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Vincent Benard

Vincent Benard

Vincent Bénard est depuis mai 2008 président de l’institut Hayek (Bruxelles) et depuis 2005 collaborateur de l’institut Turgot (Paris), think tanks dédiés à la diffusion de la pensée humaniste libérale en langue Française.
Il vient d’éditer (novembre 2007) un ouvrage intitulé "Le logement, crise publique, remèdes privés", aux éditions Romillat. Ses conclusions tordent le cou à plusieurs décennies de politiquement correct en matière de logement.
Retrouvez le sur son blog : objectif liberté
ou sur le site de son livre : crise publique

Tableau de bord

  • Premier article le 06/03/2007
  • Modérateur depuis le 30/11/2007
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Derniers commentaires



  • Vincent Benard Vincent Benard 9 novembre 2009 23:32

    @ Tous : merci pour votre intérêt.

    @ Philippe Renève : le titre dit bien que c’est le « sauvetage » d’AIG qui est le cas d’école en question, pas la chute d’AIG. Mais ceci dit, à la relecture, je m’aperçois que mon titre n’est pas très bien choisi.

    AIG s’est bien vautré tout seul, je ne dis pas le contraire. Dans une société libérale « idéale » - qui n’existe pas plus, je vous l’accorde, que la société socialiste idéale, car l’homme est imparfait -, il existe des mécanismes qui permettent de traiter ce genre de défaillance : la faillite, qui est sanctionnée soit par une négociation avec des créanciers et des repreneurs, soit la liquidation. Et accessoirement, si des dirigeants ont « déconné grave », la sanction personnelle.

    Mais dans le cas présent, le mécanisme de faillite, qui serait le plus vertueux, a bel et bien, ici, été vicié par l’intervention de l’état, qui vient en fait en aide à certains créanciers très protégés... Et qui une fois de plus sauve des grands intérêts financiers de la faillite, perpétuant l’idée qu’une banque « too big to fail » peut tenir l’état et le contribuable par les c....

    Je pense que même si nous différons sur les solutions, vous serez d’accord pour dire que l’argent public n’a pas a récompenser des entreprises qui se sont montrées aussi inconséquentes.

    @ Mycroft : « Ce n’est en effet pas un cas d’école du capitalisme corrompue par l’état, mais bien un cas d’école de l’état corrompu par le capitalisme ».

    je pense qu’il y a rétro-action entre certaines branches pourries de l’état et certains capitalistes corrompus. Le débat de l’oeuf et de la poule serait ici inapproprié. Levitt et Dubner fournissent dans leurs écrits des données intéressantes sur le pourcentage de gens malhonnêtes (en gros, dans le contexte de test, environ 10-15% // Ce n’est pas « énorme », mais leur pouvoir de nuisance peut être plus important), et la propension de cette proportion à augmenter au sommet des hiérarchies, publiques comme privées. La qualité des institutions, leur « design », et la façon dont est fabriquée la loi, sont donc essentiels pour éviter que la corruption inévitable de quelques uns n’entraine des dégâts « systémiques ». Pour cela, il me semble qu’il faut que le système législatif empêche la corruption potentielle privée de pouvoir trouver un terrain d’entente avec la corruption potentielle publique.

    On ne peut que constater que la société actuelle a complètement failli de ce point de vue.

    Et, au risque de contenter certains contradicteurs, reconnaissons que nous autres libéraux (pas tous, il y en a de meilleurs que moi...), avons eu trop tendance à croire que c’était la nature privée de certaines institutions qui pouvait les protéger de telles erreurs, que le pouvoir et le contrôle de l’actionariat serait suffisant pour empêcher une dérive systématique des institutions financières. A ce sujet, le témoignage de Greenspan devant le congrès, ou il reconnait s’être trompé sur la force de l’instinct de préservation qui aurait du mener les entreprises du secteur financier à s’autodiscipliner, est un formidable aveu de naïveté (mais je pensais la même chose, je ne me moque pas gratuitement de greenspan).

