Je parlais à propos des parents car les cours particuliers prospèrent non pas à cause de l’Éducation Nationale, mais à cause des parents. Ce sont les parents qui veulent se décharger de la responsabilité de l’avenir des enfants. Ainsi, si l’enfant ne devient pas quelqu’un (pour les parents, devenir quelqu« un, c’est de gagner beaucoup), ses parents lui diront qu’ils lui ont tout mis entre les mains et qu’ils ont fait tout ce qu’ils ont pu. Je ne pense pas que ce soit l’élève qui demande des cours particuliers, ce sont les parents qui mettent la pression, où l’on se définit par rapport non pas à la réussite, mais à l’argent et aux biens que l’on possède. Cet enfant peut être en échec mais gentil, mais les parents préfèrent un élève brillant qui écrasera ses camarades.
Quant à mes frères, ils étaient en échec scolaire, non pas parce qu »ils font partie d’une famille nombreuse, mais parce que les enseignements qu’on leur proposaient ne leur plaisaient pas. Je ne vois pas l’intérêt pour un jeune de 14 ans à apprendre des identités remarquables, si ce qu’il veut faire c’est de la patisserie. Mes frères font de très beaux gateaux, ils font ce qui leur plaît, ils sont courageux, ils se lève à 3h30 tous les matins et sont lojn de faire 8h par jour. Échec ? Moi je dirais réussite. On devraut plutôt développer ce type de pré-apprentissage, il y aurait moins déchec, ça couterait moins cher à l’État. Le fait que nous soyons une famille nombreuse ne change rien. Mes parents ne nous accompagnaient pas au musée, ne nous poussaient pas à faire des études, mais ne nous décourageaient pas non plus. J’ai choisi seule de faire de l’allemand et du grec ancien. , et de faire ma licence de russe trilingue. Mes deux parents travaillaient, ce n’est pas un problèmes de moyens ne d’ouverture d’esprit, c’est juste que certains sont faits pour apparendre tout de suite un boulot et d’autres non. Je suis fière de mes frères, c’est dur ce qu’ils apprennent, ils sont 1ers de leur classe, autrefois ils étaient sur le point d’être virés. Ma mère ne met la pression à personne et préfèrent que ses enfants soient des personnes gentilles, qu’elles se comportent bien en société, qu’elles se marient, plutôt que de pousser à bout pour ne rien donner au final.
Je ne stigmatise pas les jeunes qui écrivent des SMS, on en a tous fait des bêtises. je parlais ceux qui sont en échec qui préfèrent s’enfoncer dans la m** plutôt que d’en sortir. Chance d’être allée en ZEP, ça dépend. Si vous aimez les classes à 35, c’est pour vous. Si vous aimez avoir des lacunes parce que le prof a fait plus de discipline que de cours en 1h, c’est fait pour vous. Si vous aimez ne pas alleer en cours parce que le prof est tout le temps en dépression, c’est fait pour vous. Mes profs étaient extraordinaires dans l’ensemble, mais vous n’avez aucune idée de ce que c’est d’aller en cours et d’entendre les profs crier tout le temps, de dire que vous êtes fichus parce que vous venez du mauvais quartier et que ça fera tâche sur le CV... Et je ne vous parle pas des facs sectorisées dans la région parisienne si vous n’avez pas la chance d’intégrer une prépa à Paris ou ailleurs.
Je soutiens encore une fois que si les parents s’investissaient dans l’éducation et l’instruction de leurs enfants, il y aurait moins de problème et on n’aurait pas besoin de cours particuliers. Des encouragements, des rendez-vius avec les professeurs, l’entraide entre frères et soeurs, c’est gratuit et c’est de ça dont ont besoin les jeunes. Pas de pression de réussir socialement. Les valeurs d’aujourd’hui sont celles de l’argent, de la réussite... mais où sont passées celles du mérite et du courage ? Nous sommes dans l’ère Star Ac, où on veut devenir une star et riche vite et sans effort.
