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Vincent Verschoore

Vincent Verschoore

Blogueur intéressé par (presque) tout mais expert en rien. Cursus technique et commercial. Photographe. Sujets de prédilection : les économies locales, la physique et la cosmologie, le désenfumage politique et médiatique, l'éducation non formelle. 

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  • Premier article le 24/10/2008
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Derniers commentaires



  • Vincent Verschoore VincentV 22 janvier 2008 12:58

    @ddedacoudre

    "Ce n’est pas merveilleux ce paradoxe comptable, ce qui est à l’origine de la richesse le travail humain est compté comme une charge depuis que nous sommes sortie du servage"

    Euh, vous êtes sur ? Oui le travail apparaît comme une charge dans un compte de résultat du fait que le travail implique de "sortir" des sous (les salaires et les charges), mais la valeur travail est implicite du poste "revenus" de ce même compte de résultat, c’est la valeur ajoutée de ce travail qui permet à l’enteprise de vivre. Et dans le cadre d’une comptabilité globale type PIB national, c’est bien cette valeur ajoutée qui compte.



  • Vincent Verschoore VincentV 22 janvier 2008 12:23

    Merci pour vos commentaires.

    "On est persuadé, de par l’intervention de Bruxelles, qu’empêcher la constitution de monopoles est libéral.

    Or, il existe des libéraux qui considèrent que cela est une forme d’interventionnisme. On doit être d’accord pour dire qu’il y a plusieurs définitions du libéralisme."

    En dehors de la gauche française, personne ne pense que l’UE développe une politque économique libérale. De fait, l’UE n’est pas libérale, elle est technocratique et s’attache à imposer un maximum de régles communes à tous ses membres, malheureusement parfois (souvent...) en dépit du bon sens, pour avoir un cadre commun au sein duquel chaque pays développe la politique qu’il veut - ou presque, car n’ayant plus le contrôle monétaire, ca limite fortement le degré de liberté... La chasse aux monopoles, qui est cohérente dans l’esprit de maintenir un cadre commun, est aussi l’équivalent de ce qu’étaient les Templiers du 11eme siècle : le bras armé d’une Eglise protégeant le pélerin sur la route de Jérusalem de l’époque, le bras armé d’une administration protégeant les consommateurs des excès monopolistiques d’aujourd’hui. C’est moins glamour, certes.



  • Vincent Verschoore VincentV 21 janvier 2008 15:50

    Il me semble que l’opposé du libéralisme est plutôt le communisme, cad la mise en commun des moyens de production, et le fait que le "capital" appartient entièrement à l’Etat. Dans les faits, communisme et capitalisme sont assez proches : dictature (du capital ou de l’Etat), hiérarchisation, tendance vers les monopoles et maximisation des intérets d’une minorité détentrice ou "ayant la charge" du capital (les gros actionnaires, ou la nomenklatura).

    Le libéralisme est opposé au capitalisme dans le sens ou il recherche plutôt l’éparpillement du capital dans une multitude de structures libres de leurs mouvements, contrairement au capitalisme qui tend à condenser le capital (l’argent va à l’argent). Mais il est encore bien plus opposé au communisme, ou la condensation capitalistique est totale et la liberté de mouvement nulle.

    L’etatisme n’est pas un système économique en soit, c’est le fait que l’Etat intervient à tous les nvieaux, mais cela peut exister aussi bien dans un pays de type communiste (Chine....) ou capitaliste (France...). L’étatisme dans une forme "douce" me semble compatible voir nécessaire au libéralisme, car il permet de poser un cadre au sein duquel opèrent les lois du marché, il ne faut pas que ce soit le marché qui pose le cadre, car alors on se retrouve vite dans un système ou seule compte la loi du plus fort.