    @ Léon : Je ne dis pas autre chose. L’état régalien qui sanctionne bcp le malhonnête, suffisamment l’incompétent ou le négligent, et qui fait respecter les contrats (et les réglements des faillites, cas ultime d’impossibilité de respecter les contrats) peut être la meilleure des choses s’il ne se laisse pas lui même tenter par la complaisance vis à vis d’intérêts spéciaux, et la pire s’il se mêle de choisir les « gagnants » à la place du marché, car il va alors prêter le flanc à des tentatives de manipulation par des groupes d’intérêts bien organisés qui vont détourner à leur profit des ressources parfois considérables au détriment d’autrui. Mais vous connaissez les théories du Public Choice aussi bien que moi.

    @ Le péripate : A l’époque de Bastiat, le protectionnisme, loin d’être enfantin, existait bel et bien sous la forme de « territoires réservés » par le biais des empires coloniaux, et c’est à la même époque (1846, 4 ans avant la mort de Bastiat) que Cobden a réussi à faire lever les barrières douanières en grande bretagne à l’importation de céréales, ce qui allait produire un boom économique remarquable. Et je ne remonte pas aux blocus napoléoniens. Bref, le protectionnisme était une réalité, et tout le mérite des bastiat, smith et qqs autres, dont cobden, a été d’en comprendre bien avant tout le monde la nocivité.

    Ceci dit, pour le reste, totalement d’accord, Bastiat aurait bien tourné un sophisme contre les gros banquiers subventionnés qui tiennent l’état par la barbichette.

    @ johan : « Ceci dit, lorsqu’il considère qu’une intervention pour sécuriser le reste de l’économie passant par un échange »capital contre résorption des dettes« , je comprends »nationalisation« .

    Non. Il s’agit de restructuration de passif entre actionnaires et créanciers (un peu comme pour la restructuration du passif d’Eurotunnel, mais en plus rapide, si vous voyez ce que je veux dire). Le mécanisme que j’évoque est explicité dans cet article que j’ai publié pour l’Agefi.

    Pour ce qui est de la titrisation : La titrisation a certes joué un rôle dans le déclenchement de la crise, mais :

    1- on ne parle pas de toutes les titrisations, mais de certaines techniques de titrisation - Mais les techniques de titrisation sont anciennes. Leur essor date de la création de... Fannie Mae, dont nous rappellerons que c’était un organisme public lors de sa création en 1938, organisme rendu nécessaire parce que les lois américaines en vigueur à l’époque (McFadden Act de 27 et amendement Douglas de 35, et aussi certaines provisions du Glass Steagall de 33) interdisaient aux banques privées d’utiliser les méthodes normales de diversification des risques pour proposer du crédit. Voir cet article pour les détails

    2- ces techniques de titrisation n’auraient pas trouvé de tels débouchés si les états ne s’étaient pas laissé fourguer par la banque des réglements internationaux (en gros, le groupement d’intérêt des banques centrales) l’usine à gaz de Bâle II. Typiquement le type de réglementation qui, quoi qu’il arrive, sera toujours contournée. en gros, une réglementation censée résoudre la crise du passé créer toujours les conditions de la nouvelle crise de l’avenir.
    j’explique tout cela ici.
     
    Bref, les techniques de titrisation peuvent avoir un marché naturel de niches, mais il ne faut pas favoriser la »titrisation de déguisement", celle qui a permis de faire croire qu’on pouvait transformer des prêts à des ménages avec un credit rating douteux en obligations AAA...

    Tout à fait OK sur votre dernière phrase.



  • Vincent Benard Vincent Benard 28 octobre 2009 22:52

    @ Léon : mais vous êtes en grande forme à ce que je vois.

    "L’auteur mélange deux questions différentes, le réchauffement climatique et la sécurité des approvisionnements énergétiques qui n’ont rien à voir.« 

    Justement, il me parait assez clair que non seulement je ne mélange pas, mais que je dénonce l’amalgame fait par certains sur le sujet. Mais je reconnais que vous avez autre chose à faire que de me lire avant de critiquer ce que j’ai pu écrire.