Je ne considère pas le besoin en cours particuliers comme normal. Je trouve en revanche anormal que les gens qui ont les moyens de s’en payer réussissent et que ceux qui n’en n’ont pas les besoins ne réussissent pas... Je pense que l’éducation nationale fait son boulot, les lycéens ont suffisamment d’heures dans la semaine pour approfondir les cours, en plus des manuels, en plus des aides sur le net gratuites, en plus d’un ou deux livres pas trop chers. Et pour les parents qui sont allés à l’école au moins jusqu’en 3ème, rien ne les empêche d’ouvrir à nouveau les manuels pour tenter d’expliquer à leurs enfants le théorème de Pythagore. C’est aussi ça être parents, c’est s’investir. À présent, allez demander aux parents de vérifier si les devoirs sont bien faits, d’enguirlander si il y a une mauvaise note, voire de le priver de sortie. C’est fini ce temps où les parents s’imposaient...
Les élèves auraient moins besoin de cours particuliers, échoueraient moins si ils écoutaient en classe au lieu d’écrire des SMS et filmer leur prof, si ils posaient des questions, si ils faisaient réellement leurs devoirs... (même à la fac on voit ça... désespérant) Je viens d’une ZEP du 93, je peux vous dire que les élèves qui échouent ne sont pas que des victimes...
Moi je dirais bien que les filières technologiques ont des pourcentages de réussite plus bas car l’absentéisme est un fléau. En STT, beaucoup y sont parce qu’ils ont raté leur seconde générale, donc pour éviter de redoubler ou même de tripler, ils y vont. Ce ne sont pas des élèves excellents, ils n’ont pas envie d’aller loin, ils sèchent, pensent que le bac c’est facile, mais le ratent quand même.
Ensuite, le taux de réussite dans les filières générales est plus grand car ces gens là sont motivés, savent ce qu"ils veulent faire après, savent que le chemin est encore long.
Enfin, tout le monde ne peut pas réussir, tout le monde ne peut pas être cadre, tout le monde n’a pas les mêmes capacités, et ce, fils de bourgeois ou non. Je suis fille d’employés, mon père a arrêté l’école en 5ème, ma mère après le bac, et pourtant (on est 5 enfants, on ne roulait pas sur l’or), je rentre en master et mes frères sont apprentis, étant en échec scolaire. Il faut de tout, des artisans qui n’ont pas fait de grandes écoles, des ouvriers, des employés, des cadres... Beaucoup de jeunes qui n’ont pas eu la chance d’avoir des cours particuliers faute d’argent s’en sortent quand même.
Le niveau baisse, dit-on, mais le bac reste l’accès à l’enseignement supérieur. On le voit bien, ceux qui l’ont eu mais qui ne l’ont pas mérité ne réussisent pas à la fac et ailleurs. Ils ont le bac, mais il ne leur a pas ouvert de portes. Et ceux qui l’ont sont bien contents de l’avoir car les portes qui s’ouvrent vers l’enseignement supérieures sont gigantesques. J’y suis, et j’y resterais encore bien un moment.
Oh allez, soyez pas rabat-joie... Je m’amuse bien personnellement à regarder ces zozos sans cervelle, qui, pour réussir dans la vie, pensent que pour être célèbre, il faut passer à la télé. Ils ont deux de QI, leurs préoccupations ne sont pas la crise, le pouvoir d’achat ou autre... C’est sûr qu’il est dommage que les ados les prennent pour des idoles et aient envie de faire comme eux, mais bon, il est aisni le monde... Mais ne jugez pas les gens qui regardent cette émission juste pour se détendre. Les journées de travail peuvent être dures, et se plonger dans un livre de philo après une telle journée, tout le monde n’en a peut être pas envie... Je les regarde, et rien ne m’empêche après de retrouver mes occupations précédentes, comme mes études.