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Polybe

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  • Polybe 9 décembre 2021 14:38

    Jean Jaurès « discours pour un socialisme douanier » 17 février 1894.

    « Ce que nous ne voulons pas, c’est que le capital international aille chercher la main-d’œuvre sur les marchés où elle est la plus avilie, humiliée, dépréciée, pour la jeter sans contrôle et sans réglementation sur le marché français, et pour amener partout dans le monde les salaires au niveau des pays où ils sont le plus bas. C’est en ce sens, et en ce sens seulement, que nous voulons protéger la main-d’œuvre française contre la main-d’œuvre étrangère, non pas je le répète, par un exclusivisme chauvin, mais pour substituer l’internationale du bien-être à l’internationale de la misère. »

    —

    Georges Marchais, Montigny-les-Corneilles, 20 février 1991

    « En raison de la présence en France de 4,5 millions de travailleurs immigrés [déjà !] et de leur familles, la poursuite de l’immigration pose aujourd’hui de graves problèmes..... La cote d’alerte est atteinte, c’est pourquoi nous disons, il faut arrêter l’immigration, sous peine de jeter de nouveaux travailleurs au chômage. Je précise bien : il faut stopper l’immigration officielle et clandestine....Se trouvent entassés dans ce qu’il faut bien appeler des ghettos, des travailleurs et des familles aux traditions, aux langues, aux façons de vivre différentes. Cela crée des tensions.....Les HLM font cruellement défaut et de nombreuses familles françaises ne peuvent y accéder....La charge d’aide sociale nécessaire pour les familles immigrées plongées dans la misère devient insupportable pour les communes. »

    —
    A voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=KCcFNL7EmwY



  • Polybe 22 octobre 2021 14:00

    Il faudrait peut-être de la cohérence.

     

    Nous nous plaignons des taux de fiscalité de notre pays mais nous en sommes responsables.

    Nous nous plaignons de conséquences mais nous ne traitons pas les causes.

     

    Il ne faut pas oublier qu’une partie des taxes revient aux collectivités territoriales. Nous voulons toujours plus de décoration de ronds-points, de salle des fêtes, de subventions pour les associations, de festivals, de musées, de skateparks, de terrains de boules, d’auditoriums...

    Ce qui représente un coût énorme mais là nous ne disons rien.

     

    Nous avons trop d’employés des collectivités territoriales mais on nous fait peur parce que nous pensons qu’une diminution des impôts touchera les missions régaliennes.

     

    Nous avons accepté les traités de libre échange avec des pays à bas coût de salaire et de charges sociales qui ont permis la délocalisation du travail. Mais nous sommes contents de payer moins cher l’article fabriqué en Chine alors qu’il faut payer plus de social pour compenser.

     

    Notre pays est celui qui taxe le plus au monde pour avoir des dépenses publiques pharaoniques de 56,5% du PIB. Pourtant, nous sommes à la sixième place des puissances économiques mondiales et nous avons une des meilleures productivités.

    Productivité = quantité produite par le nombre d’employés. Donc, plus de robots qui ne cotisent pas et moins d’employés = meilleure productivité = plus de profits pour les entreprises.

    Et ces entreprises placent leurs sièges sociaux dans les paradis fiscaux de l’Union Européenne pour des raisons d’optimisation fiscale. Donc plus de dividendes pour les actionnaires et moins de rentrées d’argent dans les caisses de l’Etat compensées par des surtaxes pour les citoyens.

     

    Le problème n’est donc pas à la pompe et ne se résoudra pas par des chèques en tous genres.

     

    Le problème est global et il ne pourra être résolu que par une réforme profonde de la fiscalité et du contrôle des dépenses publiques.



  • Polybe 21 octobre 2021 17:27

    Afin de mieux comprendre qui tire profit de l’Union européenne (pays et multinationales jouant sur plusieurs pays) :

    A revoir l’émission : Le dessous des cartes sur « la Pologne – Quelle place en Europe » :

    « Elle achète son armement auprès des Etats-Unis.

    L’Union Européenne assure à la Pologne son développement.

