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Tom Personne

Tom Personne

Je ne suis personne en particulier.
J'ai ouvert un compte sur AV, en plus de mon blog dont je relaie les articles ici (https://ethicapoetica.wordpress.com/), initialement afin d'avoir un exutoire aux sentiments démoralisants que m’inspirent l’air du temps.
Désireux de transmuter cette énergie négative en une force plus constructive, j'entreprend de critiquer le Zeitgeist en me plaçant dans la lignée des idéaux philosophiques de la civilisation européenne classique.
A l'occasion, je ne m'empêche pas pour autant d'user d'un ton… un tantinet sarcastique.

Tableau de bord

  • Premier article le 09/05/2017
  • Modérateur depuis le 25/09/2017
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Ses articles classés par : ordre chronologique







Derniers commentaires



  • Tom Personne Tom Personne 26 septembre 22:56
    Quelques réactions rapides en vrac, pour rebondir sur les commentaires.

    Je trouve moi-même l’expression « la France est une idée » plutôt niaise, mais je voulais savoir qui en était l’auteur. J’aurais pu m’abstenir, ça ne m’aurait pas manqué...

    Je connais un peu Korzybski (un tout petit peu).
    Pas grands souvenirs si ce n’est que l’erreur n’est pas dans l’idée, mais dans le fait de s’identifier à elle.
    Bonne chance à qui voudra expliquer ça aux djihadistes prêts à se faire sauter au nom de leur foi.

    Je ne prends pas position sur ce que l’article évoque : que la France, ou la civilisation que je qualifie de classique, soient des idées, peut se comprendre aussi bien comme
     - ne sont rien d’autre que des idées,
     ou
     - sont plus que seulement un pays ou une civilisation, mais aussi des idées/idéaux.

    Aussi admirable soit-elle, je ne suis pas nostalgique de la culture classique (et je n’aurais pas vécu à une autre époque qu’aujourd’hui).
    En fait, en peinture, je préfère les impressionnistes. En musique, les minimalistes contemporains... etc.
    Cela dit, je trouve l’air du temps de plus en plus étouffant dans sa promotion du médiocre et du grossier, et je ne vois pas de signes indiquant que cela va changer sous peu.
    Quand à ceux qui pensent et qui créent, il me semble qu’ils ne s’expriment plus qu’aux marges de notre société de masse.

    Au final, je me livre à un exercice consistant à me mettre dans la position de celui pour qui, demain, notre civilisation sera aussi morte que l’est pour nous l’empire romain.
    S’il ne fallait en garder que quelques aspirations essentielles, j’espère que cela serait au moins la liberté et la vérité (cf. l’exemple des djihadistes pour qui il n’en va certainement pas de même).


  • Tom Personne Tom Personne 13 août 13:46
    @tous : tout d’abord, merci pour vos commentaires. Même si je préfère que les échanges restent civils, c’est moi qui est fait le choix du ton sarcastique, je dois donc m’attendre à ce que certaines réactions soient enflammées.
    Dans tous les cas, l’échange aide à penser. Pour le reste, par facilité, je fais une réponse générale.

    Sur le renouveau humaniste que j’espère : je perçois que la société est actuellement travaillée par toutes sortes de tendances donc aucune ne peut être rattachée à l’humanisme qui, selon moi, a fait la grandeur de l’Europe depuis la Renaissance. Les exemples que j’ai en tête immédiatement :
     - marchandisation des rapports humains,
     - ethnicisation des rapports humains,
     - chosification du vivant par emprise technologique,
     - soumission à une autorité prétendument divine,
     - ...etc.

    Dans ce paysage, portés par le dégoût de la chose politique, de plus en plus de gens plébiscitent l’action directe des ONG. Seulement, voilà, je pose que
     1- l’humanitarisme n’est pas un humanisme,
     2- dans le cas qui nous occupe, l’humanitarisme est même un anti-humanisme.

    Pour le point 1, il faut comprendre que l’humanisme est une vision de l’Homme, mais en rien une philosophie pratique. C’est pour cela qu’on ne peut qu’espérer que la philosophie informe la politique. C’est en large partie ce qui a été fait au cours des siècles passés, et qui nous vaut aujourd’hui dans vivre dans une société pacifiée sous le régime d’un Etat de droit.

    L’action humanitaire consiste à aider des populations en situation d’urgence vitale, ce qui est bien une preuve d’humanité, mais pas d’humanisme. Personne n’irait penser que, parce qu’ils n’ont pas de tradition humaniste, les indiens rejetteraient à la mer tout migrant qui viendrait tenter sa chance chez eux.

    Le problème que j’ai avec Cédric Herrou et d’autres acteurs du monde associatif c’est qu’il franchissent une ligne blanche : Herrou aurait pu dire « devant l’urgence de la situation, j’ai agi en mon âme et conscience », ce qui est certainement le cas. Mais il n’en est pas resté là, et il utilise son procès comme une tribune pour promouvoir des options qu’il présente lui-même comme politiques. A ce titre, il doit donc s’attendre à être exposé à la critique, et c’est ce à quoi je m’emploie.

