eh oui, c’est aussi le système infernal peur / compassion qui depuis des décennies sert de trame aux journaux télévisés, ce qui durera aussi longtemps que le commerce (et donc la pub et donc l’audimat, pour paris-match les ventes) et l’info entretiendront leurs relations perverses.
peur de ce qui arrive à l’autre : double effet
- ouf la foudre est tombée à côté donc je suis vivant, euphorie
- mais ça peut m’arriver à tout moment, voilà comment on me regardera et comment je serai quand je serai mort, donc je vis sous la menace, fragilisation, manipulation,
et compassion : le pauvre, ou les pauvres, que ce doit être dur, donc je suis quelqu’un de bien, qui compatis, mes émotions fonctionnent, humanisation pour pas cher.
le procédé est nul et condamnable comme vous le dites fort bien ; le délai de 6 ans ne l’est pas moins, qui assure une impunité de fait à ce lamentable périodique : l’exemplarité est largement et depuis longtemps diluée si ce n’est dissoute dans les flots qui depuis ont passé sous les ponts (ceux là même qui ont retourné la barque sur la marne, photos imminentes...)
protéger l’humain de sa bassesse en filtrant l’info, et pas seulement pour la pub comme le fait le bvp, est un devoir qui relève du bon sens, sans entrer dans les débats faussement philosophico-démocratiques sur la liberté de la presse, qui n’a rien à y voir (dans tous les sens du terme : circulez, ça n’a rien à voir).
et pourquoi ne pas écrire pour demander à paris-match de publier les photos de la rédaction, de la direction, des familles, etc, visages en gros plan, regards soucieux, à l’annonce que la partie était perdue en cour européenne ? ou la photo des argentiers de paris-match faisant le compte des dépens(es) - recettes occasionnés par la chose ?
on pourrait même demander d’y adjoindre des photos de leur rire en lisant cette demande !