Tous les humains n’ont pas les mêmes désirs.
Certains vont s’épanouir dans la possession à un certain
moment de leur vie, d’autres trouveront de la joie dans le contact avec la nature, d’autres en se cultivant etc..
En fait, ce qui est dérangeant pour moi, c’est que seules quelques voies soient valorisées. De devoir se conformer pour avoir le droit d’exister.
Les bouddhistes ne disent pas qu’il ne faut pas avoir de désirs ( car sans désir, on est mort ), mais qu’il faut en être libre, ce qui est très différent.
Je pense aussi que les personnes qui ont un grand désir de reconnaissance sociale, sont aussi celles qui bien souvent ont l’identité la plus fragile. Qui dépendent énormément du regard des autres pour se sentir exister, tout en se persuadant que si elles en sont arrivées là, c’est parce qu’elles sont les meilleures, ou que c’est un dû. Mais elles ont sacrifiées beaucoup de leur authenticité au passage. Il y en a aussi beaucoup qui après avoir atteint leur but, font des dépressions, parce qu’elles se sont rendues compte que ce quoi après elles courraient, n’était que du vent.
Moi qui me contente de peu, je me sens parfois beaucoup plus libre que ceux qui exige beaucoup de sécurité de la la vie. Parce qu’il me semble que le problème se situe là, aussi. Ceux qui sont obnubilés par l’avoir ont peur de manquer d’argent et d’amour, de mourir etc.. Ils vivent dans l’illusion que s’ils acquierent certains objets de consommation, ils seront plus aimés. Il y a aussi une volonté de toute puissance, qui quand elle est satisfaite les laissent face à un grand vide, ce n’est pas réjouissant finalement de vivre parmi des marionnettes !
J’ai l’impression que pour accéder à un certain bonheur, la capacité de savoir apprécier la vie comme elle vient, aide.
Arnaud Desjardins cite souvent son maître qui disait qu’il fallait savoir être le grand appréciateur, mais de tous les évènnements. Après tout, ce qui importe c’est la manière dont nous les interprétons, ces aléas de la vie.
Cela peut être aussi la capacité de ressentir ses émotions, sans pour autant s’y identifier, et ainsi de se sentir vivant mais pas submergé.
Se sentir exister, se sentir respecté et pris en considération par l’autre. 