Pertinentes observations !
Comment admettre cette démission de la part du syndicat des chefs d’établissement ?
- On casse le thermomètre (qui est pourtant perfectible) ! Comme ça la fièvre disparaîtra !
- On voit que l’attitude de ces administrateurs face à la violence dans les établissements est ambiguë, voire ambivalente, tant ils l’ont intégrée dans « leur management » pour faire régner leur ordre ! L’affaire d’Étampes, en décembre 2005, est à cet égard emblématique : cette tentative de meurtre s’est produite sans que l’administration ait trouvé quoi que ce soit à se reprocher dans les semaines qui l’ont précédée : tout baignait dans l’huile !
- Les « petites frappes » ont encore de beau jours devant elles, disais-je. Leurs exactions vont continuer à être camouflées sous divers prétextes, de préférence « psycho-pédagogiques ». Et le Service public de l’Éducation va continuer à se dégrader lentement jusqu’à ce que des mesures drastiques finissent par s’imposer qui pourraient bien conduire à la privatisation et à la fin de l’idéal d’une École républicaine !
- Les partisans de cette solution savent que le temps joue pour eux : il suffit d’attendre et de ne surtout rien faire. Les défenseurs du Service public, volontairement aveugles sur la violence à l’école depuis 15 ans, paraissent leurs meilleurs alliés ! Si elle se confirme, la décision des chefs d’établissement de ne plus recenser les actes de violence sur le logiciel ministériel va manifestement dans ce sens.
- Ne peut-on en conclure que ces chefs d’établissement jouent carrément la dégradation progressive du Service public de l’Éducation et parient pour une privatisation à venir ? Paul Villach