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Commentaire de Libr’Op

sur Une Tibétaine à Paris : la sainte alliance du bobo et du Bouddha


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Libr'Op Libr’Op 27 avril 2008 11:28

@ JL

Je crois que le principal reproche que l’on puisse adresser à Matthieu Grimpet, c’est d’avoir passé sous silence l’essentiel, soit ce dont il s’agissait en fait :

"Le témoignage exceptionnel d’une nonne bouddhiste qui consacre sa vie aux petites filles menacées par la violence des hommes." comme on peut le lire sur le site de France Culture.

Pourquoi censurer ces faits essentiels qui donnent un tout autre éclairage à la prestation de notre moniale tibétaine ?

Et aussi, lit-on encore : "Ani est l’une de ces centaines de petites filles qui, au Népal et au Tibet, se réfugient au monastère pour ne pas être mariées de force à un homme qui les battra et les exploitera. Recueillie par un maître bouddhiste, Ani n’a jamais oublié la peur et la rage de son enfance blessée."

Ah, mais voilà qui est édifiant. Pourquoi l’historien Matthieu Grimpet de fait-il pas état de ces détails ô combien éloquents ?

Encore sur France Culture : "Devenue nonne, elle veut aider toutes les petites filles promises au même enfer." Là, on comprend mieux l’engouement du public et tout l’intérêt d’Ani.

Pourtant, Matthieu Grimpet passe tout cela sous silence. Dès lors, les laborieux dénigrements de l’historien, apparemment thuriféraire de Diam’s, se révèlent comme une grossière tentative de désinformation, de manipulation des faits, par omission volontaire.

Et l’auteur, apôtre de la vulgarité à la sauce Diam’s, d’aller jusqu’à comparer un mantra bouddhiste avec le chant pétainiste "Maréchal, nous voilà !". Grotesque et odieux.

C’est honteux, alors que notre historien se garde bien de préciser à ses lecteurs que la moniale tibétaine est devenue une star mondiale en raison de sa voix, et que, là, c’est effectivement autre chose que Diam’s dont tout le talent consiste principalement à se vautrer dans le caniveau fangeux des banlieues !

Matthieu Grimpet est libre de préférer Diam’s à Ani, mais, vu l’ampleur de la désinformation, il est tout simplement scandaleux qu’AgoraVox puisse publier un écrit d’une telle malhonnêteté.

 


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