« La violence des réactions du monde musulman au discours de Benoît XVI »
En tant que Musulman, j’admets que ces réactions sont disproportionnées. J’ai lu et relu le fameux discours du pape. Pour être franc, il n’a rien dit d’extraordinaire ou d’insultant. Nous les Musulmans, nous disons pire. Donc, il est logique de se demander pour pourquoi toutes ces violentes réactions.
Ce qui me semble bizarre, c’est la question : « Pourquoi exige-t-on du pape des excuses que l’on n’a pas demandées à l’Iran après ses déclarations sur Israël ? »
Pourquoi fait-on la liaison ? On exige (je ne suis pas d’accord) du pape des excuses parce qu’on estime qu’il a porté atteinte à la religion. Alors que dans le cas de l’Iran le Président iranien parle d’une entité occupante créée par l’Occident. Il ne s’agit pas là des Juifs comme veulent nous le faire croire les médias occidentaux ! Je trouve donc cette question déplacée et malvenue.
Dire que « Ces premières remarques manifestent combien la réaction du monde musulman est à la fois déplacée et en même temps très pertinente », puis expliquer qu’elle est « pertinente, car d’une certaine manière elle prouve par l’exemple la justesse des propos tenus à Ratisbonne » pour appuyer la thèse que l’Islam a été diffusé par la violence, c’est provoquer les lecteurs et les pousser à la violence verbale.
Quant à soutenir que « la tradition chrétienne a toujours affirmé l’opposition entre foi et violence », je trouve ceci tout simplement faux. Le Christianisme, l’histoire le confirme, a causé la mort des millions d’êtres humains. Le génocide juif pendant la guerre en est une preuve parmi tant d’autres. Le pape Benoît XVI a joué avec le feu en rapportant ce qui a été pour les Musulmans une profanation. Dire que « la violence est en opposition avec la nature de Dieu et la nature de l’âme », n’a rien d’évident à ce que je pense. A mon avis, les séismes, les ouragans et tout ce qui cause les catastrophes naturelles sont des violences !!
Vous dites : « Si l’on pousse un peu l’analyse de la manière dont Benoît XVI utilise le passage, qui est en fait à l’origine du malentendu, on s’aperçoit qu’il faut n’être pas très fin pour s’en offusquer. Le faire dénote un manque de culture flagrant » !!
Vous êtes exactement comme votre maître. En s’excusant, il a insinué que ces Musulmans ne comprennent rien ! Soit ! Mais faut-il admettre que vous aussi vous ne savez pas parler et construire une argumentation. Votre maître, au lieu de dire tout simplement que l’Islam n’a apporté que des mauvaises choses, il a préféré dire que c’est l’empereur qui l’a dit, à la manière : « Ce n’est pas moi monsieur c’est lui.. »
Le pape n’a pas été sage du tout en allant chercher cette conversation qu’il a utilisée dans un contexte inadéquat. Je le dis parce que je sais que dans l’Islam « la diffusion de la foi à travers la violence est une chose déraisonnable. »
Le pape en utilisant la citation même s’il ne se l’approprie pas, contextuellement, il l’a adoptée. Le style universitaire est justement là pour le prouver. Ce qui intéresse donc le pape, ce n’est pas « cet argument central : la violence est contraire à la foi parce qu’elle est contraire à Dieu », mais c’est cette chose cachée qui sous entend que l’Islam tend vers la violence, alors que celle-ci est contraire à Dieu. Donc l’Islam est n’est pas divin. Et c’est ça la vision du Christianisme. Cette conclusion me pousse à dire que le pape commence à perdre de sa lucidité. Donc il est temps de préparer sa relève avant qu’il ne dise autre chose de plus grave. Faut-il lui rappeler que le poste de Pape n’est pas celui d’un président de la république ?
Quand on parle en universitaire, on doit choisir et peser ses références. Ce n’est pas parce qu’il est pape qu’il est libre de rapporter les dires des canailles. Et pourquoi se référer au 14ème siècle alors que depuis, il y a eu des transformations radicales dans la pensée ?
Enfin, il faut admettre que le pape a glissé en tant que tel et que galvauder avec l’Islam n’est pas une bonne chose.