• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Sylvain Rouvier

Sylvain Rouvier

Cet auteur n'a pas encore renseigné sa description

Tableau de bord

Rédaction Depuis Articles publiés Commentaires postés Commentaires reçus
L'inscription 0 20 0
1 mois 0 0 0
5 jours 0 0 0

Derniers commentaires



  • Sylvain Rouvier Sylvain Rouvier 5 janvier 2015 11:18

    Ahahaha l’analyse psychologique du délire complotiste est pourtant bien simple :

    Les personnes confrontées à une situation de perte de contrôle adoptent systématiquement la thèse du complot. Mais pourquoi ?

    Qu’il s’agisse de la théorie selon laquelle les tours du World Trade Center auraient été dynamitées par la CIA, ou de l’idée que Pierre Bérégovoy aurait été en son temps assassiné par les Renseignements généraux, il suffit de constater le succès de ces thèses conspirationnistes pour se convaincre que le complot a bonne presse.

    L’époque y est propice. Un air de paranoïa plane sur les forums Internet. Pourquoi tant d’élucubrations maniaques ? À l’Université de Evanston dans l’Illinois, deux psychologues, Jennifer Whitson et Adam Galinsky, ont découvert un facteur qui expliquerait ce type de phénomène (voir « Lacking Control Increases Illusory Pattern Perception », Science, n° 5898, 3 octobre 2008 - NDLR). Ils ont constaté que l’on se met à croire aux complots dès lors qu’on a l’impression de ne plus contrôler son environnement. Il s’agirait d’une façon de réintroduire du sens là où il semble ne plus y en avoir.


    Dans cette expérience, des volontaires devaient deviner un concept à l’aide d’indices livrés par un ordinateur. Par exemple, si le concept à identifier était celui de vitesse, l’ordinateur montrait deux objets aux volontaires, une automobile et un hamburger. Si le participant choisissait l’automobile, l’ordinateur lui donnait un signal positif et lui montrait deux nouveaux objets entre lesquels choisir, par exemple un avion et un livre. Cette fois, l’ordinateur adressait un message positif si la personne choisissait l’avion, et négatif pour le livre. Peu à peu, grâce aux indices cohérents livrés par l’ordinateur, le participant finissait par trouver la réponse. Il était alors dans une situation dite de contrôle, car ses choix avaient un impact sur sa progression, les indices de l’ordinateur étant cohérents.


    Toutefois, certains volontaires étaient placés dans une situation dite de perte de contrôle. L’ordinateur leur adressait des messages positifs ou négatifs de façon aléatoire, sans lien avec leurs réponses. Les choix des participants, dans ce cas, n’avaient aucun impact sur leur progression.

    J. Whitson et A. Galinsky ont alors constaté que les personnes placées en situation de perte de contrôle avaient tendance à voir des complots là où il n’y en avait pas. Ils l’ont montré en proposant une seconde partie à l’expérience : chaque participant devait s’imaginer occuper un poste important dans une entreprise, où il avait pour mission de gérer les heures de présence des employés et leur usage d’Internet. Dans ce cadre, il était supposé être sur le point d’obtenir une promotion, mais la veille de l’entretien avec ses supérieurs, il notait un échange de messages électroniques particulièrement virulents entre son patron et le collègue occupant le même bureau. Le lendemain, il apprenait que la promotion ne lui était pas accordée. Avait-il été l’objet d’un complot ?

    Face à ce type de situation, l’expérience a montré que les personnes confrontées à une situation de perte de contrôle (dans la première partie de l’expérience) adoptent systématiquement la thèse du complot, alors que les autres participants y sont moins enclins. Pourquoi ? Parce que le fait de voir une volonté organisée derrière un événement quel qu’il soit restaure une forme de compréhension face à son environnement, et l’espoir de retrouver un certain pouvoir d’intervention et de contrôle.

    Pour de nombreux psychologues et anthropologues, un grand nombre de caractéristiques sociales ou culturelles de l’humanité dépendent du sentiment qu’ont les individus de maîtriser leur destin et leur environnement. L’impression de pouvoir organiser son environnement et son travail est l’un des premiers facteurs de bien-être psychique ; à l’inverse, le sentiment de ne rien contrôler entraîne un épuisement émotionnel bien connu des psychologues du travail.

    Toutefois, cette nouvelle étude permet de mieux comprendre la vision « paranoïaque » du monde. Les situations de perte de contrôle, que ce soit au travail ou en famille, diminuant l’influence qu’ont les individus sur leur destinée et sur l’avenir de leurs enfants, semblent attiser le goût du complot, mais également, comme l’a montré cette étude, l’attrait pour les superstitions. Les superstitions sont en effet des moyens de restaurer un contrôle sur l’environnement : on « touche du bois », on porte un vêtement fétiche, etc. Le regain des superstitions et une « paranoïa » collective seraient deux facettes d’un même phénomène.


    Source :
    * Sébastien Bohler, « Des complots partout », Cerveau&Psycho.fr,


  • Sylvain Rouvier Sylvain Rouvier 21 décembre 2014 08:25

    Vous avez raison Spartacus, la liberté de cracher sur les arabes, comme Zemmour, est aujourd’hui menacée .... la liberté de cracher sur les juifs, comme Dieudonné, est aujourd’hui menacé ... la liberté de cracher sur les pédés, comme Vanneste, est aujourd’hui menacée ... la liberté de cracher sur les femmes, comme Soral, est aujourd’hui menacée .... la liberté de cracher sur les négres, comme Anne-Sophie Leclere, est aujourd’hui menacée .... mais où allons nous mon bon monsieur, si le brave français ne peut plus cracher impunément sa haine raciste, homophobe, antisémite etc ...



  • Sylvain Rouvier Sylvain Rouvier 10 décembre 2014 10:48

    Mon cher Dwaabala voyez comme cela devient clair quand on appelle simplement les choses par leur nom : ... en effet Hollande est librement soumis à des exigences venues d’ailleurs ...... oui les exigences du libéralisme mondialisé et de la finance internationale ..... et cela ce n’est pas de gauche.



  • Sylvain Rouvier Sylvain Rouvier 9 décembre 2014 13:34

    Il y a des banalités qu’il est toujours bon de ressasser ......comme de faire remarquer que cette phrase est absurde : « Hollande entraîne toute la gauche par le fond » c’est de la novlangue, le gouvernement Hollande a toujours appliqué une politique de droite, bien libérale comme il faut, qui fait bien plaisir au Medef, au FMI et à l’Europe ..... le faux positionnement à gauche du PS permet aux commentateurs chiens de garde de ne pas dire « Hollande entraîne le libéralisme et la sociale-démocratie par le fond ».



  • Sylvain Rouvier Sylvain Rouvier 9 décembre 2014 13:04

    Ah mais oui trop cool le tirage au sort, c’est une super idée, on va bien rigoler quand une commune de gauche va tirer au sort des mecs de droite et FN pour gérer la mairie (et vice versa) ... ahahah oui j’vous assure on va bien se marrer .... c’est vrai qu’il est cool ce Chouard, il arrive même a être tolérant avec Soral et sa clique de nazillons .... chapeau l’artiste !! ........... notre nouvelle génération de comiques politiques est particulièrement réjouissante ....... mais j’ai quand même la trouille qu’un jour mon voisin le gros Raymond, l’abruti alcolo qui tape sa femme, ses gosses et son chien, soit tiré au sort pour gérer ma commune .......


Publicité


Publicité



Palmarès

Publicité