    La Pologne s’est révélée l’un des pays d’Europe centrale les plus attractifs pour son coût horaire et pour sa main d’œuvre qualifiée.

    La Pologne est la plus grande bénéficiaire des fonds européens.

    En 2004 son PIB se situait à 40% de la moyenne européenne.

    Ce taux atteint 70% aujourd’hui.

    Avec une prévision de 95% en 2030.

    Ces fonds européens représentent 60% de l’investissement public de la Pologne pour la période 2014-2020 permettant une diversification de l’industrie héritée de l’ère communiste : automobile, sidérurgie, chantiers navals, charbon, électronique et agroalimentaire. Ces fonds permettent également de moderniser les petites exploitations agricoles.

    Depuis 2015, le parti au pouvoir bénéficie d’un contexte économique favorable marqué par une augmentation des salaires supérieure à 3% par an et pour 2018 à 8%. Le gouvernement qui baisse par ailleurs les impôts sur les bas salaires et ceux des PME. En 2018, la croissance du PIB atteint 5% enfin avec un taux de chômage de 3,7% alors qu’il était de près de 20% en 2004. La Pologne subit une pénurie de main d’œuvre nécessitant un recours à l’immigration mais pas n’importe laquelle : une immigration chrétienne. »



  • Polybe 21 octobre 2021 17:23

    @Spartacus Lequidam
    Parmi les quatre principes du budget, il y a l’universalité.
    L’universalité budgétaire suppose que le budget décrit, pour la durée de l’exercice, l’ensemble des recettes qui financent l’ensemble des dépenses, sans que soit établie une relation entre certaines dépenses et certaines recettes. En découle alors le principe de non-affectation dont l’objet est de garantir une vision budgétaire globale et non morcelée.
    C’est-à-dire que, quel que soit le titre donné à une taxe ou redevance, son montant va dans un pot commun. Le titre ne sert qu’à justifier le prélèvement. L’Etat, ensuite l’affecte à la dépense de son choix.



  • Polybe 20 octobre 2021 11:11

    La dette publique est la différence entre les rentrées d’argent et les dépenses.

     

    Dans les dépenses publiques, il y a celles incontournables du domaine régalien mais il y a aussi de nombreux gaspillages par les collectivités territoriales. Lors du 101ème congrès des maires, du 20 au 22 novembre 2018, il était question de maîtriser leurs dépenses mais avec la crise des Gilets Jaunes, en ayant besoin d’un appui, on est revenu sur l’encadrement prévu.

     

    Pour ce qui concerne les rentrées, tous les contribuables ne sont pas au même régime dans le pays qui affiche sur les frontons des édifices publics le mot « Egalité ». Il y a ceux qui sont soumis à tous les prélèvements et ceux qui peuvent bénéficier d’un régime allégé dont la légalité est surprenante.

    Pandora papers, Panama papers, OPENLUX, optimisation fiscale dont celle des entreprises du CAC40 qui placent leurs sièges sociaux aux Pays-Bas avec l’Etat français parmi les actionnaires, paradis fiscaux au sein même de l’Union Européenne, célébrités françaises résidant en Suisse, GAFAM, île de Man, l’Irlande...

     

    Certains pays ont été retirés de la liste des paradis fiscaux seulement à partir du moment où ils ont promis de ne plus l’être dans le futur...

     

    Le syndicat des finances publiques solidaires informe que le manque à gagner pour l’Etat français se situe entre 60 et 80 milliards d’euros du fait de la fraude fiscale et entre 40 et 60 milliards d’euros du fait de l’optimisation fiscale.

     

    Et pour compenser le manque à gagner pour notre Etat, on taxe et surtaxe les classes moyennes et populaires de notre pays avec des taxes sur les taxes et dépenses publiques astronomiques en les culpabilisant sur leur consommation d’énergie alors que d’autres peuvent faire du tourisme spatial.

    Les pauvres sont faits pour être très pauvres et les riches, très riches.

    Mais

    des élus issus du Peuple, par le Peuple, POUR le Peuple ?

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