« vous êtes vous demandé, pourquoi les femmes ne battaient ou ne violaient qu’exceptionnellement ? »
Ce que j’ai dit sur les hommes battus et les mères maltraitantes, c’est une réponse à cette phrase qui vient de vous. Non, les femmes violentes ne sont pas « exceptionnelles ». Inutile de ressortir des rapports et des enquêtes pour essayer de prouver le contraire. Fréquentez les hôpitaux, les foyers pour enfants battus ou les tribunaux, et vous vous en rendrez compte.
Et, non, l’humanité ne consiste pas à idéaliser la victime, à ne voir que les « bons moments passés ensemble ». Accessoirement, je ne vois pas Marie Trintignant « mauvaise », mais si par faux respect et vraie hypocrisie je ne peux pas la qualifier d’instable, alors je me damande quelle est votre notion du respect. Je préfère, moi, la respecter à travers ce que je sais d’elle, que je l’approuve ou non, que je l’admire ou non. J’admire certaines choses en elle, j’en réprouve d’autres. Mais je ne la vois certainement pas à travers son « statut de victime », d’ « emblême de la violence conjugale ». Sa vie est celle d’une femme et d’une actrice, avec ses qualités et ses défauts, et ses défauts sont autant « elle » que ses qualités. Ce que je dit pour elle vaut pout toutes les victimes. Et pour leurs familles.
Quant à m’identifier à elle, pourquoi et, d’ailleurs, de quel droit ? Qu’est-ce que c’est que cette manie de s’identifier ou aux stars, ou aux victimes (et là, bardaf, elle est les deux !) ? C’est peut-être votre vision de l’ « humanité », mais honnêtement, c’est une vision qui n’aide personne.