>>Posons-nous donc la question de savoir qui profiterait d’une refonte du système de retraites : les banques et les assurances, qui auraient à gérer des sommes colossales, générant des profits tout aussi grassouillets, en cas de recours, même partiel, à un système de capitalisation. Et voilà trente ans qu’elles s’activent pour faire passer l’amertume de la pilule capitalisatrice, qui devient franchement immangeable depuis les faillites de nombreux systèmes de retraite anglosaxons ; mais le gâteau est si beau qu’elles ne désespèrent pas.
Vous vous trompez completement. Le systeme par repartition EST le paradis des banques...de l’Etat.
Dans un systeme par capitalisation, chacun surveille de tres pres ce que deviennent ses cotisations, et cherche la banque qui lui laissera la plus grande part possible des interets.
Dans un systeme par repartition, l’argent est collecte, et n’est pas redistribue immediatement...moyennant tout un jeu de delais, tous les intermediaires financiers du systeme arrivent a conserver ces sommes colossales quelques heures ou quelques jours, et se mettent les interets dans la poche. Mieux encore, utilisant ces fonds comme leviers sans aucun controle, les banques de l’Etat empruntent ou elles veulent et multiplient ces interets.
La Caisse des Depots et Consignations est l’endroit ou tout cela se passe en France. Elle empoche chaque jour des interets colossaux puises dans ce genre de magouilles, et les investit....EN BOURSE (pas folle, elle).
Le systeme de retraite par repartition est une « arnaque ». Sur 40 annees de cotisations, la somme cumulee des interets est enorme...ces interets existent tout aussi bien dans le systeme par repartition que dans le systeme par capitalisation. Dans le systeme par repartition, il est empoche par des structures opaques et les petits copains du pouvoir. Les retraites quand a eux sont leses et traites comme des boulets des actifs.
Dans le systeme par capitalisation les interets sont recuperes par les cotisants, et les retraites finissent par avoir un pouvoir financier important dans l’economie du pays.