Vous avez tout à fait raison... Un paragraphe a sauté par rapport à l’article original de mon blog :
« La subvention est la même pour chaque élève, en ville ou à la campagne, dans une municipalité riche ou pauvre. Les villes les plus riches peuvent avoir une politique éducative et aider les établissements communaux, mais dans les zones rurales de l’altiplano ou dans les banlieues de Santiago, il leur est impossible d’accompagner socialement ces écoles dans lesquelles se regroupent les plus pauvres. Par ailleurs, la subvention n’est aucunement liée à la qualité de l’enseignement : elle est versée du moment que l’élève va en cours. Là encore, les zones rurales où les enfants abandonnent rapidement l’école sont défavorisées. Ce système crée en outre un effet »entonnoir« : Les collèges privés subventionnés ont la possibilité de rejeter les »poros« (les cancres) vers les municipaux. Dans l’autre sens, pour des raisons économiques, la probabilité pour les bons élèves de s’élever d’un échelon à l’autre est quasiment nulle. »
Petite note sur l’actualité : Depuis quelques jours, les collégiens se mobilisent de nouveau. Ils ont l’impression que la commission mise en place n’avance pas assez vite et que sans « pression » elle n’aboutira pas à des changements rapides et concrets.