (le plus grand réseau mondial), son programme spatial, et ses réacteurs nucléaires de 4e génération (Thorium). 

    Les Champions Nationaux : Le modèle français consistait à créer ou soutenir des géants (EDF, Renault, Elf). La Chine fait de même avec des groupes comme BYD (automobile), Huawei ou COMAC (aéronautique), en leur offrant un accès privilégié au crédit et aux marchés publics. Ce que faisait aussi la France autrefois. Elle n’a plus le droit de le faire aujourd’hui car elle s’est fourvoyée dans l’UE et l’Euro ! 

    Le Nucléaire : Un miroir temporel ! Cet article sur le thorium illustre parfaitement cette ressemblance : En France en 1974, face au choc pétrolier, l’État a imposé le « tout nucléaire » en quelques années, sans passer par de longs débats parlementaires, pour garantir l’autonomie énergétique. En Chine, en 2025, face aux tensions géopolitiques et au besoin de décarbonation, Pékin impose le développement du thorium. C’est la même verticalité du pouvoir au service d’une vision de long terme (30 à 50 ans). 

    Évidemment la Chine est plus forte que ne l’avait été la France pendant cette période où elle avait eu son heure de gloire, aujourd’hui hélas révolue.

     

     


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