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Commentaire de sisyphe

sur Le chemin des aubépines


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sisyphe sisyphe 22 mai 2008 15:20

Vous dites : "Jean Rostand écrivait : " De quelque façon qu’il s’envisage, qu’il le veuille ou non, qu’il le croie ou non, l’homme ne peut se refuser à être pour lui-même une chose sainte. Il ne peut qu’il ne se voie comme l’objet le plus haut et le plus précieux de la planète, l’aboutissement d’une lente et laborieuse évolution dont il est loin d’avoir pénétré tous les ressorts, l’être unique, irrefaisable et irremplaçable, qui, dans l’immense univers, peut-être, n’a pas sa réplique : miracle".

C’est l’inverse même de la religion !

Rostand parle de l’homme comme une "chose sainte", un aboutissement, justement sans faire référence à quelque chose qui soit au dessus de lui.

De plus, je vous le répète, vous faites un amalgame enre "sacré" et "religieux" , qui n’est pas pertinent, puisque le sacré peut ne pas être religieux ; la religion n’intervenant que comme tentative de combler un manque de connaissances, et, SURTOUT, pour établir un ORDRE qui n’existe pas dans la nature.

La religion récupère le sens du sacré à son avantage, c’est tout. La spiritualité n’a pas besoin de Dieu, comme le démontre parfaitement André Comte-Sponville (entre autres) dans son "Esprit de l’athéisme" (chez Albin Michel).

Quant a attribuer à la religion la "paternité" des artistes que vous citez : Vinci, etc, c’est un contre-sens total. L’art a toujours avancé en allant contre l’ordre établi et les dogmes imposés ; religieux ou autres.

 


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