    @ Actias : »Monsieur l’humaniste, je suppose que vous êtes assez intelligent pour comprendre que la planête et l’environnement se passeront avec joie de l’espece humaine, et que par conséquent, lutter pour préserver l’environnement, c’est avant tout lutter pour la survie de notre éspèce.« 

    Mais ou dis-je le contraire ?

    Simplement, »préserver l’environnement« , ne suppose-t-il pas de mettre les moyens là ou sont les vrais problèmes ? Un commentateur ayant cité l’infâme ultra libéral Courtillot, proche du PS (sans doute l’aile ultra droitière de delanoe...) j’en profite pour évoquer ses conférences ou il évoque la question, et notamment les problèmes d’approvisionnement en eau potable ou de gestion des déchets urbains, qui mériteraient selon lui plus d’attention qu’un réchauffement dont l’anthropisme est plus qu’hypothétique. J’ai tendance à être d’accord avec lui sur ces questions.

    ses conférences récentes : http://bit.ly/qjiI7

    @ JCM : »acidification des océans« 

    Le problème est que l’on nous a seriné pendant des années que le problème du CO2 était la température.

    maintenant que le canard commence à être éventé

    (je prodigue de nombreux articles à ce sujet sur la rubrique »environnement« de mon blog
    http://www.objectifliberte.fr/environnement/

    mais vous trouverez aussi une bible de liens vers de nombreux articles scientifiques démontant tous les mythes réchauffistes, sur http://www.pensee-unique.fr/, des ours polaires à la fonte des glaces, en passant par la montée des eaux... site fleuve, mais indispensable. On y trouve également des liens vers les indicateurs en temps réels de la t°, du niveau des glaces, etc...)

    Bref, disais-je donc, maintenant que le coup de la température devient éventé, on nous sort un nouveau lapin du chapeau, l’acidité des océans.

    J’ai quelques doutes avec ce nouveau lapin (mais je dois potasser mes vieux livres de chimie pour approfondir la question). Mais bon, s’il se révèle éventé, vous trouverez bien autre chose ? Au hasard : le CO2 et le cancer du poumon ? Le CO2 et la crise financière ?

    Et si c’est vraiment la menace la plus grave sur l’humanité depuis Adolf Hitler, la grande peste, et le trou de la sécu, pourquoi nous avoir égaré sur des voies secondaires ?

    @ Benoit : »Résumer le déreglement climatique à son réchauffement est réducteur« 

    c’est ce qu’à fait le GIEC pendant des années -

    d’autre part, pourquoi tout changement dans le climat devrait il être un »dérèglement«  ?

    @ Alexis Bareq : +1 !

    @ Fred : +0,5 ; sur le Nwo, je reste assez réservé, même si JCM pense que je diffuse des théories du complot.

    Disons que la thèse du RCA arrange bien des gens avec des agendas économiques ou politiques pas forcément identiques mais avec des convergences, qui peuvent susciter des alliances de circonstance. De la à parler d’un complot unitaire et partagé du nouvel ordre mondial, du groupe de bilderberg et autres sociétés secrètes, il y a un pas que je ne franchis pas. Mais que ces charmantes cotteries servent à certains à conclure des deals sur notre dos, en exploitant le RCA ou d’autres choses, c’est absolument évident.

    Lord Monckton pencherait plutot dans votre sens. on verra.

