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Commentaire de Eurénis

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Eurénis Eurénis 16 octobre 2007 14:03

On attaque beaucoup Rindy sur le ait qu’elle ait été aidée par un conseiller artistique. Avant de condamner le fait qu’une artiste puisse avoir un conseiller artistique encore faudrait-il se demander ce que ce terme signifie. L’artiste est un être parfois incompris, tant sa sensibilité échappe à la compréhension commune. Parfois, l’artiste pose des gestes qui ont besoin d’être pris dans un faisceau d’interprétations. Par exemple un artiste comme Bertrand Lavier aurait besoin d’un conseiller artistique. Lavier expose des objets industriels posés sur socles par de socleurs et dit « Mes oeuvres parlent d’elles-mêmes ». Désolé mais un bidon à lait sur socle ou un porte-revues sur socle, sans même la justification d’un discours j’appelle cela de l’escroquerie. Quand le MAC de Strasbourg achète une petite fortune une épave d’Alpha Roméo et l’expose comme étant une oeuvre de Bertand Lavier, sans même une approche conceptuelle, pour moi c’est très grave. On fait l’apologie du cynisme, de l’arrogance, du non travail à la fois artistique et conceptuel. Donc Rindy Sam est doté d’une très grande sensibilité qu’elle ne parvient pas forcément à traduire en mot. D’où le rôle du conseiller artistique. Rindy Sam serait alors comme une muse, qui par la légèreté de ses actes interrogerait au plus profond de nous-mêmes notre manière de fonctionner. En ce sens on peut dire que Rindy Sam est une très grande artiste. D’autre part, j’ai assisté au procès, la toile est non peinte. C’est un toile vierge qui vient directement du magasin. Elle n’a pas été créé dans les années 70, mais spécialement pour l’expo d’Avignon. La Collection Lambert a caché ce fait, en laissant croire qu’il s’agissait d’un monochrome pour tenter de soutirer de l’argent. Lambert réclame deux millions d’euros. D’autre part encore, le procès a mis en évidence une confusion des genres entre la Galerie Lambert et la Collection Lambert, sur un plan strictement juridique La Collection Lambert n’aurait pas du recevoir de subventions a titre d’établissement public, puisqu’aucune convention n’avait été signée. Magouilles... magouilles... La cour des comptes va sans doute désormais s’en mêler. Dernier point, le conseiller artistique de Rindy Sam a posé une prophétie dans un article publié par le journal Le Monde daté du 28 juillet 2007. Il dit en substance ceci : si on accorde le statut d’oeuvre d’art à une toile blanche, sur laquelle l’artiste n’est pas intervenu, alors le Baiser de Rindy est également une oeuvre d’art. Puis le conseiller ajoute, désormais la destinée de la toile de Twombly est liée à celle du Baiser de Rindy. Si on considère que le Baiser est une souillure, alors la toile blanche n’est pas une oeuvre, puisqu’on ne lui reconnait pas un pouvoir émotionnel. En ce sens une décision juste de la justice consisterait à demander à Rindy à remplacer la toile incriminée par une nouvelle toile. Rindy prenant alors possession de l’ancienne toile. A la galerie Lambert de prendre ses responsabilité dit malicieusement le papier du conseiller. Autrement dit c’est l’acharnement de la galerie Lambert à vouloir soutirer de l’argent qui va provoquer la chute de Twombly. Chute déjà amorcé, car il semblerait que le marché de l’art contemporain à New York connait une baisse vertigineuse depuis cette histoire du baiser. Les acheteurs commençant à sortir de leur sommeil. L’art contemporain n’étant plus qu’une croyance, au même titre que la croyance religieuse. Cette affaire aura révélé que des marchands sans scrupules tirent profit de cette crédulité des acheteurs pour leur vendre n’importe quoi. Après cela, vous direz encore que Rindy Sam n’est pas une grande artiste. Qui mieux qu’elle a mis en évidence cette tartuferie ?


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