Comme la remarque sur les syndicatophobes semble s’adresser aussi à moi. Je crois qu’il est utile que je précise mon propos. Je ne suis pas anti syndicats.
Je constate simplement que depuis dix ans (avant j’étais trop jeune pour m’en soucier), je ne vois les syndicats oeuvrer que pour préserver d’abord les avantages des salariés de la SNCF, d’EDF et de la RATP. Je n’y trouverais rien à redire si à l’opposé je n’avais pas l’impression d’un mépris total des salariés du privés qui font souvent parti d’une classe moyenne parente pauvre du débat politique et syndical. J’ai donc des griefs contre nos syndicats suite à cela.
De plus, lorsque je compare les conditions de travail des cheminots ou plus exactement des conducteurs de motrices, avec celle des chauffeurs routiers, je me pose des questions sur les syndicats et leur objectivité, notamment la question de la pénibilité du travail.
Je me pose aussi la question lorsqu’ils défendent le comite d’entreprise d’EDF alors même que la même semaine, on apprend qu’une famille a vu son accès à l’electricité coupé en plien mois de novembre.
Je me pose aussi la question sur les syndicats lorsqu’ils ne mettent pas en garde les gouvernements contre les conséquences des décisions politiques, je pense en particulier aux 35 heures vis à vis des métiers de l’infirmerie et des PME (problème pour trouve rle personnel, gestion du temps, le cout étant à la limite presque secondaire)...
J’ai l’impression que les syndicats ne voient que ce qui est médiatique : les abus de quelques PDG (j’ai d’ailleur aussi quelque griefs contre Messier car il donne une image lamentable des personnes qui occupent des places comparables), la SNCF et les grêves -parisiennes !- ou encore les délocalisations.
Peut-être est-ce aussi la faute des médias. Je gage qu’il y a un peu de tout cela, mais l’impression reste, et c’est cela que les gens gardent en mémoire, c’est pour cela qu’il y a de moins en moins de syndiqués.