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Commentaire de N.E. Tatem

sur Culture... Danger !


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N.E. Tatem N.E. Tatem 29 février 2008 15:13

Bonjour.

LA NECESSITE DE STIMULER LA CREATION AU SENS D’INNOVATIONS MULTIPLES, AFIN DE SURMONTER LES DEFICITS... Où celui d’un nouveau public, est seul en mesure de continuer l’existence d’un art théâtral à l’heure du média/meuble, à côté du lit de l’enfant venant à naître et du retraité ayant terminé son parcours.

Permettez-moi de convenir avec l’auteur de ce sujet, de quel contenu donner aux réformes et aux résultats ? Car oui pour le résultat, actuellement on voit pleins de médiocrités y compris dans la réunion, du 27.02, tenue au théâtre l’Odéon. Oui pour les (ou la) réformes... —> Vilar était clair : Du théâtre et du classique pour tous. J’ai connu l’article 1 du contrat de mission des théâtres étatiques, mais pas l’objectif des structures concernées que le denier public entretient sans vraiment pouvoir déterminer les voies à suivre pour un autre résultat que celui qui, finalement, réduit le public. Or c’est le contraire qui ne surgît point.

Le théâtre français mérite sa réfome, faute qu’il la génère de son plein gré, il va la subir. Et je souhaite qu’elle ne soit pas perçue comme une sanction, une fois qu’elle saute à la face du personnel de tous bords pros et amateurs.

L’un de ses malaises qui lui inflige une aphasie, qui ne peut être plus mortelle, est la place de l’auteur vivant en particulier et du contemporain en général, dans les réalisations mises sur le podium des grandes oeuvres de l’heure. Cette question de l’auteur vivant... on s’y prend à lui répondre, tel que le distillent les bilans du CNT (Centre National du Théâtre), 50% des mises-en-scènes d’un exercice donné 2006 par exemple. Or combien de ces mises-en-scènes de textes d’auteurs vivants ont débouché devant des auditoires et le nombre de représentations qu’elles ont eu à exécuter ? A ce sujet c’est une question de contenu à mettre à la disposition des spectateurs... En fait il aut de nouveaux thèmes et de nouvelles formes, plus simplement de la création, pour ameuter de nouvelles générations parmi le public. 

Outre une multitude de viscitudes que la critique refuse de constater dans l’ordre, philologique, de gravité afin de cerner les plus urgents, des plus dangereux et même du plus scélérosant... Pour apporter des correctifs. Un certain tourner-en-rond veut que si on secoue le cocotier, l’arbre sera malade ou bien finirait de ne plus donner de fruits une fois ceux accrochés aux branches tombés au sol. C’est-à-dire que le 4ème art va en souffrir, dans le cas de réformes, et aucune prestations -spectacles- n’aura à aller devant le public. Après moi, c’est la fin du monde...

Le constat d’une crise est la dialectique pour revigorer l’objet. Même si on admet à une période donnée, passée et d’avenir, que tout est au mieux, Narcisse ne dirait pas plus, la crise doit habiter le système qui fait la pratique de cet art. Ce n’est pas seulement une question, ou sujet, théorique. Il s’agit de dépasser, sans l’écraser au sens de l’effacer, le passé pour ouvrir des perspectives.

Dans l’édito du dernier N° la revue de l’ARCADI (Association Régionale pour la Création Artistique et la Diffusion en Ile-de-France) - février 2008-, soulève qu’il y a une pléthore de Cies devant un semblant de baisse de la fréquentation envers le spectacle vivant. Ce qui explique qu’il y a du nouveau par le nombre et non par le contenu.

En effet : Qui fait ? Et pour qui est destiné cet apport qu’on prend pour du nouveau sang ? Déjà que nous vivons une transmission, avec un conservatisme, non pas de savoir mais de place et de privilèges, au regard que le fils et la fille d’un tel est sur scène –A L’ECRAN grand et petit c’est devenu même une religion- pour glaner des applaudissements et surtout le beau cachet à multiples ZEROS.

Je dirai enfin que le théâtre seul ne peut sortir du lot. Le marasme touche aussi le 7ème art, le dernier Astérix illustre à quel niveau le Flop est devenu noyade. La littérature est carrément entre les mains de 4 ou 5 acteurs, un monopole… Où le succès vient d’horizons lointains du genre « Les bienveillantes » qui continue, depuis son avènement, à caracoler à travers les frontières par des traductions qui mènent à l’universalité. La musique, on tente la « Star’Ac » afin de dénicher le filon, mais c’est aussi le pot-aux-roses… La liste continue et elle est harassante.

Le théâtre français n’évoluera que dans un contexte global… Une harmonie d’ensemble. Il a la chance, sinon le rang, d’être une locomotive aux wagons, où sont compartimentées les autres actions culturelles. Outre que cette locomotive manque d’énergie, sa suite bloque ses freins.

Cordialement.


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