    Pour le point 2, je prétends que la situation dont nous discutons n’est pas comparable à celle des populations déplacées en masse par les guerres et les catastrophes naturelles. Je conviens que je suis extrêmement critique quant au travail des journalistes, mais à ce jour, tous les articles que j’ai lu à ce sujet vont dans le même sens : parmi les migrants, les réfugiés ne sont qu’une minorité. Les autres prennent donc les risques les plus fous pour venir tenter leur chance en Europe.

    Hélas, l’absence de vision globale rend vulnérable au démon de la perversité : obtenir exactement l’inverse de ce qu’on cherche à faire, même avec les meilleures intentions du monde. Et aussi longtemps qu’il y aura des candidats à la traversée de la Méditerranée, il y aura des maffias prêtes à faire du profit avec la misère humaine.
    Je pose la question : est-il responsable de contribuer à consolider l’idée que l’Europe est une terre promise qui vaut le risque de l’esclavage ou de la mort en mer ? Ma réponse est que, si on souhaite aller au delà de l’aide immédiate, ce qui est le cas de Cédric Herrou puisqu’il prétend compenser les défaillances d’un Etat qui appliquerait une politique d’extrême-droite, alors il faut militer pour que notre gouvernement définisse et applique une politique internationale à la hauteur de la situation.
    Je sais déjà qu’on me répondra « irréaliste », « peine perdue »...etc. Mais alors, en quoi miner l’autorité d’un Etat déjà bien affaibli permettra de résoudre la situation sur le long terme ? Il me semble que poser la question, c’est déjà y répondre.


  • Tom Personne Tom Personne 12 août 21:24
    @Aristide
    « Cédric Herrou est un vrai humaniste. »

    J’avais laissé passé ce point. Il faudrait que je rédige des articles plus complets pour expliciter ma pensée, mais cela prend trop de temps.

    Sans m’acharner sur ce personnage dont les interventions médiatiques m’apparaissent toujours comme dignes d’un Tartuffe, le fait est que je ne peux pas enlever à C. Herrou qu’il a effectivement agi avec humanité.

    Mais justement, agir avec humanité ne suffit pas à la qualifier d’humaniste, puisqu’il ne prend pas en considération que son action, comme celle d’autres ONG, est de nature à faire miroiter le « paradis » des Etats-providence européens à tous les candidats au départ, lesquels, par la suite, sont pris dans les filets des maffias qui organisent la traite des êtres humains.

    Je réitère que le sujet est trop grave pour qu’on fasse des héros de ceux qui ne calculent pas la portée de leurs actes au-delà de l’immédiateté, fusse-t-elle pressante.


  • Tom Personne Tom Personne 12 août 21:08

    Doublon. Je croyais que le premier n’était pas passé.



  • Tom Personne Tom Personne 12 août 21:07
    @philippe baron-abrioux
    « on pourrait penser utile d’abonder davantage les fonds destinés à la coopération et au développement des pays... »
    - > Cela existe déjà, mais ça fait partie des pistes en effet.

    « autre idée entendue , celle de créer dans les pays d’origine ou de départ de ces migrants des « spots »... »
    - > Cela me parait aussi une bonne idée.

    « pour la seconde , même difficulté : qui accepte de contribuer à l’installation de ces « spots » ? »
    - > Il me semble qu’en général, cela se règle notamment avec de l’argent, mais régler ce genre de problème est précisément l’objet d’une politique internationale bien pensée, pas des atermoiements médiatiques.

    Pour aller plus loin, et puisque j’ai comme l’impression d’endosser le costume de l’horrible personnage qui ne communie pas dans l’allégresse humanitaire, je pense en réalité que toute l’UE, voire même tout le monde dit « occidental » devrait mener une politique de développement massive en Afrique.
    Et il faudrait y mettre le paquet, car, en l’état actuel des choses, les conditions pour le décollage tant attendu du continent ne sont pas du tout réunies, et un changement significatif prendra au minimum une génération.

    Malheureusement, j’y vois une double ironie :
    - alors que nous sommes empêtrées dans la « stagnation séculaire », cela permettrait à la fois de sortir l’Afrique de sa misère relative, tout en revitalisant nos économies ; tout le monde serait gagnant, mais dans l’immédiat, cela ne va pas du tout dans le sens des intérêts de la superclasse mondiale ;
    - de plus, je ne doute pas que tout le ressentiment des militants du romantisme politique se déverserait comme la bile sur les hommes de bonne volonté en leur rappelant ad nauseam qu’ils seraient des colonialistes ; pendant ce temps, la Chine fait du business, et les Africains les plus aventureux ne rêvent que des Etats-providence européens...
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