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Vincent Benard

Vincent Benard

Vincent Bénard est depuis mai 2008 président de l’institut Hayek (Bruxelles) et depuis 2005 collaborateur de l’institut Turgot (Paris), think tanks dédiés à la diffusion de la pensée humaniste libérale en langue Française.
Il vient d’éditer (novembre 2007) un ouvrage intitulé "Le logement, crise publique, remèdes privés", aux éditions Romillat. Ses conclusions tordent le cou à plusieurs décennies de politiquement correct en matière de logement.
Retrouvez le sur son blog : objectif liberté
ou sur le site de son livre : crise publique

Tableau de bord

  • Premier article le 06/03/2007
  • Modérateur depuis le 30/11/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Vincent Benard Vincent Benard 30 novembre 2007 18:04

    @ anamo & Manusan

    Vous avez « à moitié raison » de dire que la baisse des taux (et sans doute des politiques monétaires trop laxistes) a été cruciale dans le phénomène actuel de hausse des prix. Mais pour qu’une hausse de la demande provoque une telle flambée, il faut parallèlement que l’offre ne puisse s’y adapter. Sans quoi celle ci aurait réagi massivement à un tel « signal prix ». C’est la deuxième moitié de l’explication que mon hypothèse souhaite fournir.

    Sinon, comment expliquer que 42 grandes cités des USA et du Canada (sur plsu de 120), dont près de la moitié sont très dynamiques économiquement et démographiquement (plus de 30% d’augmentation de population en 15 ans pour les agglos d’atlanta, houston, DFW, austin...) connaissent les MEMES conditions macro économiques, mais PAS LA MEME hausse des prix ?

    Ce n’est pas l’existence de règles qui coince, mais leur philosophie. Dallas, Atlanta et Austin ont des règles de zonage, mais ces règles ont pour but de maintenir en permanence un excès de ressources foncières disponibles aux bâtisseurs. Au contraire, les règles en vigueur en France, Grande Bretagne, Australie, Californie, Oregon, etc... sont de type malthusien : elles ont pour but de freiner la constuction. La variable critique est le temps nécessaire pour mener une opération de croissance urbaine significative, de quelques mois à plusieurs années. dans le second cas, les prix explosent, car les coûts supportés par les constructeurs sont très élevés (les intrêts courrent), et les logements arrivent à contretemps de la demande : les investisseurs intelligents anticipent un risque de retournement et donc limitent leurs programmes. Donc la compétition entre acheteurs pour trouver un logement se joue sur un parc trop limité : prix flambent.

    Que mon hypothèse vous semble incroyable, c’est logique, très peu de personnes l’ont tenue jusqu’ici. Tout le monde répète « c’est la demande, c’est la demande ! » alors tout le monde y croit.

    Mais elle ne vient pas gratuitement. Elle est corroborée par de très nombreux travaux universitaires, ceux que je cite (Glaeser Gyourko, Cox-pavletich...), mais aussi des gens comme E.Barker, de la banque d’angleterre, Evans et Hartwich (Policy exchange, think tank de centre droit britannique), Robert Puentes (Broookings institution, Think tank de centre gauche), Mark Pennington, IEA (ultra libéral, donc ça compte pas), et donc, paul krugman, dont je viens de retrouver le lien, http://www.nytimes.com/2005/08/08/opinion/08krugman.html

    P.K. est très peu suspect d’être opposé par principe aux réglementations. C’est d’ailleurs la lecture de son article qui à l’époque m’a mis la puce à l’oreille, et m’a fait découvrir d’autres auteurs..

    En France, la plupart des professionnels de l’immobilier, mais aussi un nombre croissant de personnalités du milieu académique, commencent à convenir que ce diagnostic est au moins partiellement exact. Georges Mesmin fut le premier, Christian Julienne, Max Falque,

    Bon, pour les solutions, chacun y va des siennes, et il y a très loin d’un accord entre des gens comme Barker ou Pennington... Mais se mettre d’accord sur le diagnostic est déjà important.

