La formation du pétrole biotique ne se fait pas "en bloc" à partir d’organismes supérieurs qui se rueraient par milliards dans un trou pour s’y "fossiliser". Elle se fait par apport continu de matière organique microscopique, dans des environnements à haute charge sédimentaire, généralement en subsidence (enfoncement rapide d’une partie de la croûte terrestre). Quant au volume que vous trouvez si absurde, il est de l’ordre de grandeur du volume d’eau charrié par le fleuve Amazone en seulement 5 années, et très inférieur au volume du cône de déjection des grands fleuves de la Terre (Gange, Amazone, Nil, Mississippi, etc).
La transformation en continu des débris organiques permet un "tassement" continuel, et donc une accumulation en volume qui est en fait une fonction de la vitesse d’apport et de la vitesse de transformation (on parle de "diagenèse"). Les grands fleuves nous montrent qu’il est possible d’accumuler, dans la vie d’un bassin versant, des débris en volume suffisant pour expliquer les gisements géants de pétrole. L’observation de ce qui se passe dans la golfe de Californie a prouvé que le pétrole pouvait bel et bien se former comme cela, en seulement quelques millénaires pour les sites chanceux.
Le volume de 27000 km3 de matière organique par vous cité n’est donc en rien absurde.