C’est vrai que c’est grisant, ce sentiment d’unicité, hein ?
Bon, moi, je le retrouve dans des choses moins terre-à-terre qu’un langage (quoique si on en croit les partisans, il s’agit-là d’un sujet transcendant tout matérialisme, mais ça va être difficile de me convaincre), mais après tout, si certains veulent se différencier à travers cela, peu m’importe, qu’ils s’amusent. Et idéologiquement, cette différenciation de la « masse » d’une manière ou d’une autre me séduit assez.
Mais alors si l’esperanto se limite à cette seule vocation, qu’on arrête de le (la ?) brandir comme le flambeau de la civilisation humaine future unifiée (quelle horreur !).
Bon, evidemment, l’esperanto n’a pas été créé dans ce seul but, du moins je l’espère. Sinon, c’est perdre beaucoup de temps pour pas grand chose.
Et d’un point de vue linguistique, le peu que j’ai su de l’esperanto m’ammène à le considérer comme peu pratique. A tout prendre, je lui préférerai le Volapük, l’idéal étant pour moi un langage réellement technique (je suis ingénieur, pour information, et les problèmes de compréhension dans le domaine technique ne se rencontrent pas qu’avec les langues étrangères, je vous assure ! la norme en la matière serait même plutôt la « surexpression » de la langue maternelle... à croire que dans tout ingénieur, il y a un prosaïcien qui someille).