    @ Le péripate : smiley en fait, je suis un trotskyste infiltré chez les libéraux, mais ne le répétez à personne ! (et en plus, je fais la promotion du sympathisant socialiste Vincent Courtillot ! Encore une preuve qui me vaudra une traduction devant un tribunal McCarthyste)

    @ Kelson :
     »Il y a deux points essentiels que vous négligez à mon avis :
    * Il n’y aucune raison de croire quelques personnes de ci de là plus que le GIEC
    * Il n’y a aucune raison que nous n’approchions pas d’un pic pétrolier lorsque les spécialistes et les compagnies pétrolières elles-même l’annoncent.« 

    Pour le peak oil, je m’inquiète peu :
    http://www.objectifliberte.fr/2009/07/vers-le-petrole-infini.html

    Sans parler des révolutions en cours de préparation dans les labos dans le domaine de l’énergie. Bref, dans les années 60, on nous annonçait une pénurie de cuivre à cause du développement des réseaux électriques et téléphoniques. Comme vous le voyez, on a trouvé des substituts. Et bien avec le pétrole, ce sera pareil, à condition, bien sur, que ceux qui sont en mesure de trouver les substituts aient le droit de le faire et d’en tirer profit.

    > Pour les »deux trois personnes par ci par là contre le GIEC«  : (et j’en profite pour envoyer un revers croisé à Léon l’inimitable :  »lourde controverse autour des théories du GIEC« . Vraiment ? Je veux dire, à part Claude Allègre ? »

    il serait fastidieux d’énumérer les centaines de scientifiques, qui ont, à un moment ou un autre, démonté tel ou tel point des affirmations du GIEC.

    citons la pétition project signée par 31000 scientifiques dont 9000 Phds, affirmant que le CO2
    est plutôt bénéfique pour la planète, et que les preuves de sa non implication dans les variations climatiques récentes abondent.

    Citons quelques uns des noms qui ne vous diront peut être rien, mais qui sont tous des sommités soit dans le climat pur et dur, soit dans des disciplines connexes, dont Jean Martin résume les travaux sur http://www.pensee-unique.fr et qui ont tous publié des papiers montrant des erreurs dans les travaux du GIEC :
    R. LIndzen, Jan Veizer, Rapport JSER, John Theon, Roger Pielke Sr, Frank Tipler, William Happer, Ian Plimer, William R. Cotton, Harrison Schmitt, Cliff Ollier, Roy Spencer, Yury Izrael, Khabibullo Abdoussamatov, Richard Lindzen, Marcel Leroux, Bill Gray, Paul Reiter, Frederick Seitz, Vincent Gray, Antonio Zichichi, Augie Auer, Michael Griffin, Robert Carter, Reid Bryson, Nils-Axel Mörner, Tom V. Segalstad, Madhav L. Khandekar, Al Pekarek, Tim Patterson, Freeman Dyson, Tim Ball, John Coleman, Daniel Botkin, David Douglass, John Christy, Fred Singer, Syun Akasofu, Rosa Compagnucci, Juan Minetti, Eduardo Toni, Oleg Sorokhtin, Jose Joaquim Delgado Domingos, Hendrik Tennekes, Art Douglas ; Howard C. Hayden, Don J. Easterbrook, Kunihiko Takeda, Garth Paltrdige, Stan Goldenberg, Arun D. Ahluwalia, Roger W. Cohen...

    il manque Moberg, Grudd, plimer, scafetta, courtillot, leroux...

    Et puis évidemment Gerlisch et Tscheuschner :
    http://www.pensee-unique.fr/effetdeserre.html

    Oh, et puis bien sûr, puisqu’on parle de « faire confiance au GIEC », les nombreuses fraudes imputables au brave Michael Mann de realclimate, le producteur de la fameuse courbe en crosse de hockey, ou à Phil Jones, du Hadley center :
    http://bit.ly/3xgjQk

    Si vous lisez l’anglais, des sites comme Anthony Watts, jennifer Mahorasy, Warwick Hughes, ou plus ardu, Steve Mc Intyre, (google them) procurent un excellent point de départ vers des innombrables publications sceptiques de qualité, et parfois il est vrai un peu polémiques. Mais comme on dit dans les cours de récré, « c’est pas nous qu’on a commencé ».

    Environ 750 scientifiques sceptiques ayant publié de la science dure contraire aux dires du GIEC ont témoigné devant le congrès US. google : James Inhofe (le sénateur qui tient leur liste)

    Bon, ça suffit comme ça pour ce soir.

