La seule chose que vous proposez est de les concurrencer par les bas salaires. Vous vous satisfaisez des lettres de reconversion pour des postes à 150 euros par mois qu’ont reçu des employés français licenciés pour cause de délocalisation en 2006. C’est cracher à la figure des gens.
Mettez-vous vous-même en concurrence avec les esclaves. Au moins vous aurez de l’avance. Commencez pas demander une baisse de 50% de votre revenu.
Nous n’avons aucun intérêt à faire venir de Chine des objets que nous savions fabriquer. Nous y perdons à la fois nos économies et nos emplois, sans compter notre culture. Démontrez-moi le contraire si vous pouvez.
Il faut arrêter de voir le commerce comme limité aux échanges avec les pays sous-developpés. L’Europe avec ses quelques 400 millions d’habitants est un marché plus que suffisant pour les industries. Rien n’empêche nos industriels d’aller s’installer en Chine et d’y embaucher des gens à 2 euros par jour, mais à condition qu’ils vendent en Chine. Rien n’empêche les chinois d’investir en France et d’y embaucher des gens à 1500 euros par mois pour vendre leur camelote en Europe. Seulement, il faut une cloison car les systèmes économiques et monétaires sont totalement différents. Par haine et par mépris les anti-français essayent de faire croire que le FN mettrait des taxes à l’importation de biens fabriqués en Suisse ou au Luxembourg. C’est complètement ridicule.
Si nous ne sommes pas compétitifs sur des marchés au Brésil alors que les vietnamiens le sont, cela n’a aucune importance. Faisons dépendre nos emplois, comme cela a été le cas jusqu’en 1974 de notre consommation et protégeons-les par des systèmes de taxes ou de quotas. On vendra moins d’Airbus, tantpis. Les tiers-mondistes ont abandonné l’idée même de marché commun et de préférence communautaire. Il faut relancer cette idée.