    @ Tzecoatl :

    « ce que vous cachez » :d’une façon générale, on me reproche de faire des articles trop longs, et quand je résume, on me dit que je cache des trucs ... smiley // y a pas un caliméro dans les smileys ? smiley

    plus sérieusement,

    1 - le coût de l’étalement urbain à l’immédiate périphérie de villes déjà correctement équipées serait infiniment inférieur à celui de l’hyper étalement urbain que nous constatons aujourd’hui. Quand des communes de 2000 habitants en 95 gagnent 2 à 3% de population CHAQUE ANNEE depuis 97-98, parce que les abords de la « ville centre » du bassin d’emploi sont devenus inabordables, les coûts supportés par la collectivité sont bien pires.

    2 - L’étude la plus défavorable à l’étalement urbain aux USA (Burchell et al., the cost of sprawl) evalue le surcoût de l’implantation d’un logement « étalé » à 11 000 $ par famille nouvellement implantée. Les réglementations du sol excessives font supporter aux ménages US, qu’ils achètent une nouvelle maison ou une ancienne, une « pénalité réglementaire » de 75 000 $ EN MOYENNE (ça cache de très fortes disparités), payée par les entrants sur le marché aux sortants. Sachant que les sortants nets du marché sont généralement plus riches que les entrants nets, on mesurera l’équité sociale du deal auxquels les acheteurs de logements sont contraints. Il vaudrait mieux faire supporter les coûts de connection à leur vrais prix aux gens qui construisent, ce qui limiterait naturellement l’étalement urbain, plutôt que de le faire par une réglementation si sévère, avec le résultat que l’on observe.

    3 - vous assimilez le marché des agro carburants à un marché libre... Ahem. C’est un marché ultra subventionné, en Europe et aux USA. effet d’aubaine garanti.

    4 - Ne craignez rien pour la surface agricole, il manque à peu près 1 millions de logements pour revenir à un marché fluide, soit 3% du parc existant. Sachant que les terres développées représentent 8% du total, on ne risque guère de dépasser 10-12% en 2050, après quoi la démographie devrait chuter, limitant les besoins en terrain : l’agriculture n’est pas prête de mourir faute de terrain !



  • Vincent Benard Vincent Benard 30 novembre 2007 17:16

    D’habitude, je reste calme, mais là, M. Renève, vous dépassez les bornes.

    1) Non, je ne suis pas payé (Hélas...) pour diffuser ma propagande, comme vous dites (notez que si le bouquin se vend, je serais rémunéré pour mon travail, comme n’importe quel auteur. Cela fait il de moi un vendu, M. Renève ?). Je n’ai jamais sous entendu que vous étiez payé pour répandre votre logorrhée, alors essayez au moins de répondre sur le fond et non par de méprisables attaques ab hominem.

    Notez bien que si j’étais payé, ça changerait quoi ? Le fait d’être payé pour faire cours rend il le fond du discours d’un professeur moins crédible ? quelle est votre intention en tenant de tel propos ? Votre dénigrement systématique des libéraux est il... gratuit ?

    2) Vous ne savez visiblement pas lire : en italique à la fin, je parle des « absurdes politiques de subventions au logement ». Votre point n°3 est donc le fruit de votre imagination débordante.

    3) Point numéro 1 : Il faudrait être con pour prétendre qu’il faut construire partout, et je ne le fais pas. ne pouvant résumer 236 pages en 5 lignes, je vous renvoie à mon livre. Comme vous ne le lirez pas, ce que je comprends bien volontiers, je vous invite à repotasser vos cours sur « le droit de propriété ».

    4) libérer les loyers : naturellement, à condition qu’il n’y ait pas d’autres facteurs qui étranglent l’offre locative (comme le foncier...). Car actuellement, les investisseurs fuient le locatif (pourquoi donc font ils le forcing pour vendre à la découpe ?), et les particuliers n’y viennent que largement subventionnés. Il faut redonner aux bailleurs la perspective d’un placement pas très lucratif, pas très spéculatif, mais stable et aux revenus réguliers. Aujourd’hui, dans les secteurs « bullaires », trop de gens viennent sur l’immobilier avec un but purement spéculatif (c’est Krugman qui le dit, sans doute un de ces types payés pour diffuser de la propagande ultra libérale ?).