    @ Chria : vous avez raison. Margareth Thatcher a joué avec le feu en utilisant ce qui était à l’époque une simple hypothèse pour affaiblir les mineurs en agitant le spectre des rejets du charbon. Comme quoi la politique du mensonge et de « l’avance masquée » que je dénonce dans mon article est toujours vouée à nous péter à la figure au centuple.

    et oui, M. Renève (je dis « monsieur », à la différence des malpolis gauchistes qui me donnent du « le bénard ») , j’ai osé critiquer Mme Thatcher - merci de ne pas le répéter, sinon, l’institut Hayek risque une attaque à la bombe de décérébrés libertariens, qui, comme vous le savez, mangent des ouvriers le dimanche et prient Hayek et son prophète 5 fois par jour en se tournant vers la fac d’éco de Vienne.

    @ basile : "La question de savoir si ce sont bien les énergies fossiles qui sont responsables pour la plus grande part de ce réchauffement reste très discutée mais ce n’est pas votre article qui va éclaircir le débat sur ce point«  

    Ce n’était pas l’objectif de cet article. Il faut savoir qu’AV reprend mes articles sur Ob’Lib’ lorsqu’ils les trouvent intéressants (avec mon accord, naturellement), mais que du coup, ne figurent pas sur AV tout ce que j’ai pu écrire sur mon blog sur le sujet. Mes lecteurs réguliers sur Ob’Lib’ savent mes positions, et je les rappelle régulièrement, mais cet article n’avait pas vocation à y revenir. J’espère que les quelques menus liens que j’ai disposés dans ma réponse vous aideront non pas à vous faire une idée (ma sélection est aussi biaisée que celle du GIEC, y a pas de raison !) mais au moins à approfondir, et à vous faire prendre conscience que »non, le débat n’est pas clos« 

    @ Philippe Renève : »Mais avec le pouvoir actuel qui vire à une franche féodalité, on s’en éloigne bien"

    +1 ! Bien que je suppose que notre accord sur ce point s’arrête aux constats (si je dis que ça n’a rien à voir avec le libéralisme, vous allez me dire que je suis un affreux dogmatique en plein déni de réalité, ou quelque chose comme ça ?), c’est tout de même à marquer d’une pierre blanche.

    -------------

    Sur ce, merci à tous les commentateurs, et je retourne à l’étude des facteurs de risque de faillite à venir pour de grosses banques américaines, sujet au combien actuel. Demain sur mon blog !
    http://bit.ly/2vFEm7
    ------



  • Vincent Benard Vincent Benard 25 octobre 2009 21:55

    @ lnternaute :

    Les maisons saisies ne se soldent pas automatiquement par une famille à la rue.

    En fait, bien des ménages en défaut profitent de la baisse pour louer plus petit, voire même plus rarement cessent de payer mais restent dans leur maison car la banque n’arrive pas à faire face au flux de faillites personnelles.

    Il y a aussi des familles qui se retrouvent sans logement durablement, mais c’est une minorité. Ceci dit, une minorité sur 7 millions, ça fait tout de même beaucoup de milliers. La situation est donc sérieuse

    Pour les banques qui ont participé au financement du prêt, elles même en empruntant sur les marchés financiers, la situation est parfois scabreuse.

    « Qui croire » : 

    C’est une bonne question, tant les signaux, les prévisions en provenance des analystes, économistes, politiciens, sont contradictoires. Pour ma part, je ne crois pas du tout à une reprise réelle et durable. La situation financière des banques US fait apparaitre trop de pertes « comptablement cachées » pour que la bulle de dettes se résorbe en douceur. J’espère vivement me tromper, mais...

    Et les politiques mises en oeuvre par la plupart des états, « soigner la dette par la dette », vont aboutir à prolonger la crise.

