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Vincent Benard

Vincent Benard

Vincent Bénard est depuis mai 2008 président de l’institut Hayek (Bruxelles) et depuis 2005 collaborateur de l’institut Turgot (Paris), think tanks dédiés à la diffusion de la pensée humaniste libérale en langue Française.
Il vient d’éditer (novembre 2007) un ouvrage intitulé "Le logement, crise publique, remèdes privés", aux éditions Romillat. Ses conclusions tordent le cou à plusieurs décennies de politiquement correct en matière de logement.
Retrouvez le sur son blog : objectif liberté
ou sur le site de son livre : crise publique

Tableau de bord

  • Premier article le 06/03/2007
  • Modérateur depuis le 30/11/2007
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Ses articles classés par : ordre chronologique













Derniers commentaires



  • Vincent Benard Vincent Benard 14 mars 2007 08:02

    La réponse à Fred M me semble répondre aussi à votre question

    Je le répète : ce ne sont pas les produits qui paient la taxe mais au final, les acheteurs.

    Certes, les charges poignardent dans le dos nos entreprises (et nos salariés, ne les oublions pas). Mais le challenge est d’arriver à les réduire non pas en augmentant un autre impôt, qui ne fait que déplacer le poignard, en quelque sorte...

    De très nombreuses entreprises françaises n’exportent pas (artisans, services locaux, commerces, etc...) ou font l’essentiel de leur chiffre en France : pour ces entreprises là, trois à cinq points de TVA en plus, c’est du chiffre d’affaires en moins : les clients réagissent négativement aux hausses deprix en général. Par conséquent, même si par le cout total d’un salarié diminue en aval, le gâteau à distribuer a été amoindri d’autant en amont.



  • Vincent Benard Vincent Benard 14 mars 2007 01:40

    point par point :

    1) Le protectionnisme, sous quelque forme qu’il soit, appauvrit plus de consommateurs qu’il ne protège de producteurs. La TVA sociale fera financer par les salariés français la compétitivité améliorée des entreprises à l’export. Quid des entreprises locales qui exportent peu, des entreprises de service, dont la clientèle sera appauvrie ? Sauf spirale inflationniste sur les salaires, voir réponse précédente à FredM

    2) Au risque de me répéter, cet argument ne résiste pas à l’analyse : simple changement de moment de la taxation dans le flux de l’argent dans l’entreprise. Ajoutons que la moindre valeur ajoutée nette se traduira par moins de réinvestissement et donc à terme moins de gains de productivité : les gains sur les cotisations seront vite « mangés ».

    3) La TVA sociale devra bien alimenter les caisses d’AM ou de retraite : le gain administratif sera médiocre. et comme il n’est pas envisageable ni envisagé de supprimer toutes les cotisations (il ne s’agit que d’un transfert partiel dans la plupart des propositions, sinon le taux de TVA à appliquer serait prohibitif), la bureaucratie URSSAFF a de beaux jours devant elle même avec la TVA sociale.

    4)Les propositions de Bayrou et consorts ne portent que sur un transfert de financement des institutions monopolistiques actuelles. toute réforme, dans ce cadre, ne serait que de surface, pas structurelle.



  • Vincent Benard Vincent Benard 14 mars 2007 01:28

    Ou avez vous lu que nous affirmons que les USA soient un modèle absolu ? Plus efficace que nous, sans aucun doute, mais de là à les citer comme exemple de perfection libérale, il y a un gouffre. Les USA ont avec le temps accumulé un mix de règles libérales et d’autres interventionnistes. Le compromis, plus libre que chez nous, est loin d’être un modèle libéral intégral.

    Quant à la crise immobilière actuelle, elle est essentiellement liée à la sur-réglementation du sol qui touche certains états, qui crée une pénurie artificielle de logements (recherchez « glaeser gyourko housing » dans google). Pas vraiement une crise de l’ultra libéralisme !

    Mon pronostic : cette crise sera absorbée sans gros dégats, comme les précédentes du même type au début des années 90.

    D’une façon générale, nous attribuons aux nombreuses politiques interventionnistes menées par les états fédérés ou l’état fédéral les problèmes qui existent de ce pays, pas à des excès libéraux... Mais ça méritera plus de développements, je vous l’accorde.



  • Vincent Benard Vincent Benard 14 mars 2007 01:17

    L’argument est souvent cité mais ne vaut pas mieux que ceux cités en faveur de la TVA sociale dans l’article, d’où ma propension à le négliger, ce qui est visiblement une erreur de communication...

    Voir ma réponse à Fred M pour le fond.



  • Vincent Benard Vincent Benard 14 mars 2007 01:15

    Je copie-colle la réponse d’Henri Sterdiniak, économiste à l’OFCE, contre cet argument souvent évoqué mais trop simple (parue dans la tribune) :

    « Il est faux de croire que la TVA sociale permettrait de faire payer notre protection sociale par les travailleurs étrangers, en taxant des produits importés. Augmenter la TVA de 5 points en réduisant d’autant les cotisations sociales employeurs induirait certes des gains de compétitivité pour les entreprises françaises mais pousserait à la hausse les prix des biens consommés importés. Dès lors, face à cette reprise de l’inflation, soit on maintiendra l’indexation des salaires, ce qui déclenchera une spirale d’inflation domestique, jusqu’à ce que les gains de compétitivité initiaux soient perdus. Soit on bloquera les salaires, les pensions et les prestations sociales, et les gains de compétitivité seront payés par les salariés et les retraités. Gare aux illusions : ce sont bien les salariés de chaque pays qui doivent financer la protection sociale. »

    Bref : ce ne sont pas les produits qui paient la TVA mais les acheteurs... Le seul moyen de renforcer notre compétitivité par une baisse du coût du travail est de gager une réduction des cotisations patronales sur une réduction réelle des dépenses sociales, sans hausse d’un autre impôt. D’où nécessité d’une réforme de fond du système

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