    5 ) votre #2 : Si vous saviez un tant soi peu ce qu’est la doctrine libérale (sur laquelle vous vous étendez pourtant longuement par ailleurs), vous sauriez que la liberté n’est pas l’absence de contrainte. Le droit romain, le code civil (originel) et le droit coutumier anglo saxon prodiguent des réponses à la question de savoir comment faire coexister des constructions qui ne se gênent pas les unes les autres sans nécessairement priver les propriétaires de leur droit de propriété.

    6) Toutes mes excuses aux autres commentateurs, qui ont posté des remarques intéressantes auxquelles je reviendrai répondre plus tard. Heureusement qu’il y a des gens qui répondent à des articles de fond par des commentaires, approbations, réprobations ou questions de fond, et non par des insultes, doublées de pseudo arguments à l’emporte pièce.



  • Vincent Benard Vincent Benard 29 mars 2007 22:34

    Article très intéressant !

    Pour comprendre pourquoi l’augmentation du SMIC ne peut en aucun cas augmenter durablement le pouvoir d’achat des plus défavorisés, étudions une proposition alternative présentée par Greg Mankiw, un des meilleurs économistes blogueur qui soit, que je résume :

    "Imaginez la proposition de loi suivante visant à augmenter le revenu disponible des travailleurs les moins qualifiés :

    1.Une subvention additionnelle aux bas salaires que touchent les employés peu qualifiés, financée par... 2.... Une taxe sur la masse salariale des employeurs qui embauchent des travailleurs peu qualifiés.

    Vous objecteriez sûrement, car vous avez du bon sens, que :

    cette proposition est stupide : en effet, une taxe sur l’embauche des travailleurs peu qualifiés décourage cette embauche, et par conséquent il y aurait très peu de travailleurs qui bénéficieraient de la subvention ! Il vaudrait mieux financer cette solvabilisation des bas salaires par une taxe prélevée sur une assiette plus générale que la masse salariale des entreprises employeuses de main d’oeuvre peu qualifiée".

    Vous avez compris ou Greg Mankiw veut en venir :

    « la proposition de loi ainsi énoncée paraît stupide, pourtant, elle est mise en oeuvre de façon quasi-similaire par des hausses arbitraires du salaire minimal, qui elles, paraissent sensées aux yeux de leurs promoteurs ».

    L’enfer est pavé de bonnes intentions : La hausse par la loi des bas salaires exclut du salariat les moins qualifiés, et ne permet pas à ces personnes de bénéficier de la « subvention aux bas revenus » que constitue ce SMIC arbitrairement élevé. En outre, en leur interdisant l’accès à l’emploi, elle leur interdit d’améliorer leurs qualifications et donc d’espérer s’élever socialement. La hausse du SMIC n’est donc clairement pas une bonne façon d’aborder la question du pouvoir d’achat des plus démunis.

    Un dispositif de type impôt négatif permettant une redistribution fiscale directe de revenu vers les moins qualifiés, dégressif de façon à éviter tout effet de seuil, parait un bien meilleur moyen (quoique pas exempt de défauts lui aussi, mais la perfection n’est pas de ce monde) d’augmenter « socialement » le pouvoir d’achat des moins bien lotis, qu’un salaire minimal arbitrairement fixé à des niveaux trop proches du salaire médian, et qui les exclut du marché de l’emploi.



  • Vincent Benard Vincent Benard 29 mars 2007 22:17

    la réponse précédente s’adressait bien sûr à Rioual, pas à Jip



  • Vincent Benard Vincent Benard 29 mars 2007 22:16

    non - La venue d’immigrants constitue au contraire une opportunité de hausse dans l’échelle sociale des populations en place, à condition que l’économie du pays ne soit pas bridée par des politiques qui empêchent la création de nouvelles richesses, l’article est me semble t il suffisamment développé (voire trop long smiley ) sur ce point.

    Les nombreuses données citées par Cahuc et Zylberberg, ou Harris, ou Legrain, sont de ce point de vue incontestables.

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