Merci pour le lien. C’est un élément supplémentaire pour la bonne compréhension de ces phénomènes plutôt hermétiques pour des non financiers (ce qui est pratique...).
Néanmoins je relève que ces taux doivent être compris comme le reflet de la défiance du « marché » face à un débiteur et les taux actuels montrent donc bien que la Grèce est au plus mal.
« Par contre si la Grèce voulait par elle-même se refinancer sur les marchés financiers avec de nouveaux emprunts, ceux-ci seraient alors concernés par les taux des CDS actuels et les prêteurs éventuels exigeraient un taux d’intérêt majoré du coût de la garantie (CDS) du risque soit près de 30%, ce qui ne serait pas acceptable pour le pays. La Grèce ne peut donc plus se financer à un coût raisonnable sur les marchés. »
3. Si on part du principe qu’il s’agit bien d’un marché secondaire (une sorte de marché de l’occasion pour caricaturer donc), on constate qu’il y a 1 an, ce même taux tournait autour d’1%. Donc, si je reprend votre explication, même en prenant quelques raccourcis, cela signifie qu’il y a 1 an, le taux d’intérêt « en première main » était aux alentours de 0,1% ! Ce qui signifie une rentabilité incroyablement bas pour des investisseurs éventuels, et pas très réaliste...
J’en conclue donc que le taux présenté sur le lien ci-dessus représente a priori le taux réel des bonds du trésor grec à 1 an et que ce taux est une véritable mise à mort de l’économie grecque. Car, soit ce taux reflète la perception des investisseurs vis à vis de la Gréce, à savoir une position hyper risquée nécessitant donc une rentabilité de fou, soit c’est meurtrier pour la Grèce si elle arrive malgré tout à trouver des banques pour lui prêter à un taux pareil...