La télé est à la fois :
- une machine à mystifier (définition du dico : abuser de la crédulité de quelqu’un pour s’amuser à ses dépens, tromper en donnant de la réalité une idée séduisante mais fausse),
- une machine à manipuler (définition du dico : amener insidieusement quelqu’un à tel ou tel comportement pour le diriger à sa guise, transformer les faits par des opérations plus ou moins honnêtes, trafiquer).
(Vous avez forcément vu un jour un reportage à la télé traitant d’un sujet dont vous étiez partie prenante ou que vous connaissiez sur le bout des doigts. Souvenez-vous de votre frustration, voire de votre énervation. Trop d’approximations, trop d’inexactitudes, trop de dédain souverain pour les acteurs du réel. Vous vous êtes peut-être dit : « Pas de chance, je suis tombé sur un mauvais journaliste. » Mais pas du tout, c’est toujours comme ça. Quels que soient les sujets traités, ils sont maltraités. Même quand il s’agit de compter les morts, les blessés et les petites filles violées, le vrai domaine d’excellence des J.T...)
Pour asseoir son pouvoir, la télé utilise tout un arsenal de techniques de communication : le mensonge (par mission ou par omission), la falsification, la supercherie, la mauvaise foi, la dramatisation à outrance, la connivence, la complaisance, la diversion, la censure et l’auto-censure,
Demandez-vous, par exemple, quelles sont les archétypes véhiculés par les documentaires, les films et télé-films des grosses chaînes. C’est halluciant ! Le catéchisme, à côté, c’est un truc d’enfants de chœur.