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Commentaire de Aziraphale

sur Dans nos hôpitaux pour lutter contre les infections nosocomiales le cuivre s'invite !


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Aziraphale Aziraphale 17 juillet 2007 14:51

Bonjour p@py,

Oui, c’est vrai que cela peut arriver.

Cependant, le staphylocoque doré est une bactérie présente naturellement au niveau des fosses nasales, de la peau et du pubis donc la piste d’une auto-infection par opportunisme est plus courante qu’une hétéro infection.

D’autre part, si c’est une infection nosocomiale c’est qu’elle s’est déclarée au court d’une hospitalisation donc la personne avait besoin de soins...Même si, pour exemple, une femme enceinte est un individu sain a priori, il y a quand même une atteinte de l’intégrité du corps à l’accouchement, une fragilité et une possibilité pour les bactéries de devenir pathogènes.

J’insiste sur le fait que je parle du staphylocoque doré et non de celui qui est résistant.

Le SARM lui est essentiellement acquis à l’hôpital vu que sa résistance est en lien d’une part avec la lutte des personnels de l’hôpital pour maintenir le lieu exempts de germes. L’utilisation de produits bactéricides, virucides etc...qui entraine à terme une adaptation des bactéries. D’autre part, l’utilisation nécéssaire d’antibiotiques (vu les pathologies traitées) qui induisent le même phénomène de résistance.

Donc, sur un individu « sain » (ou pas d’ailleurs),l’infection nosocomiale au staphylocoque doré me semble moins le fait d’une hétéro-contamination que celle au SARM. Ceci en lien avec votre commentaire et ma réaction au commentaire de Tchoo sur les mesures d’hygiènes qui sont nécessaires mais n’éradiqueront pas les infections noso.

Au final, je n’oublie pas le vécu d’une infection noso par le patient quelque soit le mode de transmission et quelque soit le germe car elle reste profondément injuste et peut amener à des complications parfois dramatiques.

Je voulais juste faire la part des choses car une infection noso n’est pas forcément le fait des soignants même si la piste est systématiquement explorée par le CLIN (Comité de Lutte contre les Infections Nosocomiales) et ce afin de contrôler les bonnes pratiques d’hygiène hospitalière et d’adapter ces pratiques pour diminuer les infections noso.

En dernier lieu et pour en revenir à votre article qui m’a fortement intéressé, la piste du cuivre est à suivre car effectivement pour des nids à germe comme les poignées de portes, cela diminuerait fortement les risques de transmission manuportée ! L’étude est en cours en Grande Bretagne, espéront que cela porte ses fruits.

A bientôt


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