    Un certain nombre d’auteurs ont proposé une sortie de crise par échanges systématiques de dettes contre capital des banques. Nicholas Nassim Taleb (the black swan) va plus loin et estime que de tels contrats de sortie de surendettement par échanges de parts dans les maisons doivent être signés entre banques et propriétaires surendettés. Mais les grandes banques d’affaire, qui auraient le plus à perdre dans l’affaire, sont contre. et quand on voit le nombre d’anciens de Goldman Sachs ou Merrill Lynch dans l’administration US, on comprend que la partie est biaisée.

    un petit lien sur le sujet, sur mon blog :
    http://www.objectifliberte.fr/2009/04/sauver-les-banques-sans-spolier-les-contribuables-c-est-possible.html

    Cela rejoint le commentaire de « sheeldon » : la cogestion de l’économie entre les états et certaines grandes puissances financières est un fiasco, sauf pour lesdites puissances financières en question... Et jusqu’à ce que les lois de la dette les rattrappent, comme la loi de la gravité.

    @ « Vilistia » :

    logements sociaux : c’est pour moi la pire des façons de subventionner le logement (voir mon blog à ce sujet - google « objectif liberté » si vous avez du temps à perdre). Et vu le cassage de figure des prix aux USA, ce n’est pas ce dont ils ont besoin aujourd’hui.



  • Vincent Benard Vincent Benard 30 septembre 2009 20:40

    @ Candide : merci. En tant que non journaliste, j’apprécie encore plus
    @ Le Péripate : libéral classique, plutôt
    @ GOC : pour moi, le problème numéro un de la chine est l’environnement, et particulièrement l’eau potable, mais aussi les conditions sanitaires moyennes dans les campagnes qui pourraient vite devenir dramatiques si la croissance n’est pas faite sous la « rule of law », c’est à dire la responsabilité de chacun pour les dommages qu’il cause. Je n’en ai pas parlé parce que sinon, ç’aurait été un livre, pas un article
    @ stephanemot : oui, les déséquilbres vont produire des très forts remous. Jusqu’ou, ça, je ne sais pas. 20 millions de chômeurs en plus, qui retournent vers des campagnes en panne de productivité... Et je pense que les dirigeants chinois, qui ont peut être lu Hayek, devraient sérieusement se pencher dessus. Autre débat.
    @ chantecler : « ne pas avoir libéralisé suffisamment ( c’est là qu’on reconnait le libéral : jamais assez !) » : mais pour une fois, je libéralise dans le bon sens, non ? Quand la règle étatique avantage outrageusement le patron, elle doit être abolie aussi. La règle Chinoise qui empêche les salariés de négocier leur salaire à la hausse est du quasi esclavage. Je me situe ici dans la ligne d’un Frédéric Bastiat, qui voulait abolir la loi le chapelier pour permettre les associations syndicales, pourvu qu’elles soient non violentes, émile Ollivier, qui réussit à convaincre le pourtant peu démocrate Napoléon III à établir le droit de grève, ou encore Waldeck Rousseau, qui autorisera les syndicats libres dans les années 1880.
    @manusan : merci beaucoup
    @ Asinus : il semble que les jacqueries soient fréquentes, surtout dans les campagnes. le parti réprime. Les mouvements de jacques n’arrivent pas à s’organiser, pour l’instant, l’armée garde le contrôle

    (.... to be continued ...)



  • Vincent Benard Vincent Benard 5 décembre 2007 00:02

    @ eric : « Mesdames et Messieurs les urbanistes faites votre boulot, desserrez l’étau foncier ! »

    D’accord à 100% sur la nécessité d’une détente foncière, que j’ai par ailleurs évoquée ici même il y a fort peu :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=32412

    comme vous le dites par ailleurs dans un autre de vos articles, ce ne sont pas uniquement les urbanistes qui sont à blâmer, mais aussi les élus, courroies de transmission des propriétaires installés, qui pratiquent une pression « NIMBYiste » au détriment de ceux qui voudraient devenir propriétaires.

    Quant à savoir ce que la ministre va en faire... elle en fera ce que lui dira le grand patron si il daigne s’intéresser de près à la question ?

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