  • Vincent Verschoore VincentV 18 janvier 2008 14:25

    Outre la caricature, c’est quoi vraiment être riche, et quoi vraiment être pauvre ? La majorité d’entre nous n’est elle pas quelque part entre les deux, ni riche, ni pauvre ? Quel est l’intérêt de se dire pauvre quand on ne l’est pas vraiment, par rapport au SDF qui dort dans des cartons ? Il faudrait inventer des mots plus précis que "pauvre" ou "riche", à mon avis, car entre 500 E par mois et 5 000 E par mois (et les "vrais riches" gagnent beaucoup plus que cela), il y a une telle marge que deux adjectifs ne suffisent pas.

    Ca me rapelle un repas entre amis, on dégustait un poulet aux endives avec un bon petit rouge (habitant en Bourgogne, obligé), parlant politique, lorsque un des convives, musicien professionel de très bon niveau dit en guise de préambule "nous, les pauvres..." J’avoue avoir failli m’étrangler sur le poulet. Lui et moi avons des niveaux de vie similaires donc il doit gagner entre 1 et 2 x le smig, pas riche, mais certainement pas pauvre. Par respect envers les ’vrais" pauvres, faisons attention à notre vocabulaire...



  • Vincent Verschoore VincentV 18 janvier 2008 11:47

    Très bien ce débat.

    Dans un monde fini une croissance infinie n’a pas de sens, donc effectivement la disparition de la croissance semblerait inéluctable. Sauf que le monde n’est pas réellement fini, c’est à dire que le domaine des services n’est pas assujeti à la consomation de ressources finies, et c’est la-dessus que se base une grosse partie de l’espérance de croissance occidentale. Ici, à l’inverse de la Chine par exemple, on ne peut plus espérer faire progresser (en termes strictement économiques) le niveau de vie en sur base de la transformation de ressources naturelles, mais si on veut par exemple continuer à payer les retraites (toujours moins de travailleurs qui financent toujours plus de retraités, donc il faut que les travailleurs soient plus productifs pour compenser) et résorber le chômage (en donnant à la population un pouvoir d’achat plus important et donc une demande suffisante pour remettre tout le monde au boulot), il faut bien faire quelque chose, mais quoi ?

    Comme l’on dit d’autres intervenants, la France s’auto-censure assez brillament avec

    - un marché du travail trop rigide (ceux qui sont "dedans" bossent comme des dingues et ceux sui sont "dehors" n’arrivent pas a entrer),

    - le développement d’un actionnariat "boursicoteur" court-termiste qui valorise le gain immédiat mettant ainsi en péril l’ensemble du tissus industriel (manque d’investissement, perte de savoir-faire à cause de licenciements boursiers, gestion financière plutôt qu’industrielle),

    - l’inexistance d’un noyau dur de grosses PME qui assurent le développement industriel par une gestion long-terme, à l’abri des inepties boursières ou des frasques de patrons issus de la nomenclatura (énarques, hauts fonctionnaires) qui s’amusent à la tête de grands groupes dans une perspective d’enrichissement personnel au dépends de l’outil

    - un contexte administratif et fiscal très lourd, j’ai lu quelque part qu’il y a en France plus de contrôleurs et d’inspecteurs que d’entrepreneurs...

    Il me semble qu’adresser ces différents points (liste non exhaustive, sûrement..) permettrait de renouer avec une vitalité économique qui augmenterait le revenu global de la population, augmentant à son tour la demande intérieure pour des produits plus "haut de gamme" et des services, mettant ainsi plus de gens au travail, bref un cercle vertueux.

    On a aussi parlé du prix de l’immobilier, certes un facteur mais ce n’est pas vraiment un problème : il suffit de construire plus de logements, en France il y a encore largement la place, et si le marché se détend les prix (hors immobilier spéculatif) n’auront plus de raison d’augmenter. Comparez avec l’immobilier dans des pays à forte densité de population comme les Pays-Bas ou l’Angleterre, c’est encore nettement plus cher !

    Pour finir, je dirai qu’un poids énorme qui pèse sur le pays (et pas seulement la France) est le remboursement des dettes publiques, et qu’il y a là aussi une solution simple et drastique : refuser la notion même de l’intérêt sur des prêts d’Etat. C’est cohérent, car cet argent étant créé ex nihio (il n’y a rien "en face"), la notion d’intéret n’a pas lieu d’exister.

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