A Rocou,
J’espere que tu as bien mesure l’humour de mon post. Ce fil est un vrai plaisir, et c’est tres agreable de discuter avec vous.
A mon avis il existe des choix de societe qui nous preexistent. « Etre ne quelque part »... et oui le choix des anciens s’impose a nous. Dans notre famille, notre ecole, quand on marche sur la route qu’ils ont faite avant que nous ne soyons nes. C’est pour ca que je t’ai decrit la vie au Moyen age : les gens « signaient » alors ce contrat, en restant dans le giron de leur clan ou en le quittant, pour un autre ou pour la vie sauvage.
Si l’on s’y plie, il nous reste une certaine liberte contractuelle. Mais pour le reste Dura Lex, Sed Lex.
Si l’on ne s’y plie pas c’est l’aventure. Tu n’as peut etre jamais cotoye de SDF, moi oui, j’ai meme dormi avec un d’eux, sous la pluie. Ce sont eux les aventuriers anarcho liberalistes qui ont le courage de quitter notre monde. Mais la Cite s’est etendue, et il leur est difficile de trouver leur place, a eux, les urbains asociaux.
Mais il reste des aventuriers. ceux qui avant allaient dans les colonies (l’hstoire en Algerie de Duroy dans Bel Ami), s’engageaient dans l’armee (Barry Lyndon), prenaient le maquis (mon grand pere) sont aujourd’hui quasiment les memes. Ils cherchent toujours leur liberte loin de l’Etat. C’est en Chine, en Thailande ou ailleurs. Ils vendent tant des armes que du riz en Afrique. Ils y trouvent leurs compte ou se cassent les dents.
La secession anarchiste (proudhonienne ou liberale) ne peut etre imposee, sauf nouveau choix de societe, nouveau pacte social. Notre choix de l’Etat indivisible (love it or leave it) et un produit de l’Histoire. Si l’on ne veut plus de la securite qu’il nous offre, on peut toujours le quitter.