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Sylvie et Nicolas

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  • Sylvie et Nicolas Sylvie et Nicolas 28 février 2008 16:20

    Votre papier est assez curieux. Du travail, de la cohérence et pourtant... Je crois que le noeud se situe au départ, ce en quoi il est assez bien construit.

    Tout d’abord, je ne comprends pas où dans le sujet traité, il serait question « d’interprétation spécifiquement française d’un principe constitutionnel ». Il s’agit plus raisonnablement de LA Constitution française.

    Permettez moi donc une légère digression. « Les Français ne comprendraient pas » (incompréhension virtuelle) ? La question porte sur la justice, domaine qui concerne des professionnels, des jurés, des plaignants et des justiciables. Or, la nationalité des deux dernières catégories importe peu. Il faudrait comprendre alors « électeurs » et votre approche se placerait sur le plan politique... soit. Ce dont je suis sûr aujourd’hui, c’est que les Français ne comprennent pas (incompréhension avérée) qu’on ait « soldé » récemment leur volonté exprimée à l’occasion du référendum sur la Constitution européenne. Non ? Voilà pour la digression. C’était vraiment tentant.

    Plus précisément, notre droit n’est pas « l’ennemi » des victimes. Il n’en est pas l’ami d’ailleurs. Dans son volet pénal, je le vois comme un arsenal permettant aux pouvoirs publics de réprimer des comportements qu’on peut qualifier d’antisociaux. Pour les victimes, il existe par exemple la constitution de partie civile, mais fait elle partie de votre sujet ?

    C’est vous qui lui opposez des « victimes ». Et qui plus est des victimes virtuelles. Ce qui devient un peu scabreux.

    Ou alors, vous lui opposeriez des électeurs craignant d’être victime. En reprenant la loi à la lettre, il s’agirait donc de personnes craignant de devenir un jour la victime (avérée et non plus virtuelle), parmi plusieurs dizaines de millions d’autres individus, d’un acte bien spécifique -et je pense assez peu fréquent- (meurtre, assassinat, torture, actes de barbarie, viol, enlèvement ou séquestration), qui plus est commis par un récidiviste, qui aurait déjà été incarcéré -quinze années ou plus- pour des faits similaires.

    Eh bien je le déplore. Mais votre démarche n’est pas « citoyenne ». Elle est malheureusement démagogique, car le « risque zéro » est un mirage dangereux. Et ce débat est bien l’expression de sa dangerosité.

    Que faire alors pour que les électeurs n’aient pas le sentiment que la « justice ne fait rien pour retenir les pires criminels » ? Développer réellement, en moyens et en ambitions, le suivi socio-médical dans l’univers carcéral. Car la justice retient bien les criminels. Dans le cas présent, elle les retient même quinze ans. Quant à la notion de « pires criminels »... nous ne sommes pas en train de feuilleter le « Petit Journal ». Je pense personnellement qu’un « beau » trafiquant d’héroïne est infiniment plus antisocial, par son impact, qu’un tueur ou violeur psychopathe frappant épisodiquement. Mais bon...

    Ou alors, soyons radicaux et supprimons la « peine » pour lui substituer intégralement la « rétention de sûreté ». Je ne sais si toutes les « victimes » apprécieraient, tant il est vrai que souvent, leur « deuil » passe par la « punition ». http://sylvie-nicolas.dyndns.org/bilanSarkozy.php

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