@L’auteuse
Tout d’abord je vous félicite pour votre engagement associatif, quel qu’il soit ; sachant qu’il est très difficile de trouver des gens motivés pour l’engagement et encore bien plus difficile pour la prise de responsabilité.
Je mettrai un petit bémol à votre entousiasme ; si votre engagement est basé sur : je reçois au moins autant que ce que je donne. C’est mon intérêt autant que celui de la collectivité que les valeurs de la République et de la démocratie soient pleinement actives, et plus que jamais en banlieue., il risque de ne pas durer. De par ma propre expérience dans le monde associatif et particulièrement aux postes à responsabilité, nous recevons très vite plus d’emmerdements qu’autre chose. Mais gardez votre entousiasme, on ne sait jamais.
Pour ce qui concerne la marque déposée banlieu je la porte et je l’assume ; même si j’en suis sorti pour ma vie courante, pas associative ; ce n’était pas le 93, mais le 91. Mieux même, j’assume totalement ma marque de fabrique : cité de banlieu ; il n’y a aucune honte à reconnaître ses origines.
Par contre le point sur lequel je ne vous suivrez pas n’est pas spécifiquement le bord politique que vous exprimez, cela m’est totalement égal, mais la façon de l’amener. Il vaut mieux éviter de mettre en avant ses engagements associatifs pour faire ensuite un amalgamme politique. Certes, vous n’êtes pas la seule à le faire, mais ici, j’ai l’occasion de vous le dire. Que je sache, vu mon expérience dans les cités, rien ne s’améliore ; ce n’est pas une préoccupation politique depuis plus de trente ans, et si vous préférez faire confiance à un des membres du gouvernement actuel, qui gouverne depuis 5 ans, désolé de vous dire que le constat est sans appel concernant la vie dans les cités. Certes, on peut changer ; mais un changement juste avant une échéance électorale, il me semble le vivre comme un déjà vu. De ma propre expérience, et d’autres, nous serions plutôt indécis sur un choix précis avec une seule certitude : pas votre poulain. Comme quoi, selon les villes, les cités, nous n’en tirons pas les mêmes expériences ; mais je ne revendique pas détenir la vérité !
Je vous encourage cependant à continuer vos engagements et terminerai par ces quelques mots du Marquis de Sade : L’homme serait le plus heureux des êtres si du seul besoin qu’il a d’une illusion quelconque ne naissait aussitôt la réalité.