« L’initiative est une bonne chose, mais vos définitions sont strictement personnelles, et elles entrent en contradiction avec les définitions déjà existantes. Comme vous dites, les mots ont un sens généralement acquis, alors tenons-nous à ce sens »
Je vais néanmoins réaghir là-dessus.
Donc, soyons conservateurs au possible, et refusons tout changement, n’employons que les sens « généralement admis » (ce genre de sens change de manière radicale environ tous les dix ans, mais faisons l’impasse sur ce genre de phénomène). Exit, donc, tous les mots à plusieurs sens, dont la plupart des sens « parallèles » au sens premier (et au passage, aussi « généralement amis » que le premier sens) viennent justement de l’attribution à tel ou tel terme d’une définition personelle par tel ou tel auteur. Exit également les termes du langage courant au sens « généralement admis » qui en revêtent un autre dans un cadre spécifique (pour vous, c’est quoi, une résistance ? la « qualité par laquelle un corps résiste à l’action d’un autre corps » ? Perdu, c’est le « rapport de la puissance perdue dans un circuit sous forme de chaleur ou de rayonnement au carré de l’intensité du courant instantané de conduction », en électronique). Exit toutes ces inventions linguistiques, ces audacieuses inventions avancées par quelque obscur linguiste, auteur, chercheur ou mathématicien qui a conféré à des mots des définitions nouvelles, quoique inspirée de celles déjà existantes. Que l’on ai plus qu’une langue plate et complexe, ou un mot égale un sens, comme je l’ai proposé plus haut !
Sauf que moi, je n’en veux que pour le domaine des sciences industrielles, pas pour la littérature ou la vie de tous les jours.
Vous dites que mes définitions divergent de celles existantes... Pas tellement, pas tellement. Si l’on ouvre le dictionnaire on trouve au mot « esperantiste » la définition suivante : « Celui qui pratique l’espéranto et en est partisan. » Ma définition classant d’office les esperantistes parmi (ce terme sous-entend donc qu’au contraire de la définition du dictionnaire, j’ai restreint les esperantistes à un sous-groupe) les esperantophones (« Celui qui parle l’esperanto », définition qui, ho surprise, est exactement la même que celle que j’avais donnée !), je me suis contenté d’axer la définition d’ « esperantiste » sur le partisanat plutôt que sur la pratique de la langue. Rien de plus. Aucun chamboullement drastique de la définition officielle, donc. Mes définitions n’étaient d’ailleurs là que pour établir la distinction « esperantiste »/« esperantophone », rien de plus.
Une fois cette distinction faite, vous pouviez tout à fait lire mes messages avec la même définition que celle fournie par le dictionnaire. A la limite, vous mentionnez mentalement « fervents » devant « espérantistes » si vous êtes un incurable.
Voila, maintenant que je vous ai fourni tous les outils nécéssaires (dont beaucoup d’inutiles à la majorité, mais bon, je pensais que vous vous y situeriez) à la lecture et à la compréhension de mes messages, je vous prie de bien vouloir cesser vos échappatoires ridicules autant qu’indignes d’une personne de dialogue pour vous attaquer à une critique (pour rappel, une critique peut être élogieuse ou dépréciative, ou même neutre, parfois) de mes messages, si vous y tenez.