• AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile


Commentaire de COLRE

sur Les storytellings comme méthode de gouvernement


Voir l'intégralité des commentaires de cet article

COLRE COLRE 30 octobre 2007 12:00

@ZEN,

Félicitations pour votre article qui m’a passionnée. Non que ce fut entièrement nouveau pour moi, mais parce que vous avez relié et donné du sens à des aspects qui étaient chez moi un peu épars.

En ce sens, contrairement à Paul Villach, je trouve utile d’avoir conservé le terme de « storytelling », car il conceptualise une idée qui, sinon, en français, n’existe pas. « Raconter une histoire » à plusieurs sens, et il ne prend celui de votre article que dans certains contextes (souvent d’ailleurs quand c’est pour soi-même, genre : il se la raconte).

Sinon, un peu dans le sillage du @péripate, je ne suis pas complètement convaincue que la narration, l’intégration des faits dans une histoire, ne soient là que pour enjoliver, manipuler ou créer de l’émotion (opposée, alors, à l’intelligence).
- Il faudrait se plonger dans les sciences cognitives pour découvrir que notre cerveau est ainsi fait et ne sait pas gérer les faits, ex abrupto. En soi, les faits n’existent pas,ils sont évidemment représentés, et par la même occasion intégrés dans une histoire.
- C’est un énorme sujet, mais une anecdote pour illustrer mon propos (voyez, une petite histoire...) J’avais vu à la télé un type capable de mémoriser une suite énorme de mots sans liens les uns avec les autres (chien, chaussure, cahier, démocratie, autrefois, etc.). Il expliquait son truc : construire une histoire qui intègre les mots.
- donc l’histoire, ça mémorise...

Bien à vous (mais il y aurait encore tant à dire sur le sujet, et de la manipulation, et de l’intelligence versus émotion).


Voir ce commentaire dans son contexte





Palmarès